L’écriture du Coran justifie-t-elle le terme « miracle » ?

Pour d’autres, l’écriture du Coran à elle seule justifie le terme « miracle
d’Allah ». Ainsi se disent-ils, comment Mahomet pouvait-il raconter des
histoires bibliques, citer le nom des prophètes bibliques, lui qui ne savait ni
lire ni écrire ? Ces gens n’ignorent pourtant pas qu’il était en contact avec
des nazaréens, et que la Bible pouvait être consultée par des califes. Ce ne
sont pas les quelques écrits trouvés sur le lit de Mahomet qui ont donné lieu
au Coran.

Ce sont les califes qui l’ont finalisé en questionnant les gens et en se référant
à des écrits juifs, principalement la Torah et le Talmud. Ils ont puisé aussi
dans des apocryphes chrétiens. Certains s’en défendent, en disant qu’il est
normal que des préceptes et des interdictions de la Torah se retrouvent dans
le Coran, puisqu’ils émanent du même Dieu. Soit ! Mais quelle réponse
peuvent-ils fournir pour expliquer les concordances avec le Talmud ?

Rappelons que le Talmud ne prétend pas venir de Dieu. Il s’agit de
commentaires de rabbins sur tous les aspects de la vie, allant des réflexions
sur les lois sacrées aux discussions sur la médecine, l’économie, en passant
par des commentaires sur les non-juifs. Certains propos sont foncièrement
racistes, intolérants, voire blasphématoires, ou appelant au meurtre des
apostats.

Quand les papes ont pris connaissance du contenu du Talmud, les bonnes
relations entre chrétiens et juifs ont été détériorées. Le Pape innocent IV fit
brûler en public des centaines de Talmuds. Ce livre n’est absolument pas la
Torah, qui est sacrée. En lisant le Talmud, on se demande si Mahomet n’y
avait pas puisé certaines de ses idéologies et son comportement agressif et
extrémistes. Il est facile de crier au complot, mais rien ne nous empêche
d’acheter un Talmud dans notre langue et de le lire.

Nous avons parfois l’impression que certains rédacteurs dans la Midrash du
Talmud utilisent des noms et le contexte dans lequel vivaient de vrais
personnages bibliques pour les transformer en contes pour endormir leurs
enfants, et pour rire entre eux. On le verra plus loin. Dans le traité du
Sanhédrin chapitre 5 verset 5 on lit ceci :

« (…) C’est pour cela que l’homme a été créé seul, pour t’apprendre que
celui qui ôte la vie à un fils d’Israël détruit un monde entier, et celui qui
sauve la vie à un fils d’Israël sauve un monde entier… »

Sourate 5:32, rejoint ce texte en disant :

« C'est pourquoi Nous avons prescrit pour les Enfants d'Israël que
quiconque tuerait une personne non coupable d'un meurtre ou d'une
corruption sur la terre, c'est comme s'il avait tué tous les hommes. Et
quiconque lui fait don de la vie, c'est comme s'il faisait don de la vie à
tous les hommes. En effet nos messagers sont venus à eux avec les
preuves. Et puis voilà, qu'en dépit de cela, beaucoup d'entre eux se
mettent à commettre des excès sur la terre ».

Curieusement, certains djihadistes verbaux prennent ce texte pour montrer
que l’islam prône le respect de la vie de tous les hommes. Certes, le Coran
ne fait que citer un passage du Talmud sans le reprendre pour lui-même.
Mais il ne compte pas l’appliquer.

Berachoth 10 nous apprend que les prières peuvent être dites debout, en
marchant ou même en chevauchant. Sourate 10:12 et sourate 3:188 le
reprennent. Selon le Sanhédrin 109 A. « Un tiers des hommes qui bâtirent la
tour de Babel furent changés en singes ». La correspondance se trouve en
sourate 5:60 et sourate 7:166.

En Béreshit Rabbat 38, on peut lire :

« Le père d’Abraham était fabricant d’idoles. Chargé de garder la
boutique, alors qu’il était monothéiste, Abraham mit en pièces les idoles
à coups de gourdin, puis plaça le gourdin dans les restes de la plus
grande idole et prétendit que la grande idole avait fracassé les autres.
Il s’ensuit un violent désaccord avec son père et avec les habitants de la
ville… ».

Furieux, Térah finit par livrer Abraham à la justice du roi Nemrod, qui le
condamna au bûcher où il resta vivant trois jours et trois nuits, puis en
ressort sans aucune brûlure. On retrouve une version semblable dans
plusieurs sourates, dont sourate 19:41 à 50.

Cette autre légende juive, qu’on peut lire dans Midrash Bamidar Rabbat
14:3, raconte :

« Salomon, qui commandait une armée formée d’hommes d’oiseaux et de
djinns, envoie la huppe faire une reconnaissance au pays de Saba. Suite
à quoi la reine vient lui rendre visite. Ce dernier le fait passer à travers
une pièce dallée de cristal. Croyant voir de l’eau, la reine relève sa robe.
Salomon pouvait ainsi voir si elle avait ou non des jambes de biche ».
(Référencé en Coran 27:15 – 40 ; Coran 34:10 à 13).

Pourquoi ces récits, que reprennent certains livres apocryphes, ne se
retrouvent pas dans la Bible et dans la Torah ? Parce que les juifs les ont
toujours considérés comme des légendes issues de la tradition juive. En
réalité, ce ne sont pas les évangiles et la Torah qui sont falsifiés et incomplets,
ce sont les sources du Coran qui ne sont pas bonnes.

Selon le Sanhédrin 20 b, Salomon, ayant perdu son anneau magique, fut
dépossédé de la royauté, et un démon prit son apparence et s’assit sur son
trône. Lorsqu’il mourut, Salomon resta immobile, appuyé sur son bâton.
Pendant longtemps, nul ne s’aperçut de sa mort. Sourate 34:2 – 14 et sourate
38:30 – 34 racontent la même histoire.

Béreshit Rabbat 8, Pirké Rabbi Eliezer 11, disent :

« Dieu invita Satan à se prosterner devant Adam. Celui-ci refusa au
motif qu’il avait été fait de feu, alors qu’Adam avait été fait d’argile.
Pour ce refus, Satan fut maudit par Dieu » (voyez sourate 2:30 – 34 ;
sourate 7:11 – 18).

Midrash tanhuma, Béreshit 10 nous apprend qu’un corbeau apprend à Caïn à
enterrer un mort. Cette légende, qui n’est d’aucune utilité pour l’être
humain, se retrouve néanmoins en sourate 5:31.

Selon Berakoth 18 b et Béreshit Rabbat 50 et 68, les anges déchus essaient
d’écouter subrepticement à la porte du paradis et sont chassés (la
correspondance se trouve en sourate 15:16 à 18 ; sourate 37:6 à 10). Talmud
Hagigah 12 B parle de sept cieux superposés se trouvant dans une zone
immense. Sourate 2:29 en fait aussi mention.

Les correspondances entre le Talmud, la Midrash et le Coran sont encore
innombrables. Le Coran descendu du ciel en un soir avec un enseignement
totalement nouveau n’est qu’un mythe. Les sourates sont placées selon la
volonté des hommes dans l’ordre des grandeurs ? Au 8 e siècle déjà, le
philologue irakien, Al-Kindi, a écrit :

« La conclusion est évidente pour quiconque a lu le Coran et a vu à quel
point dans ce livre les récits sont assemblés n’importe comment et
entremêlés. Il est évident que plusieurs mains (…) s’y sont mises et ont
créé des incohérences en ajoutant ou en enlevant ce qui leur plaisait ou
leur déplaisait ».

On pourrait aussi imputer cela au fait que le Coran est né de ce que
racontaient les différentes personnes interrogées sur ce qu’elles auraient
entendu de Mahomet. Les quelques documents écrits que celui-ci laissa sous
son lit, ne pouvait pas suffire à écrire un livre au complet. Le récit selon
lequel des particuliers mémorisaient le Coran dans sa totalité, alors qu’il
n’était pas encore considéré comme un livre, et qu’une bonne partie était
encore sous le lit du prophète des musulmans, n’est qu’un mythe. C’est se
moquer des autres.

Beaucoup de textes coraniques, en apparence anodines, suscitent des doutes
lorsqu’on les examine en profondeur. Prenons sourate 4:156, 157. Il s’agit de
propos qu’Allah prêterait aux juifs du temps de Jésus :

« Et à cause de leur mécréance et de l’énorme calomnie qu’ils
prononcent contre Marie ; et à cause de leur parole : « Nous avons
vraiment tué le Christ, Jésus, fils de Marie, le Messager d’Allah […] ».

Nous doutons que ces paroles aient pu sortir de la bouche des juifs du
premier siècle. Elles proviennent de Mahomet. Les juifs du premier siècle
n’auraient jamais qualifié Jésus de « Christ », qui signifie Messie. Ce serait
pour eux presque blasphématoire et lui faire un immense honneur, car pour
eux Jésus n’était pas vraiment le Messie.

Ils ne l’auraient pas non plus appelé messager de Dieu « Messager d’Allah ».
Ils ne croyaient pas en lui comme prophète. Il y a trop d’ambiguïtés dans le
coran pour qu’il soit la parole de Dieu. C’est quasiment impossible. A moins
que Dieu ait voulu nous faire une farce. Heureusement, Dieu ne plaisante pas
avec nos vies.

Sourate 21:30 est-elle une révélation miraculeuse ?

Lisons ce que dit ce verset :

« Ceux qui ont mécru, n’ont-ils pas vu que les cieux et la terre formaient
une masse compacte ? Ensuite nous les avons séparés et fait de l’eau
toute chose vivante »

Certains doivent se demander d’où Mahomet a-t-il puisé ce texte, qui semble
effectivement nouveau. En réalité, il n’en est rien. Comme pour l’histoire de
Joseph, de David et d’autres, la source est apparemment la Bible. En effet,

lorsqu’on lit le récit de la création fait par la Genèse, il est question de la
séparation des eaux ; celles qui allaient se trouver dans les cieux, en haut, et
celles qui constitueraient les mers.

La Bible dit qu’au commencement la terre était informe et recouverte d’eau.
Du fait de la température qui y régnait à l’origine, il devait se former
d’immenses brouillards et d’épaisses couches de vapeur qui empêchaient à
quiconque de distinguer le ciel. Tout devait paraître compact. Le ciel et la
terre devaient sembler former un tout.

Avec le refroidissement de la terre, et la dissipation de cette couche de
vapeur, peut-être des milliers d’années plus tard, voire plus, il s’est produit
une séparation apparente entre les eaux sous forme gazeuse formant les
nuages et l’élément liquide demeurant à la surface de la terre. Dieu qualifia
l’étendu, « ciel » :

« Et Dieu commença à appeler l’étendu ciel. Et il se fit un soir et il se
fit un matin : deuxième jour ». Genèse 1:6

Rappelons que le récit de la Création ne semble pas avoir été dicté par Dieu,
mais présenté à quelqu’un, un observateur humain, à la manière d’un film vu
en accéléré, Comme vous le voyez, il n’était pas question de séparation
entre une terre solide et un ciel solide, et encore moins du Big-bang.

Mahomet dut mal comprendre ce qu’il entendait. Il croyait, probablement
que la terre était aussi grande que le ciel et qu’ils étaient séparables. D’autre
part, l’expression « masse compacte » du texte coranique est contestée. Le
terme arabe rendu ainsi, peut être traduit aussi par attaché, réuni.
L’expression « masse compacte a été préférée pour faire référence à la
gravitation. Lisons quelques-uns de ces versets bibliques :

Genèse 1:3 :

« Dieu dit que la lumière soit ! Et la lumière fut. Dieu vit que la lumière
était bonne, et Dieu sépara la lumière d’avec les ténèbres. Dieu appela la
lumière jour, mais il appela les ténèbres nuits. Ainsi, il y eut un soit, il y
eut un matin, ce fut le premier jour ».

Mais avant ce premier jour, Dieu avait déjà créé les cieux et la terre. Car on
lit en Genèse 1:1 : « Au commencement Dieu créa les cieux et la terre… »
Donc, la création des cieux et de la terre ; c’est-à-dire de l’Univers, ne rentre
pas dans les six jours de la création. Cependant, à cause de cette vapeur
d’eau l’observateur ne pouvait pas distinguer les astres.

Pour lui, leur création a débuté au moment où il pouvait les observer. Ce qui
pourrait donner l’impression que Dieu créa d’abord les cieux et la terre, et
ensuite les astres. Les six jours, qui sont en réalité des étapes, concernaient la
création de la flore et de la faune, c’est-à-dire l’aménagement de la terre. On
lit en Genèse 1:6 à 10 :

« Puis Dieu dit : qu’un étendu se fasse entre les eaux et qu’une
séparation se produise entre les eaux et les eaux. Alors Dieu se mit à
faire l’étendu et à faire une séparation entre les eaux qui devaient être
au-dessous de l’étendu et les eaux qui devaient être au-dessus de
l’étendu. Et cela se fit ainsi. Et Dieu commença à appeler l’étendu Ciel et
il se fit un soir et il se fit un matin : deuxième jour. »

Puis Dieu dit : « Que les eaux de dessous les cieux s’amassent en un seul
lieu et qu’apparaisse la terre ferme ». Et cela se fit ainsi. Et Dieu
commença à appeler la terre ferme terre, mais il appela l’amas des eaux
Mers… »

Au début, l’observateur ne voyait aucune terre ferme, car toute la terre était
recouverte d’eau. La séparation s’est opérée plus tard. Au cours du premier
jour de la création, l’observateur déclare :

« Après cela, Dieu vit que la lumière était bonne et Dieu opéra une
séparation entre la lumière et les ténèbres. Et Dieu commença à appeler
la lumière jour, mais Il appela les ténèbres nuits… »

L’autre miracle supposé du Coran se trouve en sourate 21:30, où ce verset
laisse entendre que toute chose vivante était faite d’eau. Pour eux, les
humains ignoraient cela avant Mahomet. Ils veulent nous persuader que les
gens n’étaient pas au courant qu’il y avait de l’eau dans les fruits et dans
toute végétation, ainsi que dans la viande qu’ils faisaient cuire sur des braises.

Les premiers hommes n’étaient pas aussi stupides qu’ils veulent nous le faire
croire. Lorsque des clopes se formaient sur leurs doigts, ils pouvaient
constater qu’elles contenaient un liquide autre que du sang. Ils savaient
parfaitement que nous sommes constitués de chair, d’eau, de sang et d’os.

Curieusement, ce Dieu qui aurait fait allusion au Big-bang, est le même qui
déclara en sourate 41 :

« … Il décréta d'en faire sept cieux en deux jours et révéla à chaque
ciel sa fonction. Et Nous avons décoré le ciel le plus proche de lampes
[étoiles] et l'avons protégé. Tel est l'Ordre établi par le Puissant,
l'Omniscient. «

Les autres cieux seraient donc dépourvus de lampes. Pour Mahomet, il y a le
premier ciel ; c’est-à-dire la partie bleutée perlée de points lumineux, qu’il
appela lampes, ou étoiles, et six autres cieux. Cependant, la science n’a
jamais confirmé cela. Pour certains, les sept cieux sont sept niveaux de la
couche atmosphérique terrestre ? S’ils ont raison, cela voudrait dire que le
voyage de Mahomet dans les sept cieux se limitait aux voisinages de la Terre.
Qu’en est-il, alors, de la descente du Coran en une nuit dans le ciel
inférieur ?