Jésus faisait-il l'apologie de la guerre ?


Quand on voit ces djihadistes verbaux citer des textes bibliques en flots
continus comme des perroquets, d’autres musulmans s’imaginent qu’ils
connaissent parfaitement la Bible, et qu’ils choisissent le Coran en
connaissance de causes. En réalité, ils ne font que citer machinalement des
textes bibliques qu’on leur a probablement donnés d’apprendre par cœur
pour contrecarrer une idée, un enseignement.

Lorsqu’ils feuillettent la Bible, ils ne cherchent pas à comprendre et à en
apprendre sur le dessein de Dieu, ils cherchent des faillent qu’ils pourront
exploiter par la suite. Ne pouvant voir qu’une face de la médaille, ils passent
bien souvent à côté de la vérité. L’un d’eux, pour soutenir le mensonge selon
lequel Jésus approuvait la guerre, déclara :

« Dans les cinq premiers livres de la Bible, Jésus ordonne de pratiquer
l’esclavage, Jésus ordonne de tuer l’apostat, Jésus ordonne d’aller faire
la guerre, le djihâd. Oui, on peut le dire ; et c’est dans quoi ? Dans la
charia de Moïse, dans la loi de Moïse…L’esclavage, les concubines, toutes
ces choses-là sont dans la loi de Dieu… Donc, en appliquant cette loi-là,
ils n’ont fait que suivre l’exemple de l’Eternel. Si vous discréditez
Mohammed pour avoir pratiqué ces choses-là que même Jésus ordonne,
vous allez avoir un gros problème…».

Que doit penser un musulman qui entend cela en plein débat avec des
chrétiens qui ne le contredisent même pas ? Il doit certainement penser qu’il
a dit la vérité. Mais ce personnage tortueux ignorait-il que Jésus était venu
sur terre plus de 1300 ans après Moïse ? Non. Cet anachronisme était
volontaire. Il parlait avec des sous-entendus, mais laissait entendre qu’il
s’agissait de la vérité.

Ainsi, il s’est dit : si des chrétiens prétendent que Jésus est Dieu, et que Dieu
tolérait ces choses-là des israélites, alors Jésus approuvait et encourageait ces
pratiques et ces lois. Il savait bien que le Christ condamnait la violence, la
guerre et la polygamie. Il n’a jamais nourri de l’animosité contre l’occupant
romain. Il enseignait au contraire de rendre l’autre joue plutôt que de
répondre à la violence par la violence. Il désapprouvait même le divorce.
Ainsi, il répondit aux pharisiens en Matthieu 19 :

« N’avez-vous pas lu que celui qui les a créés, dès le commencement, les
a faits mâle et femelle, et qu’il a dit : "C’est pourquoi l’homme quittera
son père et sa mère et s’attachera à sa femme, et les deux seront une
seule chair ? Si bien qu’elles ne seront plus deux ; mais une seule chair ;
donc, ce que Dieu a attelé au même joug, que l’homme ne le sépare pas"

Nulle part dans les évangiles ne se trouvent ces choses que Jésus aurait
approuvées et ordonnées. Il est important de savoir que les lois dites de
Moïse – regroupées en 613 commandements – étaient un mixage, parfois
inextricable, de préceptes humains, de traditions, et de lois venant de Dieu.

Les règles sur l’impureté de la femme après l’accouchement, par exemple,
règles que nous trouvons en Lévitique chapitre 12 verset 1 à 8, n’ont aucune
justification scientifique. Pourquoi la femme qui avait mis au monde un fils
était impure pendant 40 jours, alors que la durée de son soi-disant impureté
pour la naissance d’une fille était du double ? Ces règles ressemblaient plutôt
à une sélection discriminatoire, où les mères qui sont portées à avoir des fils
seraient disponibles plus tôt. Parmi ces lois de Moïse, on peut lire encore :

« Si deux hommes se battent, et que la femme de l’un intervienne pour
protéger son mari de celui qui le frappe, qu’elle tende la main et le
saisisse par ses parties génitales, il faudra que tu lui amputes la main.
Tu ne devras pas t’apitoyer. » Lévitique 25:11.

Pourquoi ne coupait-on pas aussi la main d’un homme pour le même motif ?
De toute évidence, cette loi est celle de Moïse, et relevait de la tradition. Est-
il juste de mutiler une mère de famille pour avoir sauvé ainsi son mari d’une
grave agression ? Jésus reprochait aux pharisiens l’application stricte de ces
traditions aux dépens de vraies valeurs du cœur, telles que la justice, la bonté
et la miséricorde. Jésus, le médiateur de la nouvelle alliance, n’avait pas
besoin d’autant de lois. Le simple commandement : « Fais à autrui ce que
tu aimerais qu’on te fasse. » résume beaucoup de lois ; ou encore : « Tu
dois aimer ton prochain comme toi-même. »

Se laver les mains rituellement jusqu’aux coudes faisait partie de ces
traditions juives. L’islam ne produit rien de nouveau. Il est un retour
dangereux dans le passé, comme cet apologiste du Coran l’a lui-même fait
remarquer en disant que « Mohammed ne fait que reprendre ce que l’Eternel
a donné dans la « charia de Moïse ». Il ignore que tout ce que disait Moïse ne
provenait pas forcément de Dieu.

Une tribu pouvait, par exemple, indépendamment de la volonté de Dieu,
décider d’agrandir son territoire en attaquant des villes éloignées des nations.
C’est ce qui incita Moïse à règlementer ces guerres pour éviter des
débordements. Des confusions entre les lois de Dieu, les coutumes ancestrales
et des concessions faites par Moïse, étaient possibles. En effet, le tout était
regroupé sous la dénomination de « lois de Moïse ». Celui-ci leur dit :

« Quand tu t’approches d’une ville pour combattre contre elle, alors tu
devras lui faire connaître les conditions de paix. Et il arrivera que, si
elle te fait une réponse pacifique et si elle s’est ouverte à toi, alors tout
le peuple se trouvant en elle deviendra tien pour le travail forcé, et ils
devront te servir. » (Deutéronome 20:10, 11).

« Si elle n’accepte pas la paix avec toi et qu’elle veuille te faire la
guerre, alors tu l’assiégeras…Tu en feras passer tous les mâles par
l’épée. Mais tu prendras pour toi les femmes, les enfants, le bétail, tout
ce qui sera dans la ville, tout son butin, et tu mangeras les dépouilles de
tes ennemis que l’Eternel, ton Dieu, t’auras livrés. »

« C’est ainsi que tu feras pour toutes les villes qui seront très éloignées
de toi, celles qui ne font pas partie des villes de ces nations-ci. C’est
uniquement des villes de ces peuples-ci que Yahvé ton Dieu te donne en
héritage, que tu ne devras garder en vie aucune chose qui respire. »
(Deutéronome 20:15, 16).

Mais les juifs n’appliquèrent que les commandements de Moïse relatives à la
guerre en réduisant les cananéens en esclavage. Ils se mirent alors à agir
comme eux. C’est pourquoi Dieu mit fin très rapidement aux guerres saintes
et ne chassait plus les Cananéens conformément à ce qu’Il leur avait dit. En
reproduisant le comportement de Mahomet, les dirigeants de l’état islamique
perpétuaient sans le savoir cette loi de Moïse, pensant qu’elle venait de
Dieu. Comme l’apôtre Paul l’a souligné, les lois de Moïse n’étaient pas
parfaites.

Pour que le Créateur opère un changement de cap et agrée une nouvelle
religion en désapprouvant la première, même si, en réalité, Il ne fait que
modifier certains critères, il doit y apporter non seulement des améliorations
positives, mais pour éviter de surprendre tout le monde, ces améliorations
doivent s’inscrire dans un cadre prophétique, elles doivent avoir été
annoncées par les prophètes, comme cela été le cas du christianisme en
rapport avec les commandements pacifiques de Jésus.

Si les juifs avaient accepté le message de paix de Jésus et avaient renoncé à la
guerre et à toutes ces lois lourdes, souvent impitoyables de Moïse, on aurait
parlé d’un judaïsme renouvelé, dépouillé de ses imperfections. Le
christianisme, qui n’est qu’une désignation, n’aurait probablement pas existé.
Dieu ne change pas les religions. Seuls ses commandements comptent. Je ne
vois donc pas comment l’islam pourrait remplacer le christianisme et le
judaïsme, alors qu’il ne propose rien de nouveau, rien qui reflète la justice de
Dieu.

Le retour à la guerre sainte n’a rien d’une avancée positive. L’apologie de la
haine envers les non-musulmans, principalement envers les juifs et les
chrétiens, confirme que cette religion n’a rien de divin. Ceux qui présentent
l’islam aux occidentaux comme une religion entièrement pacifique en
montrant sourate 2:256, où il est dit « Pas de contrainte en matière de
religion » n’ignorent pas qu’il s’agit d’un texte abrogé, qui ne sert
absolument à rien.

En effet, l’islam est tout et son contraire : d’un côté il interdit le meurtre,
d’un autre côté il donne ordre de tuer les idolâtres et ceux qui le quittent. Il
interdit le mensonge dans certaines circonstances, mais l’autorise dans
d’autres. Il déclare corroborer la Bible et cite le nom de nombreux
prophètes, mais interdit aux musulmans d’ouvrir une Bible pour lire leurs
prophéties.

Le Coran déclare qu’Allah est juste, clément et " Très Miséricordieux ", mais
enseigne en même temps qu’Il nous fera brûler éternellement en Enfer pour
un oui ou pour un non. Il interdit le vol et conseille de mutiler les voleurs
tenaillés par la faim ; mais cautionne la razzia et les raids nocturnes pour
piller les villages. Mahomet punit de mort l’adultère des femmes, mais
autorise les hommes à violer les épouses des non-musulmans. Ils ont même le
droit de coucher avec leurs esclaves femelles, ce qui serait offensant pour
l’homme en occident.

Pour l’islam, les esclaves femelles ne sont pas des êtres humains. Ces lois sont
faites pour les hommes. Même sans tenir compte des textes abrogés, il est
évident pour quiconque est sincère, que le Coran est rempli de
contradictions. Pourtant sourate 4:82 s’en défend en ces termes :

« Ne méditent-ils donc pas sur le Coran ? S’il provenait d’un autre
qu’Allah, ils y trouveraient, certes, maintes contradictions ! »

Ce verset, détaché de tout contexte est si paradoxal que le grand Sami
Aldeeb, le seul qui ait traduit en langue arabe le Coran dans l’ordre
chronologique des soi-disant révélations, pense qu’il s’agit d’un signal codé
de quelqu’un qui était contraint de participer à l’écriture du Coran, afin de
prouver que ce livre ne vient pas de Dieu.

Il est invraisemblable que le Créateur ait à se défendre et à se justifier dans
des termes pareils pour prouver quoi que ce soit aux humains, comme s’Il
était acculé sans aucune porte de sortie. Pourtant, sourate 48:23 va encore
plus loin en prétendant qu’Allah ne change jamais ses règles. On y lit :

« Telle est la règle d'Allah appliquée aux générations passées. Et tu ne
trouveras jamais de changement à la règle d'Allah » (sourate 48:23).

Quoi dire de plus ? Dieu serait-Il juste s’Il nous condamnait pour n’avoir pas
cru dans le livre de cet homme et pour n’avoir pas imité ses actes injustes,
que seuls les extrémistes acceptent de suivre ? Est-ce vraiment Dieu qui a
prétendu qu’il était un bel exemple ? Pourquoi Dieu n’a jamais démontré, ne
serait-ce qu’une fois, oui, qu’une seule fois, qu’Il était son envoyé ?

Si Jésus était un guerrier, s’il apprenait ses disciples à prendre les armes, ceux-
ci auraient conservé cette attitude guerrière, ils auraient pris part à la révolte
des juifs en l’an 66. Paul a déclaré : « Nous n’avons pas à lutter contre la
chair et le sang […], mais contre les maîtres mondiaux de ces ténèbres,
contre les forces spirituelles méchantes dans les lieux célestes. » Ephésiens
6:11, 12.

Les premiers chrétiens ne faisaient pas la guerre ; mais on peut comprendre
qu’un musulman puisse croire le contraire en lisant le Coran. Par exemple
sourate 61:14 déclare :

« Ô vous qui avez cru ! Soyez les Alliés d’Allah, à l’instar de ce que
Jésus, fils de Marie a dit aux apôtres : « qui sont mes alliés (pour la
cause) d’Allah ? » - Les apôtres dirent : « Nous sommes les Alliés
d’Allah. » Un groupe des enfants d’Israël cru, tandis qu’un groupe nia.
Nous aidâmes donc ceux qui crurent contre leurs ennemis, et ils
triomphèrent. »

Quel mensonge ! Le Coran ne précise pas le sens de triompher, car son but
est d’induire en erreur. En effet, les premiers chrétiens furent persécutés onze
des douze apôtres sont morts en martyrs ; à l’exception de Jean. Le Coran
est un livre obscure, plein de sous-entendus.