Jésus pouvait-t-il monter simultanément sur une ânesse et son petit ?

La Bible ne dit pas que Jésus fut assis en même temps sur l’ânesse et son
petit. Jésus donna cet ordre à deux de ses disciples :

« Allez au village que vous voyez devant vous, et dès que vous y
pénétrez, vous trouverez un ânon attaché, sur lequel aucun homme ne
s’est encore assis ; déliez-le et amenez-le. » Marc raconte 11:2

C’est également ce que racontent Luc, Marc et Jean. Matthieu est le seul à
préciser que l’ânesse et l’ânon furent amenés à Jésus et qu’il était assis dessus.

Puisque Matthieu ne précise pas sur lequel des deux animaux était assis Jésus,
le critique en a déduit que pour Matthieu Jésus devait être assis en même
temps sur les deux ; ce qui lui semble impossible. Puis il en a déduit que Jésus
devait être assis sur l’ânesse et non sur l’ânon, contrairement à ce que
racontent les trois autres évangiles. Pour lui, il y a contradiction.

Ses conclusions sont hâtives et dénuées bon sens. Le rédacteur biblique
n’avait pas besoin de préciser sur laquelle des deux bêtes était assis Jésus, car
il était logique, lui. Il savait qu’on ne pouvait pas s’asseoir sur deux bêtes de
somme en même temps. Puisque Jésus avait demandé un ânon sur lequel
aucun homme ne s’est encore assis, l’apôtre s’est probablement dit qu’un
esprit normal comprendra que Jésus était sur l’ânon.

Il ne s’agissait pas forcément d’un tout petit animal de quelques jours, ni
même de quelques semaines ; mais d’un ânon sur lequel personne ne s’était
encore assis.

Rappelons que les disciples étaient deux (Matthieu 21). L’un d’eux dut
probablement ramener l’ânesse aussi avec lui, au cas où le petit ne serait pas
en mesure de supporter le poids de Jésus. Les rédacteurs des trois autres
évangiles ne jugèrent pas nécessaire de parler de l’ânesse, puisque Jésus ne
l’avait pas utilisée. Rien ne justifie, comme d’habitude, ces jets de pierre sur
la Bible.

Ne pouvant démontrer le caractère sacré du Coran, c’est à travers les
accusations et les attaques lancées contre la Bible, lors de leurs conférences,
que certains djihadistes verbaux cherchent à rassurer les musulmans. Leur
politique est : si ce n’est pas eux, c’est donc nous ; car le Coran,
contrairement à la Bible, ne parvient pas à prouver qu’il est la parole de
Dieu.