Le coup d'épée porté à la bête léopardée de l'Apocalypse


Nous verrons plus loin ce que représente le coup mortel qu’elle a reçu.
L’apocalypse est le livre de la Bible le plus mal compris, d’abord par les
chrétiens, dont certains pensent qu’il ne les concerne pas, puis par les
musulmans, dont on a fait croire que la Bible est falsifiée, et enfin par les
juifs. Relisons ces versets :

« Et j’ai vu l’une de ses têtes comme frappée à mort, mais sa blessure
mortelle s’est guérie, et toute La terre, remplie d’admiration, a suivi la
bête.

« Et ils ont adoré le dragon parce qu’il a donné le pouvoir à la bête. Et ils
ont adoré la bête avec ces paroles : « Qui est semblable à la bête, et
qui peut lutter contre elle ? (…) »

« Si quelqu’un a des oreilles, qu’il écoute ! Si quelqu’un est destiné à la
captivité, il va en captivité : Si quelqu’un tue avec l’épée, il faut qu’il soit
tué avec l’épée. C’est là que doivent se montrer l’endurance et la foi du
peuple saint. » Apocalypse 13:9.

C’est une mise en garde : mieux vaut partir en captivité que d’adorer le
dragon et la bête à travers le système politique et militaire mondial. Or, ces
textes montrent qu’on peut adorer Satan tout simplement en se plaçant sous
l’autorité des forces militaires à partir desquelles ce dernier exerce son
pouvoir. Apocalypse dit bien :

« Et ils ont adoré le dragon parce qu’il a donné le pouvoir à la bête, Et ils
ont adoré la bête avec ces paroles : « Qui est semblable à la bête, et
qui peut lutter contre elle ? ». Apocalypse 13:4.

L’ONU n’a pas l’approbation divine, malgré les apparences, car elle fait
partie du système gouvernemental de Satan. Son autorité ne vient pas de
Dieu. Elle lui a été accordée par le dragon, nous dit l’Apocalypse. N’est-il pas
curieux que la Bible soit le seul livre à nous mette en garde contre cela ? La
réponse est qu’elle est la seule à être la parole de Dieu.

Le coup d’épée qu’a reçu cette bête léopardée symbolise la guerre, en
conformité avec la pensée de l’Apocalypse. Cette guerre, la seconde guerre
mondiale, aurait pu la faire disparaître à tout jamais, elle en était presque
morte.

Mais comme sortie de l’abîme, la SDN (Société des Nations), qui avait pris
naissance avec la première guerre mondiale, est réapparue sous un nouveau
nom : l’ONU (Organisation des nations unies). La seconde guerre mondiale
lui a porté un coup qui aurait pu lui être fatal.

En un mot, elle est ce qu’elle était, bien qu’ayant disparu. Elle conserve donc
la même fonction. C’est dans ce sens que l’Apocalypse emploie l’expression :
Elle était, mais elle n’est pas et sera cependant présente. (Apocalypse 17:8).

Elle est en quelque sorte l’image de ce qu’elle était, c’est-à-dire de la SDN,
tout en étant l’image de la bête écarlate. Cette bête écarlate représente
l’ensemble des forces politico-militaire mondiales.

La seconde guerre mondiale a mis en évidence l’inefficacité de la SDN. Elle
avait disparue, mais elle est réapparue sous un autre nom. On lui a donc fait
une image. C’est dans ce sens que l’ONU est l’image de la SDN, tout en
étant une représentation, ou une image de l’ensemble des nations. Elle est
une image à double titre. L’ONU sera qualifiée dans l’Apocalypse de
« huitième roi » et considérée comme une puissance à part entière, contre
laquelle personne ne peut lutter lorsqu’elle est unie.

Mais ces sept rois ne représentent pas que les sept puissances du livre de
Daniel. Dieu les a choisies afin de symboliser l’ensemble des forces politiques
et militaires par le biais desquelles le Diable dirige le monde. Jean raconte à
propos de cette bête léopardée, qui avait reçu le coup mortel, ou ce
huitième roi :

« Et tous ceux qui habitent sur la terre, dont le nom ne se trouve pas
écrit dès la fondation du monde dans le rouleau de vie de l’Agneau qui a
été tué, l’adoreront. Si quelqu'un a une oreille, qu’il entende : Si
quelqu'un est destiné à la captivité, il va en captivité, si quelqu'un tue
avec l’épée, il faut qu’il soit tué par l’épée. C’est ici qu’il faut l’endurance
et la foi des saints. » Apocalypse 13:8, 9.

Les saints dont parle l’ange ne sont pas ceux qui donnent leur vie pour leur
pays en se cachant derrière la religion, afin de mériter le paradis, ou des
chrétiens qui tuent pour imposer la démocratie. Les saints sont ceux qui
acceptent d’être tués ou emmenés en captivité pour ne pas porter la marque
de la bête.

Mais si nos mains sont pleines de sang à cause de la guerre, Dieu ne prendra
aucun plaisir dans nos jeûnes, dans nos célébrations et nos prières. Il suffit de
lire les propos qu’Il tenait envers les israélites qui agissaient ainsi pour s’en
convaincre. Dieu leur dit, par le prophète Isaïe :

« A quoi me sert la multitude de vos sacrifices ?’ dit Yahvé. ‘Oui, j’en ai
assez des holocaustes de bélier et de la graisse des animaux bien
nourris ; je ne prends pas plaisir au sang des jeunes taureaux, des
agneaux et des boucs. (…)

« Quand vous étendez vos paumes, je cache mes yeux loin de vous.
Quand bien même vous multipliez les prières, je n’écoute pas, vos mains
se sont remplies de meurtres. Lavez-vous, purifiez-vous ; ôtez de
devant mes yeux la méchanceté de vos manières d’agir ; cessez de faire
le mal. Apprenez à faire le bien (…) » Isaïe 1:11 à 20.