COMMENTAIRES BIBLIQUES GRATUITS SUR GENÈSE

Versets extraits de la Bible de J. N. Darby.

CHAPITRE 2:15-25

La création

4. L'homme en Éden. Union d'Adam et Ève

L'homme responsable : v.15-17

15 Et l’Éternel Dieu prit l’homme et le plaça dans le jardin d’Éden pour le cultiver et pour le garder.
16 Et l’Éternel Dieu commanda à l’homme, disant : Tu mangeras librement de tout arbre du jardin ;
17 mais de l’arbre de la connaissance du bien et du mal, tu n’en mangeras pas ; car, au jour que tu en mangeras, tu mourras certainement.

Adam est placé en Éden pour cultiver le jardin, activité heureuse et exempte de peine au milieu d'une nature pleine de fraîcheur; mais il doit aussi le garder; il manquera de vigilance quand il laissera s'approcher le serpent rusé.
Deux arbres sont mis en évidence en Éden : l'arbre de vie et l'arbre de la connaissance du bien et du mal. Ils sont tous deux au milieu du jardin (2:9; 3:3), donc près l'un de l'autre, semble-t-il, réellement et symboliquement. Adam peut goûter de tout arbre du jardin; l'arbre de vie peut permettre de perpétuer dans l'innocence une vie heureuse. Mais défense est faite de manger du fruit de l'arbre de la connaissance du bien et du mal.
Cette question du bien et du mal, Dieu seul peut la résoudre. Le devoir de l'homme est de faire confiance à Dieu et d'obéir à son commandement. N'est-il pas déjà abondamment béni en Éden?


L'union de l'homme et de la femme : v.18-25

18 Et l’Éternel Dieu dit : Il n’est pas bon que l’homme soit seul ; je lui ferai une aide qui lui corresponde.
19 Et l’Éternel Dieu forma de la terre* tous les animaux des champs et tous les oiseaux des cieux, et les fit venir vers l’homme pour voir comment il les nommerait ; et tout nom que l’homme donnait à un être vivant fut son nom.
— v. 19 : "litt." : du sol.
20 Et l’homme donna des noms à tout le bétail, et aux oiseaux des cieux, et à toutes les bêtes des champs. Mais pour Adam*, il ne trouva pas d’aide qui lui correspondît.
— v. 20 : "ailleurs" : homme ("ici, sans l’article").

Au verset 19, l'homme est invité par Dieu à donner, dans un acte d'autorité, un nom à chaque être vivant. Adam s'en acquitte, mais parmi l'ensemble des êtres créés, aucun ne correspond à ses facultés supérieures, et ne répond aux besoins intimes de ses affections. Aussi reste-t-il seul et cela n'est pas bon. Alors Dieu va tirer de l'homme lui-même la femme qui pourra partager avec lui pensées, sentiments et activités. Elle sera une aide, pas une servante, sans doute créée à cause de l'homme, procédant de lui, n'ayant pas la même autorité, mais recevant la prérogative de donner naissance (1 Cor.11:7-12). Pour la période chrétienne, l'Écriture enseignera qu'ils sont égaux dans le Seigneur.

Formation de l'épouse : v. 21-23

21 Et l’Éternel Dieu fit tomber un profond sommeil sur l’homme, et il dormit ; et il prit une de ses côtes, et il en ferma la place avec de la chair.
22 Et l’Éternel Dieu forma* une femme de la côte qu’il avait prise de l’homme, et l’amena vers l’homme.
— v. 22 : "litt." : bâtit.
23 Et l’homme dit : Cette fois, celle-ci est os de mes os et chair de ma chair ; celle-ci sera appelée femme ("Isha"), parce qu’elle a été prise de l’homme ("Ish").


Dieu forma une femme de la côte qu'il avait prise de l'homme. Elle est tirée non de la tête (autorité), ni du pied (servitude), mais d'une partie du corps qui symbolise tout à la fois la protection (sous le bras) et l'affection près du coeur). Telle devra être sa vraie place comme aide de l'homme. Adam, à son réveil, la reçoit de la main de Dieu avec émerveillement et reconnaissance : "Celle-ci est os des mes os et chair de ma chair" (v.23). Il peut jouir dès cet instant d'une pleine satisfaction, dans une communion d'amour avec son épouse qui lui correspond en tous points. Il en est ainsi lorsqu'un croyant attend patiemment le moment de Dieu et dépend de lui pour s'unir à celle qu'il aimera d'un amour inconnu jusqu-là, étant une seule chair avec elle. Ainsi l'homme s'attache à sa femme et mesure l'intimité du privilège de lui être joint.
Jésus Christ devra connaître le profond et douloureux sommeil de la mort, pour acquérir son épouse à la résurrection. Il se fera reconnaître de ses disciples par les marques des blessures inscrites dans sa chair (v.21) (Luc 24:39,40; Jean 20:27).

L'institution du mariage : v.24

24 C’est pourquoi l’homme quittera son père et sa mère, et s’attachera à sa femme, et ils seront une seule chair.

Le verset 24 pose les bases du mariage et en précise trois aspects qui resteront valables pour tous les temps :
- son aspect juridique : l'homme "quittera"; un nouveau foyer est créé
- son aspect affectif : il s,attachera à sa femme
- son aspect physique : ils seront une seule chair
La véritable unité d'un couple est dans le respect de ces trois points, sinon rien n'est solide.
Cette unité nouvelle du couple, "une seule chair" est liée, non pas à une identité de conformation mais à une complémentarité, l'un apportant à l'autre ce qui peut l'enrichir. Le vrai bonheur est dans l'union des coeurs et des corps sans le moindre égoïsme. dans la période chrétienne, le croyant en trouvera sa source "dans le Seigneur" (1 Cor. 7:39; 11:11).

Le verset 24 est cité trois fois dans le Nouveau Testament, et nous conduit dans ces passages à trois pensées capitales :
1 - en Matthieu 19:5, le Seigneur Jésus lui-même met en évidence les liens indissolubles du mariage : c'est une institution divine établie par Dieu dès le commencement; l'homme n'a pas le droit de l'accommoder à sa fantaisie : "Ils ne sont plus deux, mais une seule chair. Ce donc que Dieu a uni, que l'homme ne le sépare pas". Le Seigneur en reste là et ne fait ensuite que réfuter les arguties des hommes.
2- En 1 Corinthiens 6:16, la Parole de Dieu condamne formellement toute relation sexuelle entre l'homme et la femme en dehors des liens du mariage, qu'elle soit unique, passagère ou durable. C'est un péché très grave parce qu'il souille le corps, temple du Saint Esprit chez le croyant et parce que tout homme qui commet un tel acte méprise la volonté de Dieu.
3 - En Éphésiens 5:31, l'Esprit Saint nous conduit à propos du mariage dans une intimité d'amour, mais aussi de soumission. Il place devant nous - exemple et pensée première de Dieu tout à la fois - le grand mystère de l'union de Christ et de l'Assemblée.

L'homme quittera son père et sa mère : ces liens de dépendance ont leur fin dans le mariage. Cela doit être réalisé en pratique, bien que l'honneur dû à son père et à sa mère ne puisse jamais être mis en question jusqu'à la fin de la vie.

25 Et ils étaient tous deux nus, l’homme et sa femme, et ils n’en avaient pas honte.
Au verset 25, l'homme et la femme sont nus dans l'état d'innocence, et ils n'en ont pas honte. L'innocence et la nudité ne dureront pas. Mais la transparence dans tous les détails et tous les moments de la vie d'un couple doit permettre aux époux de n'avoir jamais honte l'un de l'autre. Ceci est la condition du bonheur conjugal.