S'IL Y AVAIT UN BON DIEU ...

traité de Dijon

Il nous faut regarder la réalité en face !

Tout ne va pas pour le mieux dans notre société de cette fin de second millénaire après Jésus-Christ. L'injustice est flagrante partout. Nous avons tous, une fois ou l'autre, crié très fort ou simplement murmuré :  " C'est injuste, trop injuste ! ". Nous avons peut-être aussi pointé un doigt accusateur vers les riches, les patrons, les politiques, les criminels, les agresseurs d'enfants ou les terroristes.

Et puis nous avons probablement levé les yeux vers le ciel en marmonnant :  " S'il y avait un bon Dieu ... " Car, en fait on ne peut pas faire porter aux hommes le poids de toutes les injustices, de toutes les catastrophes, de tout le mal de la planète :  Dieu aussi est responsable !  En effet, pourquoi le cancer a-t-il emporté mon petit garçon, mon mari bien-aimé ? Pourquoi ce tremblement de terre, ces inondations et tant de morts ? Pourquoi Dieu permet-il ces malheurs ? Pourquoi n'empêche-t-il pas tout cela s'il est tout-puissant, s'il est amour ?


La tentation de l'innocence


C'est vrai, il y a des raisons de ne pas comprendre, de se révolter, d'accuser Dieu d'injustice, d'indifférence ou d'impuissance. Mais ne devons-nous pas aussi reconnaître que nous avons notre part de responsabilité ? Nous ne sommes pas tout à fait innocents non plus. Seul celui qui n'a jamais commis d'injustice peut " jeter la pierre à l'autre ". Quand nous acceptons d'examiner nos motivations et nos comportements, nous devons bien nous reconnaître coupables aussi. Mais la tentation de l'innocence est grande aujourd'hui et la plupart de nos contemporains y succombent. " Personne ne veut être tenu pour responsable, chacun aspire à passer pour un malheureux, même s'il ne traverse aucune épreuve particulière " écrit Pascal Bruckner(1).


Une réponse à nos questions


Qui est responsable ? Qui est le coupable ? Où trouver la réponse à l'injustice, un soulagement à la souffrance, la délivrance pour les opprimés ?

La Bible répond ! Elle n'apporte pas seulement une explication. Quelle explication pourrait, en effet, apaiser nos souffrances, diminuer nos détresses, guérir nos blessures ? Pour trouver des solutions, les hommes nomment des commissions, établissent des observatoires, organisent des conférences. La Bible dit que Dieu est venu à la rencontre des hommes. En Jésus-Christ, il s'est fait connaître. L'Évangile nous fait comprendre que Dieu a accepté d'être accusé et déclaré coupable de toutes les injustices, de tous les crimes. Plus encore, il a accepté d'être condamné.

" Jésus-Christ a souffert et il est mort, lui le juste pour des injustes " a écrit l'apôtre Pierre(2). Le prophète Ésaïe avait annoncé avec une précision remarquable " qu'il porterait nos souffrances, qu'il se chargerait de nos douleurs, qu'il serait puni pour nos fautes et que par ses blessures nous serons guéris(3) ".


N'accusons plus Dieu !


N'accusons plus Dieu. En Jésus-Christ il a parlé, il a donné une réponse à nos questions. En acceptant d'être considéré comme responsable et en se laissant crucifier comme un criminel, il a donné la preuve de son amour. En ressuscitant d'entre les morts, il a fait la démonstration de sa puissance.

Reconnaissons donc notre part de responsabilité. Avouons que nous sommes aussi coupables et acceptons le pardon que Dieu nous offre. Nous n'accuserons plus Dieu car nous aurons découvert qu'il n'est pas contre nous, mais pour nous. Nous comprendrons que s'il a payé de sa vie pour réparer toutes les injustices, il nous aidera aussi à vivre autrement.


Plus jamais seul !


Nous ne serons plus seuls dans l'épreuve, sa présence va tout changer. Il sera là pour nous consoler, nous encourager et nous redonner espoir. Plus encore, il nous rendra capables de comprendre les autres. Les autres, ces opprimés, ces affligés, ces malheureux qui ont besoin que quelqu'un s'intéresse à eux, les écoute et soulage leurs souffrances.


NOTES


(1)  " La tentation de l'innocence " de Pascal Bruckner
(2)  Première lettre de Pierre, chapitre 3, verset 18
(3)  Livre du prophète Ésaïe, chapitre 53, versets 1 à 7


AUTEUR :  Francis Bailet