VÉGÉTATION



      Dans un pays doté d'un tel climat, on s'attend à trouver différents types de végétation, lorsqu'on part du coeur du désert et qu'on se dirige vers la côte et les montagnes: broussailles du désert, steppes avec herbes et buissons, prairies, forêts de transition, forêts de montagne. On pense aussi rencontrer des plantes aptes à faire des réserves d'eau pour la saison sèche, à savoir des plantes aux feuilles brillantes, lisses qui ne laissent pas évaporer l'eau. Et, en fait, ces végétations caractéristiques se trouvent toutes dans les pays de la Bible      --les forêts du Libanon au nord et les broussailles du désert au sud. Les steppes et prairies forment une ceinture étroite autour des montagnes de la Judée et des hauteurs à l'est du Jourdain. Mais sur les pentes près de la côte, il y a longtemps qu'on a labouré et ensemencé les anciennes prairies. Et une partie du désert irriguée et cultivée de nos jours, l'a déjà été à l'époque romaine.

          CHANGEMENTS



      Il y en a eu beaucoup au cours des siècles. Lorsqu'Israël entra dans la Terre promise, la plus grande partie du haut-pays était couverte de forêts. Encore à l'époque de Jésus, le peuplement forestier était considérable. Il y avait de nombreuses essences à feuilles caduques et persistantes, et les Romains ont même pratiqué le reboisement. Mais actuellement, le paysage est très différent. Presque toutes les forêts ont disparu. L'abattage des arbres pour la construction et le chauffage, et le défrichage du terrain a amené l'érosion du sol. De ce fait, de nouveaux arbres n'ont pu pousser, et la forêt a été remplacée peu à peu par le maquis, comme dans d'autres pays méditerranéens. Cette broussaille encombre le sol et est parfaitement inutile. Peu d'arbres s'y développent, et en été le maquis risque de prendre feu. C'est donc tout ce qui reste des splendides forêts d'autrefois. En Israël, on a aussi délibérément dévasté des forêts lors de certaines guerres; les chèvres sont également à l'origine de dégâts importants. Il en a été de même pour les sommets dénudés des collines de Moab qui étaient autrefois couverts de forêts denses.
      Ce n'est que pendant le demi-siècle passé qu'on s'est mis à freiner ce processus de déboisement. A peine a-t-on pu sauver quelques cèdres du Liban et une partie de la forêt qui couvre les montagnes du nord. Les changements qu'a subi le paysage durant ces dernières décades ont été beaucoup plus spectaculaires, parce que tellement plus rapides que ceux de la longue période de destruction. Des marécages ont été asséchés et cultivés. Des vergers ont remplacé les anciennes forêts de chênes. L'irrigation s'est étendue au désert, parfois dans les régions même que les Romains avaient exploitées du temps de Jésus. L'on sait que certains sols désertiques sont fertiles quand on les arrose. Et le sud du pays, ainsi que la basse vallée du Jourdain sont devenus de véritables oasis agricoles --par exemple autour de Jéricho et d'En-Guédi--.

 

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