HOMME ET FEMME:
      Ils font partie de la nature, des êtres vivants --mais sont différents des animaux, parce que faits  «à l'image de Dieu» pour vivre en communion avec lui. Ils sont le couronnement de son oeurre créatrice.
      L'histoire d'Adam et d'Eve dans Genèse 2 montre le rôle important de l'homme et de la femme dans la création. Adam est placé dans le jardin d'Eden pour le cultiver et le garder. Le travail «n'est pas un mal nécessaire»; il fait partie du dessein originel de Dieu. L'homme n'est pas fait pour vivre seul. Dieu créa la femme et la lui donna pour compagne --afin qu'elle participe à son travail et partage sa vie. Les relations entre l'homme et la femme --leur sexualité-- font partie de l'oeuvre parfaite du Créateur. Mais lorsqu'Adam («homme») et Eve («femme») se révoltèrent contre Dieu, ils perdirent la communion franche qu'ils avaient eue avec Dieu et l'un avec l'autre. Le péché et ses conséquences affectèrent tous les domaines de leur vie. Le travail de l'homme devint pénible et les rapports de la femme avec son mari source de douleur autant que de plaisir.
      Le reste de la Bible nous montre à la fois la grandeur et de la servitude de l'homme et de la femme. Ils sont «de peu inférieurs à Dieu», «couronnés de gloire et de magnificence». Ils ont charge prendre soin de ce que Dieu a fait, partageant sa créativité dans le domaine des arts et gérant les ressources de la terre. Mais ils apparaissent comme des êtres destructeurs, pervers et avilis, violents et méchants.
      Le Nouveau Testament annonce l'aube d'un âge nouveau. En «Adam», l'être humain n'a pas changé. Mais «unis à Jésus-Christ», l'homme et la femme sont uns. Ils ont, l'un et l'autre, la vie nouvelle et on part, à égalité, à la création nouvelle pour vivre comme Dieu l'a voulu à l'origine.
      Voir aussi sous Chute, Vie après la mort, Vie.
Genèse 1,26-28;2;3; Deutéronome 5;8; Psaume 8; Romains 1-3;5,12-19;8,18-25; II Corinthiens 5,17;6,16-18; Galates 3,28.



          JESUS-CHRIST:



      «Jésus» est le nom propre donné au Fils de Dieu lorsqu'il se fit homme; il signifie «Sauveur» (voir 6e partie: Les gens de la Bible pour un résumé de sa vie). «Christ» est le mot grec pour «Messie», le libérateur promis attendu par les Juifs. C'est un titre plutôt qu'un nom. L'enseignement biblique sur Jésus est résumé dans les autres titres qui lui sont donnés.
      Jésus, le Serviteur deDieu. Ce titre, repris par Matthieu, lui a été donné par le prophète Esaïe. Jésus a parfaitement vécu la vie du serviteur de Dieu, humble et doux, qui accomplit la justice. «Venu pour servir et donner sa vie comme prix pour la libération de beaucoup d'hommes», Jésus a fait l'oeuvre du serviteur souffrant pour les péchés des hommes, tel qu'Esaïe le décrit.
Matthieu 12,15-21; Esaïe 42,1-4;52,13-53,12; Marc 10,45.
      Jésus, le Fils de David. L'ange, qui lui annonça la naissance de Jésus, dit à Marie que Dieu ferait de lui «un roi, comme le fut David, son ancêtre». De naissance, Jésus était de la lignée de David. Ce titre montre que Jésus était l'accomplissement de l'espérance de la nation juive. Il revient dans la première phrase de Matthieu, le plus juif des Evangiles. Les Juifs l'utilisaient quand ils reconnaissaient Jésus comme le Messie. «Gl+ire au Fils de David! Que Dieu bénisse celui qui vient au nom du Seigneur! Gloire à Dieu dans les cieux!»
Luc 1,32; Jean 7,42; Matthieu 1,1;21,9.
      Jésus, le Fils de l'homme. Ce titre, utilisé le plus souvent par Jésus lui-même, est emprunté à une vision de Daniel. Celui-ci vit «comme un Fils d'homme» à qui Dieu donna «souveraineté, gloire et royauté». Et Daniel ajouta: «Sa souveraineté est une souveraineté éternelle qui ne passera pas.» La Bible enseigne clairement que Jésus était vraiment homme. Il s'est pleinement identifié à l'humanité. En tant que Fils de l'homme, il vint servir les hommes et donner sa vie pour les sauver. Le Fils de l'homme sera livré entre les mains des hommes qui le mettront à mort, et trois jours après sa mort, il reviendra à la vie.» En tant que Fils de l'homme, Jésus triompha du péché et de la mort et reviendra «avec beaucoup de puissance et de gloire».
Daniel 7,13-14; Marc 14,45;9,31-32; Luc 21,25-28.
      Jésus, le Fils de Dieu. Au baptême de Jésus, une voix se fit entendre du ciel: «Tu es mon Fils bien-aimé, je mets en toi toute ma joie.» De même, sur la montagne où Jésus manifesta sa gloire, la même voix dit aux disciples: «Celui-ci est mon Fils que j'ai choisi. Ecoutez-le!» Jean explique dans son Evangile explique ce que signifie cette expression. Jésus est le Fils unique de Dieu. Sa vie a pour seul but d'accomplir l'oeuvre de son Père. «Le Père et moi, nous sommes un», dit Jésus. Il était auprès du Père avant que le monde fut. Ils sont un à jamais. Parce que Jésus est Dieu de par sa nature et qu'il est sans péché, il a pu expier pleinement et pour toujours les péchés du monde entier. «Et nous avons un avocat auprès du Père, Jésus-Christ le juste.»
Marc 1,1; Luc 9,35; Jean 1,14;10,30;17;  Romains 1,3-4; Hébreux 1; I Jean 1-2,2.
      Jésus, le Seigneur. Dans les Evangiles, Jésus est souvent appelé «Seigneur» dans le sens courant de «maître». Mais après sa résurrection, le mot a pris un nouveau sens. «Mon Seigneur et mon Dieu», s'écria Thomas, lorsqu'il vit de ses propres yeux Jésus ressuscité. C'est ainsi que les Juifs appelaient Dieu, et les premiers chrétiens confessèrent leur foi en ces termes: «Jésus-Christ est Seigneur.» Dans sa lettre aux PhilÉppiens, Paul anticipe le jour où Jésus reviendra comme Seigneur. Alors «tous les êtres qui se trouvent dans les cieux, sur la terre et sous la terre tomberont à genoux, et tous proclameront que Jésus est le Seigneur, à la gloire de Dieu le Père».
Luc 5,8; Jean 20,28; I Corinthiens 12,3; Philippiens 2,6-11.
      Voir aussi sous Trinité, Jugement, Royaume de Dieu, Messie, Rédemption,  et pour la vie de Jésus: Résurrection, Retour de Christ, Transfiguration.



          JOIE:



      D'après la Bible, la joie n'est pas une émotion passagère, mais un élément essentiel de notre relation avec Dieu. «La destinée de l'homme --d'après le catéchisme de Westminster-- est de glorifier et de trouver éternellement sa joie en lui.»
      Vivre consciemment en la présence de Dieu, c'est expérimenter une joie permanente. Cette joie étant un don de Dieu, les chrétiens peuvent même l'éprouver au sein de la persécution. «Réjouissez-vous toujours dans le Seigneur!» écrivait Paul aux Philippiens.
Psaumes 16,11;30,5;43,4;51,12;126,5-6; Eclésiaste 2,26; Esaïe 61,7; Jérémie 15,16; Luc 15,7; Jean 15,11;16,22; Romains 14,17;15,13; Galates 5,22; Philippiens 14; I Thessaloniciens 2,20;3,9; Hébreux 12,2; Jacques 1,2; I Pierre 1,8; Jude 24.



          JUGEMENT:



      Dieu, le Souverain de l'univers, en est aussi le Juge. Le Souverain promulgue les lois et les fait respecter. C'est ce que la Bible entend par jugement.
      Dans l'Ancien Testament, jugement est souvent synonyme de «bon gouvernement». Les «juges» étaient les chefs du peuple d'Israël avant qu'il n'est un roi. Dieu était le Juge suprême, le Souverain de toutes choses.
      Le «jugement dernier», dont parle Jésus sera la séparation finale du bien et du mal.
      Dieu était lui-même le juge, il n'y aura point d'injustice. En fait, c'est à Jésus que Dieu a confié cette tâche.
      Chacun sera jugé selon ses connaissances. Ceux qui ont ignorés la loi écrite de Dieu seront jugés d'-près ce qu'ils savaient de lui par la nature et la voix de leur conscience. Mais en fait nul de nous ne peut prétendre avoir vécu selon ce qu'il savait de Dieu et de ces exigences. Nous mériterons donc tous d'être condamnés, si Dieu s'en tenait à la vie que nous avons menée.
      Lors du grand jour du jugement, tout dépendra de l'attitude prise à l'égard de Jésus-Christ. Lui-même l'a clairement affirmé. Les premiers chrétiens aussi. «Celui qui croit au Fils a la vie éternelle», écrivait Jean, «celui qui désobéit au Fils n'aura pas cette vie, mais la colère de Dieu demeurera sur lui.»
      Voir aussi sous Vie après la mort, Ciel, Enfer, Retour de Christ.
Psaumes 96,10; Genèse 18,25; Romains 3,3-4;1,18-2,16;3,9-12; Matthieu 10,32-33; Jean 3,18;5,24-30; Actes 4,12;10,42; II Corinthiens 3,10-15;5,10; II Thessaloniciens 1,5-10; Hébreux 12,22-27; Apocalypse 20,12-15.



          JUSTIFICATION:



      L'homme ne peut rien faire pour se mettre en règle avec Dieu. Car il se coupe de lui par son péché qui exerce son emprise sur lui, même lorsqu'il fait tous ses efforts pour être «bon».
      Il n'y a donc que Dieu qui puisse le justifier --par «grâce». C'est ce que souligne l'enseignement biblique sur la «justification». Dieu nous accepte comme ses enfants à cause de la mort de Jésus sur la croix. «Le Christ était sans péché, mais Dieu l'a rendu solidaire de notre péché, afin que nous puissions, dans l'union avec le Christ, être revêtus de la justice de Dieu.» Jésus a pris sur lui notre condamnation pour pouvoir nous acquitter. Dieu voit le chrétien «en Christ» --une nouvelle personne, justifiée grâce à l'obéissance de Jésus et doutée du pouvoir d'obéir à son tour.
      Le chrétien est ainsi justifié par grâce, par la mort de Jésus-Christ. Et c'est par la foi en lui qu'il obtient l'acquittement.
      Voir aussi sous Expiation, Grâce.
II Corinthiens 5,21; Romains 3,24;5,1.9.



          LIBERTE:



      Dans toute société où certains hommes dominent sur les autres, on aspire à la liberté. Il n'est donc pas surprenant qu'il en soit souvent question dans la Bible. La liberté est le thème central de la parole d'Esaïe que Jésus cite pour décrire son oeuvre: «L'Esprit du Seigneur est sur moi... Il m'a envoyé pour proclamer la délivrance aux prisonniers.»
      Beaucoup espéraient que Jésus était venu délivrer Israël des Romains. Mais il affirma clairement que sa première préoccupation était d'affranchir l'homme d'un esclavage bien plus cruel: celui du mal. Et il le proula en chassant les mauvais esprits et en guérissant les malades.
      Dans ses lettres aux Romains et aux Galates, Paul souligne l'importance de cette liberté --celle de la peine et de la pui`sance du péché. Le chrétien sait qu'il est sauvé par la grâce de Dieu, et non par ses oeuvres. Paul savait aussi que certains chrétiens se méprenaient s±ur ce précieux don de la liberté. Les uns étaient attirés par les lois et les prescriptions du judaïsme, comme les Galates auxquels Paul écrivit pour leurs montrer que la foi chrétienne s'y opposait radicalement. Les autres s'imaginaient que parce que jésus les avait affranchis, ils étaient libres de faire tout ce qu'ils voulaient --même de pécher. Ceci aussi était faux. Ils étaient libérés du péché, mais non pas libres de pécher. La vraie liberté consistait à servir leur nouveau maître --Jésus-Christ et leur frères chrétiens.
Luc 4,18; Jean 8,31-36.41-44; Marc 3,22-27;5,1-13; Luc 13,10-16; Romains 6,16-23;8,2.21; Galates 3,28;5,1.13; Romains 1,1;6; Matthieu 11,28; Jacques 1,25;2,12; I Pierre 2,16.



          LOI:



      La loi de l'Ancien Testament, la «Torah» (mot hébreux signifiant «instruction»), était la règle de Dieu donnée à son peuple (dans les cinq premiers livres de la Bible).
      Elle comprenait le décalogue, fondement de la loi morale, des lois sociales et religieuses, ainsi que des règles d'hygiène et de conduite.
      Les principes de la loi sont à la base «d'un bon fonctionnement» de l'homme et de la société. La loi est une sorte de «mode d'emploi» où Dieu montre comment faire pour bien vivre. Les lois religieuses ou cérémonielles ont, pour la plupart, eut leur accomplissement en Jésus-Christ. Mais les principes restent valables.
      Dieu fit sortir son peuple de l'esclavage de l'Egypte, puis il lui donna sa loi. Ce n'était pas l'inverse: il n'a pas dû obéir à la loi pour être délivré. Mais après le retour de l'exil à Babylone, les Juifs ont eu tendance à voir dans la loi un moyen de salut. Si quelqu'un observait la loi, il pensait que Dieu allait l'accepter.
      Jésus n'a jamais rejeté la loi. Mais il a affirmé clairement que son époque est révolue, lui-même l'ayant «accomplie» par son enseignement et sa vie. Le Nouveau Testament rejette catégoriquement la fauss notion qu'en observant la loi, on peut gagner son salut. Celui-ci ne peut être obtenu que par grâce, comme un don gratuit de Dieu. La loi dévoile le péché et fait sentir à l'homme sa misère, lorsqu'il se voit incapable d'observer toute la loi de Dieu. Ainsi elle le conduit à Christ, l'amenant à accepter le pardon gratuit qu'il lui propose.
      Voir aussi sous Liberté, Grâce, Justification.
Exode 20;21-34; Lévitique; Nombres 2-9;15;18-19;28-30; Deutéronome; Psaumes 1;19;119; Matthieu 5,17-20;22-36-40; Luc 10,25-28; Romains 3,31;8,3-4; Jean 7,19; Romains 2,25-29;3,19-21;7,7-25; Galates 3,21-24; Hébreux 7,18-19; Jacques 2,8-12.



          LOUANGE:



      Le peuple de Dieu exprime sa joie en Dieu par la louange. Il le célèbre comme son Créateur et son Sauveur.
   >  Un des mots hébreux traduit par «louange» dans l'Ancien Testament signifie littéralement «faire du bruit». Il revient dans «Alléluia». Le culte israélite comportait des cris de joie, des chants et de la musique instrumentale. On voit cela dans les Psaumes --les cantiques chantés dans le temple.
      La louange est aussi un trait essentiel de l'église chrétienne. Les chrétiens se réjouissent avant tout du salut accompli par la vie, la mort et la résurrection de Jésus. Les anges ont loué Dieu à la naissance de Jésus. La louange est un élément vital de la prière: on se réjouit en Dieu, on s'adresse à lui avec un coeur reconnaissant. Le ciel même retentit de louanges.
      Voir aussi sous Adoration.
Psaumes 135;136;150;34,3;35,18; Luc 2,13-14; Philippiens4,4-8; Apocalypse 4,6-11.



          LUMIERE:



      Dans la Bible, le contraste entre la lumière et l'obscurité illustre souvent celui qui existe entre Dieu et les forces du mal. «Dieu est lumière et il n'y a aucune obscurité en lui.» Il est parfaitement bon. Sa sainteté est telle qu'«il habite une lumière dont personne ne peut s'approcher». Par contre, les forces du mal sont appelées «les maîtres de ce monde obscur». Jean décrit la lutte spirituelle entre la «lumière» (Dieu et le bien) et «l'obscurité» (Satan et le mal). «La lumière brille dans l'obscurité, et l'obscurité ne l'a pas reçue.» Par la vie, la mort et la résurrection de Jésus, la lumière a vaincu l'obscurité.
      Jésus se nommait «la lumière du monde» et «promet la lumière de la vie» à tous ceux qui le suivent. Les hommes n'ont plus besoin de marcher dans l'obscurité --d'ignorer la vérité, d'être séparés de Dieu et aveuglés par le péché. Ils peuvent «vivre dans la lumière, comme Dieu lui-même est dans la lumière». Devenir chrétien, c'est donc passer de l'obscurité à la lumière. Le peuple de Dieu est «la lumière pour le monde» --une lumière qui doit briller devant les hommes.
      Dans les nouveaux cieux et la nouvelle terre, la lumière de la présence de Dieu sera constamment là. Il n'y aura plus ni ténèbres, ni nuit, ni lampes, ni soleil. Car Dieu sera la lumière de son peuple.
I Jean 1,5; I Timothée 6,16; Ephésiens 6,12; Jean 1,4-9;8,12; I Jean 1,7; Matthieu 5,14-16; Apocalypse 21,23-24;22,5.



          MEDIATEUR:



      C'est un intermédiaire qui rapproche deux personnes désunies.
      Lorsque Adam désobéit à Dieu, son péché rompit leur amitié. L'Ancien Testament reconnaît le besoin d'un médiateur entre l'homme et Dieu. Les prophètes parlèrent au nom de Dieu et sensibilisèrent leurs auditeurs à la réalité de Dieu. Les prêtres offrirent des sacrifices à Dieu et se présentèrent devant lui au nom du peuple. Moïse remplit les deux fonctions en temps que médiateur d'Israël.
      Mais qu'elle qu'ait été son importance, il n'a jamais pu être un médiateur parfait entre Dieu et le peuple, parce qu'il était lui-même pécheur. Seul Jésus, à la fois homme --mais sans péché-- et Dieu, a pu être le médiateur parfait qui établit une alliance nouvelle. C'est le thème principal de la lettre aux Hébreux.
      Voir aussi sous Réconciliation.
Exode 32,30-32;33,11; Lévitique 16; Nombres 12,6-8; Deutéronome 5,4-5; Galates 3,19-20; I Timothée 2,5; Hébreux 7,24-25;8,9;9,15;12,24.


          MESSIE:


      Les titres «Messie» et «Christ» signifient «l'oint», Messie étant le terme hébreu et Christ son équivalent en grec.
      Au cours de l'histoire mouvementée d'Israël, l'idée s'enracina que, selon sa promesse, Dieu enverrai un jour un grand roi messianique pour établir son royaumeéternel et universel. Du temps de Jésus, beaucoup de juifs aspiraient à voir poindre ce jour. Aussi, lorsqu'ils entendirent parler de son enseignement et de ses miracles, ils se demandèrent: «Ne serait-ce pas le Messie?»
      Le Nouveau Testament montre clairement que les premiers chrétiens étaient convaincus que Jésus était le Messie. A son baptême, «Dieu a répandu la puissance du Saint-Esprit sur Jésus de Nazareth». Un peu plus tard, Jésus déclara que la prophétie d'Esaïe annonçant la venue d'un Sauveur s'appliquait à lui. Mais, en général, Jésus évitait de se désigner comme le Messie, parce que les Juifs attendaient surtout un libérateur politique. Les Evangiles ne rapportent qu'un seul cas où Jésus avoua être le Messie --et cela à une pauvre pécheresse près d'un puits. Quand Pierre dit à Jésus: «tu es le Messie», il lui dit de ne pas en parler. Jésus voulait de vrais disciples; il n'était pas un agitateur qui cherchait à se faire un nom.
      Cependant, lors de son procès, quand le grand prêtre lui demande: «Es-tu le Messie, le Fils de Dieu?» Jésus répondit: «Tu l'as dit.» Et le grand prêtre, criant au blasphème, fit prononcer contre lui la peine capitale.
      D'après le Nouveau Testament, le tribunal juif s'était trompé. Jésus était le Messie --et Dieu l'a prouvé en ressuscitant Jésus. Comme Pierre l'affirma le jour de la Pentecôte: «Tout le peuple d'Israël doit le savoir avec certitude: ce Jésus que vous avez clouez à la croix, c'est lui que Dieu a fait Seigneur et Messie!»
      Voir aussi sous Jésus-Christ.
Deutéronome 18,15-22; Psaumes 2;45,6-7;72;110; Esaïe 9,2-7;11;42,1-9;49,1-6;52,13-53;12;62,1-3; Jérémie 23,5-6;33,14,16; Ezéchiel 34,22-25; Daniel 7; Zacharie 9,9-10; Matthieu 1,18.22-23;16,16.20;26,28; Marc 8,27-30;14,61-64; Luc 2,11.26; Jean 4,25-26;7,26-27;31.41-42;9,22; Actes 2,36;3,20-21;4,26-28;10,38;18,28;26,22-23.


          MIRACLES:



      Ils sont un des aspects étonnants de la vie et de l'oeuvre de Jésus. Même ses ennemis durent l'admettre. Les miracles décrits dans les Evangiles vont de la guérison de malades et de l'expulsion de démons à l'apaisement d'une tempête et à la résurrection de morts.
      Les miracles de Jésus sont parfois considérés comme des prodiges, accomplis par la puissance de Dieu. La manifestation suprême de cette puissance --le plus grand miracle-- fut la résurrection de Jésus.
      Les miracles de Jésus étaient aussi des «merveilles». Ils ont souvent émerveillés ceux qui en ont été les témoins. Mais Jésus n'a jamais voulu être un simple faiseur de miracles. C'est pourquoi il refusa de sauter du haut du temple, comme le diable le lui avait suggéré. Jésus ne voulait pas que les gens le suivent simplement pour voir ses miracles. Aussi interdisait-il souvent à ceux qu'il guérissait d'en parle+ autour d'eux.
      Dans l'Evangile de Jean, les miracles sont avant tout présentés comme des «signes» que Jésus était le Messie et que le royaume de Dieu était venu. Lorsque Jean-Baptiste voulut savoir s'il était vraiment le Messie, Jésus dit à ses disciples de lui raconter ses miracles, lui laissant le soin d'en tirer ses conclusions. Par ses miracles, Jésus annonça que dans le monde nouveau, il n'y aurait plus ni péché, ni maladie, ni mort.
      Jésus donna à ses disciples le pouvoir de faire des miracles. Avec la puissance de Jésus, ils firent des guérisons après la pentecôte, et des miracles eurent lieu durant toute l'histoire de l'église primitive. Paul mentionne parmi les dons spirituels, celui de guérison. Mais c'est toujours Dieu qui guérit, jamais le chrétien ou l'église.
Luc 5,17;11,20; Romains 1,4; Matthieu 4,5-7; 11,2-6.20-24; Luc 9,1; Actes 3,6; Galates 3,5; I Corinthiens 2,9-10.
Guérisons de Jésus: Matthieu 8-9;12,10-13.22;15,21-28;17,14-18;20,29-34; Marc 1,23-26;7,31-37;8,22-26; Luc 13,11-13; 14,1-4;17,11-19;22,50-51; Jean 4,46-54;5,1-9;9.
Maîtrise de Jésus sur les forces de la nature: Matthieu 8,23-27;14,25.15-21;15,32-38;17,24-27;21,18-21; Marc 11,20-26; Luc 5,1-11; Jean 2,1-11;21,1-11.
Résurrection de Jésus: Matthieu 9,18-19.23-25; Luc 7,11-15; Jean 11,1-44.
Miracles dans l'Ancien Testament: Exode 14; Josué 2; I Rois 17,17-24; II Rois 2,4-5; Daniel 6.



          MISERICORDE:



      Le mot hébreu traduit par «miséricorde» revient presque 250 fois dans l'Ancien Testament. Il décrit l'amour et la patience de Dieu envers Israël, ainsi que sa bonté et son empressement à lui pardonner. Dieu avait conclu une alliance avec lui, et bien que le peup|e ait bien souvent rompu ses engagements, il ne l'a pas désavoué. Il a été fidèle, en lui faisant miséricorde.
      Dans le Nouveau Testament, la miséricorde est la sensibilité au malheur d'autrui. Il est «le Père miséricordieux, le Dieu qui accorde le réconfort en toute occasions». Notre salut est un effet de sa miséricorde. Jésus a souvent été ému de compassion en voyant les besoins des gens autour de lui. Les chrétiens sont appelés à se montrer aussi miséricordieux pour les autres que Dieu l'a été pour eux.
Exode 34,6-7; Deutéronome 7,9; Néhémie 9,7.31; Psaumes 23,6,25,6;40,11;51,3;103,448; Daniel 9,9; Jonas 4,2; Michée 6,8; Matthieu 5,7; Luc 6,36;18,13; Romains 9,15;12,1; II Corinthiens 1,3; Ephésiens 2,4.
          MONDE:
      Le mot grec kosmos (monde) signifie généralement l'ensemble de la création matérielle. Il est employé dans ce sens dans le Nouveau Testament pour désigner le monde fait par Dieu.
      Il sert aussi à décrire l'état du monde en révolte contre Dieu. C'est ainsi que Satan est appelé le prince ou chef de ce monde, et qu'il est dit que «le monde entier est au pouvoir du malin». Le monde (désigné parfois par un autre terme grec, aion, signifiait «âge» ou «esprit du siècle») représente tout ce qui est hostile à Dieu ici-bas.
      Le monde a haï Jésus et hait ses disciples. Et cependant, Dieu a aimé le monde. Tout en vivant dans le monde, les chrétiens n'appartiennent pas au monde. Ils ne peuvent ni agir comme lui ni se conformer à ses normes égoïstes et matérialisés. Mais ils doivent rester en contact avec les gens de ce monde, parce que Dieu les aime et que Jésus est mort pour eux.
Jean 1,10;14,30; I Jean 5;19; Jean 15,18-19;Jean 17,16-17; Romains 12,2; Jean 3,16-21.



          MORT:



      «L'homme ressemble à du vent, et ses jours à une ombre qui passe.» La Bible reconnaît que notre lot à tous est de mourir, mais aussi que la mort est un mal qui nous remplit d'effroi.
      Elle établit un lien étroit entre la mort et le péché. La mort fait partie du jugement qui a frappé Adam après sa désobéissance. Paul considère la mort comme une des suites inévitables de la présence du péché dans le monde. En effet, Dieu est saint et ne peut tolérer le mal. Si nous mourons sans que nos péchés soient pardonnés, notre mort ne sera pas seulement physique, mais aussi spirituelle: ce sera la séparation d'avec Dieu. Le Nouveau Testament dit souvent que les non-chrétiens, tout en étant physiquement en vie, son «spirituellement morts à cause de leurs fautes et de leurs péchés».
      En mourant sur la croix, Jésus a pris sur lui l'ultime conséquence de nos péchés. Sa résurrection est la preuve de sa victoire sur la mort. Aussi, tout en étant destinés à mourir un jour, nous avons la vie éternelle par la foi en Jésus-Christ. Le chrétien est déjà passé de la mort spirituelle à la vie et attend la fin du présent siècle, quand la mort physique, «le dernier ennemi», sera vaincue.
      Voir aussi sous Ciel, Enfer, Jugement, Vie, Résurrection, Retour de Christ.
Psaume 144,4; Deutéronome 30,15.19; Psaume 55,4; Genèse 3,19; Romains 6,23; Matthieu 7,23; Ephésiens 2,1; Hébreux 2,14-15; I Corinthiens 5,21.26;II Corinthiens 5,1-10.


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