La transmission du livre des Mormons

Le livre de Mormon, tout comme la Bible, est formé de deux parties : une
partie historique et une partie prophétique, sans aucune délimitation. Il
aurait été écrit entre 311 et 385 après Jésus-Christ sur le continent américain.
Mais il ne fut révélé au prophète Joseph Smith par l’ange Moroni que le 21
septembre 1823.

Ce dernier lui indiqua l’endroit où les plaques d’or sur lesquelles il avait écrit
étaient cachées. Le livre contiendrait le témoignage religieux et profane de
beaucoup de prophètes et de peuples ayant vécu sur le continent américain
entre 600 av. J.-C. et 420 ans après J.-C.

L’ange Moroni révéla à Joseph Smith que ces plaques étaient cachées
quelque part sur la colline de Cumorah. Après quatre années de recherches, il
les aurait retrouvées le 22 septembre 1827 sur cette colline près de
Manchester (État de New York), et les aurait traduites en Anglais avec l’aide
de deux amis et surtout grâce à l’Urim et au Thummim qu’ils auraient
retrouvés avec ces plaques. Comme le livre de Mormon, la Bible aussi parle
de l’Urim et du Thummim. En Exode 28:29 et 30 on lit :

« Et Aaron devra porter les noms des fils d’Israël sur le pectoral du
jugement, sur son cœur, quand il entrera dans le Saint, en mémorial
devant Yahvé, constamment. Tu devras mettre dans le pectoral du
jugement l’Urim et le Thummim, et ils devront être sur le cœur d’Aaron
quand il entrera devant Yahvé ; Aaron devra porter les jugements des
fils d’Israël sur son cœur devant Yahvé, constamment. »

On trouve ce commentaire sur Wikipédia :

« Les scientifiques et critiques rejettent les aspects surnaturels du
récit de Joseph Smith et estiment que celui-ci a rédigé le livre lui-
même, seul ou avec l’aide d’associés plus instruits, en se servant
vraisemblablement d’autres ouvrages. Ils rejettent l’Historicité du livre
de Mormon en pointant des éléments du récit considérés comme
anachroniques et l’absence de preuves scientifiques.

« Le livre de Mormon commence avec l’histoire d’un hébreu, Léhi, qui, à
la demande de Dieu, quitte Jérusalem vers 600 avant Jésus-Christ avec
sa famille afin d’échapper à la destruction de la ville. Après avoir
traversé le désert, le petit groupe arrive au bord de la mer sur la
péninsule arabique. Là, les fils de Léhi construisent un bateau qui
permet aux exilés de naviguer jusqu’en Amérique.

« À peine arrivés sur le continent américain, ils se séparent en deux
groupes, l’un suivant Néphi et l’autre Laman, tous deux fils de Léhi. Les
deux groupes forment rapidement deux nations, les Néphites et les
Lamanites, qui entrent en lutte l’une contre l’autre, leur conflit
continuant de manière presque permanente à travers tout l’ouvrage.

« Le livre de Mormon décrit les Néphites comme une civilisation
particulièrement avancée, généralement respectueuse des
commandements de Dieu, tandis que les Lamanites sont présentés
comme peuple plutôt barbare, frappé d’une peau sombre à la suite d’une
malédiction divine.

« Le point culminant du livre de Mormon est l’apparition de Jésus-Christ
en personne parmi la population, peu après sa résurrection. Celui-ci
enseigne les préceptes de l’évangile, à l’image du Nouveau Testament.

Après de nombreuses batailles, les Lamanites parviennent à éliminer la
totalité des Néphites vers 400 après Jésus-Christ, à l’exception d’un
homme, Moroni, fils de Mormon. Moroni cache alors les plaques dans la
colline de Cumorah, aujourd’hui située dans l’état de New-York. »

« Le livre des Mormons parle également d’un autre peuple, les
Jarédites, qui seraient arrivés beaucoup plus tôt, à l’époque de la tour
de Babel et de la confusion des langues. Ce peuple aurait disparu peu
avant la venue des Néphites qui auraient retrouvé des plaques
métalliques contenant leur récit. »

Sous le titre « Approche scientifique », Wikipédia poursuit :

« Le livre de Mormon ne trouve aucun support dans la communauté
scientifique. D’une part, le récit apparaît comme irréconciliable avec les
connaissances archéologiques, génétiques et linguistiques actuelles. »

… « En effet, le livre de Mormon révèle que les Néphites, Lamanites et
Malékites sont originaires de la population de Jérusalem en 600 av. J.-
C. et qu’ils se multiplièrent abondamment en Amérique » (2 Néphi 5:13 ;
Jarom 1:8).

Les généticiens n’ont toutefois trouvé aucun amérindien possédant un
marqueur d’ADN qui établirait un contact précolombien avec les
populations du Moyen-Orient. L’accumulation de données sur le
patrimoine génétique des amérindiens a convaincu certains scientifiques
mormons que les peuples du livre de Mormon ne peuvent avoir existé. »