VERSETS :  Luc 2 :36-39
COMMENTAIRE :
Une prophétesse rencontre Jésus :  Luc indique les origines d’Anne, ainsi que son âge son rôle social et religieux; mais rien de cela pour Siméon. Peut-être faut-il y voir une différence de statut sociologique entre hommes et femmes, dans le judaïsme de l’époque… Soulignons tout de même que peu de prophétesses sont mentionnées dans la Bible ; 4 sont citées dans l’Ancien Testament, mais le Nouveau Testament est peu bavard à ce sujet.
Une prophétie sans paroles :  Cette femme est prophétesse, mais fait amusant, nous ne savons rien de ce qu’elle a dit. C’est une prophétesse sans paroles ; par contre, sa vie parle. Nous ne pouvons qu’être émerveillés par son attitude ; elle ne quitte pas le Temple ! Ce qui peut signifier qu’elle désire et fait tout pour rester dans la présence de Dieu. Elle le manfeste symboliquement en restant dans le Temple, mais elle le vit aussi très concrètement en priant et en jeûnant. Elle a su voir en Jésus le Rédempteur (cf. vs. 38). Tel Siméon, elle a su lire par le Saint-Esprit, les événements qui se déroulaient sous ses yeux. Suite à sa rencontre avec l’enfant, elle loue Dieu. Elle a une attitude de reconnaissance et elle annonce la Bonne Nouvelle de Jésus. Comme c’est le cas pour les bergers, sa rencontre avec Jésus la met en mouvement. Elle ne peut pas garder pour elle seule ce qu’elle a découvert ; elle en parle à Dieu, et à ceux qui étaient prêts à entendre ce message.Anne est un exemple de prophétesse. Car sans savoir ce qu’elle dit, nous découvrons pourtant le cœur de son message : une vie parle plus que des paroles.
RÉFLEXION :
Certains voient en Siméon le symbole de la Loi, et en Anne le symbole de la prophétie. Ces deux personnes souligneraient ainsi la fin de l’ancienne alliance, souvent caractérisée par la loi des prophètes. La place serait ainsi laissée à la nouvelle alliance en Jésus.