Peut-on connaître le jour de la fin du monde ?

Soyons bref, la réponse est non. D’autant plus que, selon les prophéties de
l’Apocalypse, l’intervention de Dieu ne se fera pas en un jour. Néanmoins,
Jésus donna des signes permettant d’en déterminer l’époque :

« Tandis qu’il était assis sur le mont des oliviers, les disciples s’avancèrent
vers lui en particulier et dirent : « Dis-nous quand ces choses auront-elles
lieu, et quel sera le signe de ta présence et de la fin du monde.

« En réponse Jésus leur dit : « Vous allez entendre parler de guerres et
de nouvelles de guerres, veuillez à ne pas être terrifiés. Car il faut que
ces choses arrivent (…)

« Car nations se lèveront contre nations, et royaumes contre royaumes, et
il y aura des disettes et des tremblements de terre dans un lieu après
l’autre. Toutes ces choses sont un commencement des douleurs.

« Et beaucoup de faux prophètes se lèveront et en égareront beaucoup.
Et cette bonne nouvelle du royaume sera prêchée dans toute la terre
habitée, en témoignage pour toutes les nations ; et alors viendra la fin ».
(Matthieu 24:3 à 31).

Ce que vous entendez aujourd’hui fait partie de cette bonne nouvelle. Elle sera
un témoignage pour toutes les nations, dit Jésus, et pas seulement pour un
groupe d’hommes, comme Mahomet l’enseigne, en prétendant que Dieu a
donné aux chrétiens, aux juifs et aux musulmans des lois spécifiques.

Jésus poursuivit :

« Car alors, il y aura une grande tribulation telle qu’il n’y en a pas eu
depuis le commencement du monde jusqu’à maintenant, non, et qu’il n’y en
aura plus jamais. Oui, si ces jours-là n’étaient écourtés, nulle chair ne
serait sauvée ; mais à cause de ceux qui ont été choisis, ces jours-là
seront écourtés.

« Aussitôt après la tribulation de ces jours-là, le Soleil sera obscurci, et
la lune ne donnera pas sa lumière, et les étoiles tomberont du ciel, et les
puissances des cieux seront ébranlées. (...) » Etc.

L’expression « étoiles tomberont du ciel » est à prendre dans un sens
symbolique. Dans le livre de l’Apocalypse, les étoiles peuvent symboliser des
créatures célestes ; mais ici, elles semblent désigner le chaos. Comme vous
pouvez le constater, Jésus n’a fourni aucune date. Par contre, les prophéties de
Daniel en donnent, mais ces dates ne nous disent rien pour le moment. Pour
mieux le comprendre, réexaminons la prophétie du bélier et du bouc.

Le bouc représentait la Grèce. Les quatre cornes qui s’élèveraient après coup
sont les quatre généraux d’Alexandre. De l’influence territoriale de l’un des
quatre généraux devrait sortir une petite corne, qui est Rome.

L’ange Gabriel dit que Rome devrait grandir jusqu’à détruire le sanctuaire de
Dieu et la ville sainte. Ce qui se produisit en l’an 70 après Jésus. C’est alors
qu’un ange demanda à un autre ange de la vision de Daniel jusqu’à quand la
ville sainte serait piétinée. L’ange lui donna une date. C’est cette date qui nous
intéresse. Pour plus d’information, relisons quelques-uns de ces versets :

« Quant au bouc, (Grèce) il prit de grands airs jusqu’à l’extrême ; mais dès
qu’il devint fort, la grande corne fut brisée, et à sa place montèrent alors,
de façon très apparente, quatre cornes vers les quatre vents des cieux.

« Et de l’une d’elle sortit une autre corne, une petite ; (Rome) et elle
grandissait beaucoup vers le sud, vers le levant et vers la parure.
« Et elle continua de grandir jusqu’à l’armée des cieux, si bien qu’elle fit
tomber à terre quelques-uns de cette armée et quelques-unes des étoiles,
et elle se mit à les piétiner.

« Elle s’éleva jusqu’au chef de l’armée, lui enleva le sacrifice perpétuel, et
renversa le lieu de son sanctuaire. L’armée fut livrée avec le sacrifice
perpétuel, à cause de la transgression. Et elle jeta la vérité par terre ; et
réussit dans ses entreprises ».

Daniel raconta un peu plus loin :

« J’entendis parler un saint ; et un autre saint dit à celui qui parlait : ‘Dans
combien de temps s’accomplira la vision sur le sacrifice perpétuel et de la
transgression qui cause la désolation“ ? Jusqu’à quand le sanctuaire et
l’armée seront-ils foulés ?’

« Et il me dit : ‘Deux mille trois cents soirs et matins ; puis le sanctuaire
sera établi dans sa vraie condition. » Daniel 12:8 à 11.

Le sanctuaire dans sa vraie condition ne sera pas terrestre, il s’agira de la ville
sainte, symbolisée par les prémices ou les deux témoins, que les nations, la bête
léopardée principalement, fouleront aux pieds pendant 42 mois. Ils monteront
au ciel à la fin du sixième sceau. C’est ce qu’Apocalypse 11:11, 12 appelle le
deuxième malheur.

Il est facile de comprendre que les deux mille trois cents soirs et matins de
la prophétie de Daniel sont en réalité 2300 ans. On a déjà appliqué ce principe
ailleurs. La ville de Jérusalem fut foulée aux pieds et détruite en l’an 70 après J-
C.- par des armées romaines. Donc, si on comptait 2300 ans à partir de l’an
70, on aboutirait à l’année 2370 de notre ère. C’est aussi l’explication des juifs.
Mais eux attendent un autre Messie. Ils sont en décalage avec le dessein de
Dieu.

Mais l’année 2370 ne sera pas celle de la fin du monde dans le sens courant du
terme. Ce sera la fin légale du règne de Satan. C’est l’année du rétablissement
du lieu saint, lieu saint symbolisé par les prémices, que l’on appelle aussi ville
sainte, Jérusalem céleste, deux prophètes.

L’ange Gabriel ajouta, disant à Daniel : « Et depuis le temps où le sacrifice
perpétuel aura été supprimé, et où aura été mise en place l’abomination du
dévastateur, il y aura mille deux cent quatre-vingt-dix jours. »

Ce lieu saint commencera à être foulé aux pieds par la bête léopardée après la
résurrection des prémices décédées et sera supprimé quelques années après. Si
les mille deux cent quatre-vingt-dix jours après cette suppression,
correspondaient à des années, Dieu devrait attendre encore mille deux cent
quatre-vingt-dix ans pour intervenir contre les méchants, alors que la prophétie
parle d’un temps et une époque en ce qui concerne la prolongation de vie
accordée aux bêtes.

Voilà pourquoi nous pensons que les 1290 jours sont des jours réels, d’autant
plus que l’ange emploie des termes que l’on retrouve en Apocalypse au sujet
des deux témoins. Daniel raconte :
« Alors l’un des deux (anges) dit à l’homme vêtu de lin qui était au-dessus
des eaux du fleuve : ‘Combien de temps jusqu’à la fin des choses
prodigieuses ?’ J’entendis alors l’homme vêtu de lin qui était au-dessus des
eaux du fleuve, lorsqu’il leva vers les cieux sa main droite et sa main
gauche et jura par Celui qui est vivant pour des temps indéfinis :

« Ce sera pour un temps fixé, des temps fixés, et une moitié. Et dès
qu’on aura achevé de fracasser la vigueur du peuple saint, toutes ces
choses prendront fin. » (Daniel 12:6, 7).

On peut donc supposer que la fin des choses prodigieuses concerne la montée
au ciel des prémices. Nous avons vu dans le livre de l’Apocalypse qu’un temps
fixé, des temps fixés et une moitié, correspondent à trois ans et demi, ou 42
mois, ou 1260 jours.

C’est la durée pendant laquelle les nations fouleront aux pieds la ville sainte,
appelée aussi « deux témoins ». C’est aussi la durée pendant laquelle ils
devront prophétiser. Plus d’un demi-millénaire sépare la prophétie de Daniel
de celle de l’Apocalypse. Pourtant nous avons l’impression qu’elles ont été
écrites par une même personne.

Or, selon l’Apocalypse 11:3 et 7, le lieu saint, symbolisé par les prémices, aura
fini d’être foulé aux pieds après les 1260 jours de leurs déclarations
prophétiques, ou trois ans et demi. Mais étant donné que le livre de Daniel
parle, lui, de 1290 jours, peut-être faudra-t-il y ajouter un nouveau mois de 30
jours pour le rétablissement du lieu saint.

Rappelons que le rétablissement du lieu saint n’est pas la fin du monde. C’est la
prise du pouvoir invisible du Christ, ou la perte légale de l’autorité de Satan sur
le monde. Mais ce ne sera pas l’intervention finale de Dieu contre les méchants.
La prophétie de Daniel raconte : « Quant au reste des bêtes, leur
domination fut ôtée, et on leur donna une prolongation de vie pour un
temps et une période. » Daniel 7:12.

Nous ignorons à quoi correspond cette prolongation de vie pour un temps et
une période, Elle pourrait signifier une durée indéterminée, ou peut-être deux
ans (1 + 1). Les prophéties de Dieu sont tellement précises que si nous
connaissions à quoi correspond l’expression « un temps et une période »,
nous connaîtrions l’année du début de la fin du monde.

Résumons : Après la résurrection des prémices, il s’écoulera cinq mois, ou 150
jours avant qu’elles ne commencent leur prédication (Apo. 9:1 à 11). Elles ne
seront plus des « sauterelles » mais des « chevaux ».

Après cela, elles devront prêcher 3 ans et demi ou 42 mois (1260 jours)
pendant lesquels les nations les fouleront aux pieds et les supprimeront
(symboliquement). Il s’écoulera après cela trois jours et demi avant leur
montée au ciel (Apo. 11:11).

L’ange Gabriel dit encore à Daniel : « Heureux celui qui reste dans l’attente
et qui arrive aux mille trois cent trente-cinq jours. Quant à toi, marche
vers ta fin, tu te reposeras, et tu seras debout pour ton héritage à la fin
des jours. »

L’ange ne dit pas à Daniel qu’il possède une âme qui irait vivre dans l’un des
sept cieux de Mahomet avec des Houris, il lui dit qu’il se reposera (dans le
sommeil de la mort) et qu’il sera debout à la fin des temps.

Ces 1335 jours sont à compter à partir de quel événement ? Nous n’avons
aujourd’hui aucun point de repère pour l’expliquer. Par ailleurs, Apocalypse dit
que la cuve fut foulée hors de la vigne (le monde de Satan), et du sang est sorti
de la cuve, jusqu'aux mors des chevaux, sur une distance de mille six
cents stades. Apo. 14:18 à 20.

Nous ne savons pas pour le moment quand commence les 1600 stades.
Nous savons seulement qu’un stade (mesure grecque) correspond à 185
mètres.