Apostasie, prétexte pour meurtres rituels

 

 

 

 

Imaginons que lors d’un sauve-qui-peut des gens fuient dans toutes les

directions pour sauver leur vie. Supposons que quelques-uns parmi ceux qui

avaient suivi le même chemin que nous bifurquent en cours de route pour

emprunter une autre voie qu’ils jugent plus sûre et plus rapide, devrions-

nous les rattraper pour les mettre à mort sous prétexte que nous avons

trouvé, nous, le bon chemin ? En quoi leur décision nuirait-elle à notre

propre survie ?

 

Il nous serait alors difficile d’échapper à une condamnation pour assassinat.

Car même s’ils s’étaient effectivement trompés, ils auraient pu encore s’en

rendre compte à temps et faire volte-face. Cette vision des choses est en

accord avec la parabole du blé et de l’ivraie donnée par Jésus, et dans

laquelle le propriétaire (Dieu) demanda aux cultivateurs (des anges) de les

laisser croître ensemble jusqu’au jour de la moisson de peur, dit-il, de

déraciner aussi des pousses de blé.

 

Aucune personne normale ne prendrait le risque d’enlever la vie à ceux qui

décident de modifier leur itinéraire. Pourtant, c’est ce que l’islam conseille de

faire à quiconque pense trouver une voie plus sûre conduisant à Dieu, cela,

en dehors de toute logique et de tout respect de la vie humaine, oubliant

que la croyance relève d’un choix individuel, à l’image du jugement divin, et

non collectif, ou démocratique. En allant les chercher pour les mettre à mort,

nous nous écartons du droit chemin, nous mettons notre vie en danger en

enfreignant les lois de Dieu relatives aux meurtres.

 

Les lois humaines condamneraient ces assassinats. Le meurtre pour apostasie

ressemble parfaitement à cette situation. C’est une forme de sacrifice

d’humains déguisés en châtiments divins. Rien ne prouve que les paroles que

Mahomet dictait à ses scribes viennent d’un ange. Dans ce cas celui-ci ne lui

aurait rien appris sur le dessein de Dieu et la permissivité du mal. Dire que les

méchants iront en enfer que les bons vivront dans un paradis, n’a rien de

nouveau.

 

 

 

Prenons le cas de l’un d’eux, le scribe Abdullah bin Abi Sarh, de la tribu des

qurayshite. Alors que Mohamed était en train de lui dicter des versets de la

création, le scribe a ajouta : « Bénis soit Allah le meilleur des

Créateurs ! » Mahomet lui demanda néanmoins d’inscrire cette phrase. Cela

a été rapporté par l’historien exégète du Coran, Tafsir Al-Tabari né en 839

(Al-Tabari 6:93) et par Al-Suddî.

 

Cet incident, et probablement d’autres, finit par susciter le doute dans l’esprit

du scribe qui, de retour chez lui, raconta à qui voulait l’entendre : « Si cela

lui a été dicté tel que je l’ai dit, alors Allah m’a aussi parlé. Mais si ce

verset n’a pas été révélé au messager, comme il le dit, qui suis-je en

train de suivre ? »

 

Puis, il entra à la Mecque. Lorsque cela fut rapporté à Mahomet, il décida de

se venger de lui et de quelques autres personnes, dont deux chanteuses qui

se seraient moqué de lui quand il vivait à la Mecque. Quand débuta la

conquête de la Mecque, Il dit à ses soldats : « Capturez bin Abi Sarh, et

même s’il s’accroche au voile de la Kaaba, tuez-le ».

 

 

 

Ayant eu vent de cela, le scribe se cacha pendant un certain temps. Il n’eut la

vie sauve que grâce à l’intervention d’Uthman auprès de Mahomet, qui dut

réfléchir un bon moment avant de le gracier. Ibn Abi Al Sarh dut revenir à

l’islam. Cet homme ne doutait pas de Dieu, mais de Mahomet et cela faillit

lui coûter la vie. Ces peines de mort n’étaient autres que des assassinats. Abi

Sarh était bien placé pour savoir que Mahomet n’était pas un prophète. Les

meurtriers, dit Dieu, n’hériteront pas du royaume de Dieu.

 

Mahomet fit supprimer tous ceux qui ne partageaient pas ses idées. L’un

d’eux venait de se marier. Mahomet envoya une délégation le féliciter, mais

en réalité, c’était pour l’assassiner. Il fut transpercé avec une épée sur son lit.

Ce sont des musulmans eux-mêmes qui ont rapporté ces faits. Ils sont au

courant que Mahomet avait déclaré : « celui qui ment à mon sujet, qu’il

prépare sa place en Enfer ».

 

Il se pourrait aussi que ces histoires soient fausses, car les hadiths se résument

à : j’ai entendu dire que telle personne a rapporté ce qu’il a appris de…

Néanmoins, Il est important de se renseigner partout pour mieux connaître

l’homme que nous vénérons et sur le degré de fiabilité de ces histoires. Nous

ne gagnerions rien à vouloir ignorer la réalité.

 

Mahomet enfreignait même des lois du Pentateuque, qu’il prétendait

pourtant reconnaître. Par exemple, dans les lois que Moïse donna aux

israélites les hommes n’avaient pas le droit de coucher le jour même avec les

captives des pays vaincus. Tout devait se faire dans le cadre du mariage, et

dans le respect de la femme. Ils n’avaient pas le droit d’en faire des esclaves

dont ils pourraient disposer à volonté du corps. On peut lire dans le

Pentateuque :

 

« …Et si tu as vu parmi les captifs une jolie femme, et que tu te sois

attaché à elle, et que tu l’aies prises pour femme, alors tu devras

l’amener dans ta maison.

 

« Elle devra alors se raser la tête, et se faire les ongles, et enlever de

dessus elle le manteau de sa captivité, et habiter dans ta maison, et

pleurer tout un mois lunaire son père et sa mère ; et seulement après

cela tu pourras t’approcher d’elle et la prendre pour femme. Si plus tard

elle ne te plaît plus, tu lui rendras sa liberté, tu ne devras pas la vendre

pour en tirer de l’argent, ni d’en faire ton esclave… »

 

 

 

Or, Mahomet en faisait rapidement des concubines ou des esclaves.

Renseignez-vous dans les hadiths sur ce qu’il fit de Safiya. Cela devait être un

enfer pour une femme de coucher aussi rapidement avec l’homme qui a

assassiné son père, sa mère et son mari. D’autant plus que nous n’étions plus

à l’époque de Moïse, où Dieu sanctifiait la guerre lorsqu’Il demanda aux

israélites de chasser les cananéens en son nom.

 

Nous n’avons aucun intérêt à saper injustement la renommée d’un homme,

mais nous ne pouvons non plus couvrir quelqu’un d’un manteau de sainteté

si les faits prouvent qu’il ne le mérite pas. Dieu n’approuverait pas cela. Un

homme plein de sagesse ne devrait pas, par exemple, avoir des rapports

sexuels avec une fillette avant sa puberté. Ce genre de pratique peut

provoquer des hémorragies vaginales, pouvant entrainer la mort de la

fillette. Cela a déjà eu lieu. Dieu peut-Il inciter les hommes à aller contre la

nature ? Etait-ce vraiment Lui qui fit écrit que le prophète était un bel

exemple ?