VERSETS :  Luc 2 :27-35
COMMENTAIRE :
Siméon rencontre l’enfant-Jésus :  Siméon voit en cet enfant le salut promis depuis longtemps. C’est pourquoi il pourra dire à Dieu qu’il peut maintenant le laisser reposer en paix. Bien que cet homme aitcertainement été versé dans les Écritures et qu’il ait vu en Jésus la réalisation des prophéties et le Messie promis, sa réaction manifeste ce à quoi tout homme aspire :  rencontrer celui qui pourra répondre à sa quête la plus profonde et la plus intime. C’est bien quand cette rencontre a eu lieu, que nous pouvons envisager, tel Siméon, la mort en paix. En effet, la problématique métaphysique qui nous turlupine tous ne peut être fondamentalement résolue qu’en Jésus. Noël est l’histoire d’une naissance qui nous permet d’apprivoiser un peu mieux notre mort (du moins je l’espère). Siméon peut s’en aller, car il sait maintenant qui est celui qui répond à son questionnement, et aussi au problème de l’humanité entière. Dans sa prière, Siméon voit en effet au-delà d’Israël ; il voit en l’enfant-Jésus celui qui a été préparé devant tous les peuples et qui éclaire les nations.
Une prophétie :  Siméon s’est réjoui de voir l’enfant, et il prophétise aussi sur sa mission. Jésus est la pierre fondatrice, le rocher protecteur, mais aussi la pierre d’achoppement ou de contradiction. Cet enfant est et sera incontournable pour ceux qui croient. Comme pour ceux qui ne croient pas. Certains buteront sur qui il est, d’autres trouveront en lui leur force. De plus, les souffrances sont déjà annoncées. L’épée qui va transperser l’âme de Marie, sont les souffrances qu’elle va subir en voyant son fils souffrir.
À MÉDITER :
Cet enfant est destiné à être une occasion de chute ou de relèvement. Il sera un signe qui suscitera la contradiction.