Le Nouveau Testament a-t-il pris naissance avec Constantin ?


Un certain prédicateur musulman sur internet affirme que le nouveau
testament a pris naissance avec Constantin en 325. Mais se trompe-t-il, ou
ment-il consciemment ? Le nouveau testament est composé de quoi ? Il est
composé des quatre évangiles relatant la vie de Jésus. Qui d’autres que les
apôtres, sachant qu’ils allaient disparaître, pouvaient les écrire ? Par ailleurs,
ils portent leurs noms. Probablement que les congrégations chrétiennes, très
distantes, avaient des évangiles écrits par des apôtres différents.

Le Nouveau testament est composé également des lettres, ou épitres, que les
apôtres envoyèrent aux congrégations. Tout comme les quatre évangiles, ces
lettres étaient contemporaines des apôtres, puisqu’elles viennent d’eux.
L’écriture du nouveau testament a donc commencé du vivant des apôtres.

Il comprend aussi le livre des actes des apôtres. Il suffit de le lire pour
comprendre qu’il n’est pas une invention de Constantin. Le nom des lieux,
des gens, sont cités, les faits sont racontés avec des détails époustouflants
qu’on a l’impression que l’auteur a dû faire appel aux gens qui ont vécu ces
événements.

Le livre des actes est un livre historique au même titre que les récits trouvés
dans le pentateuque. Il raconte la persécution des premiers chrétiens, la mise
à mort du disciple Jacques par Hérode, la descente de l’Esprit-saint sur les
120 disciples, la délivrance de Pierre de la prison par un ange et surtout, les
péripéties rencontrées par Paul au cours de son voyage à Rome pour être
jugé.

Le dernier livre du Nouveau testament est celui de l’Apocalypse, ou
Révélation, que Dieu fit sceller. C’est un livre prophétique qui concerne les
derniers jours de la fin du monde. Le fait que certaines d’entre elles se
réalisent de nos jours, prouve que notre époque englobe ce que nous
appelons les derniers jours, ou temps fixé.

L’Apocalypse fut donnée à l’apôtre Jean à la fin du premier siècle vers 96 -
98 de notre ère, alors qu’il était en résidence surveillé sur l’île de Patmos. Ces
messages du Christ étaient destinés à toutes les congrégations de l’époque.
Jésus déclare :

« Moi, Jésus, j’ai envoyé mon ange vous attester ces choses pour les
congrégations (…) je suis l’étoile brillante du matin. « J’atteste à
quiconque entend les paroles de la prophétie de ce rouleau : si quelqu’un
ajoute à ces choses, Dieu lui ajoutera les plaies qui sont écrites dans ce
rouleau. Et si quelqu’un retranche quelque chose aux paroles du rouleau
de cette prophétie, Dieu retranchera sa part des arbres de vie. »

On peut également lire en Apocalypse 1:10 et 11, où Jean raconte :

« Par inspiration je me suis trouvé au jour du Seigneur, et j’ai entendu
derrière moi une voix forte comme celle d’une trompette, disant : « Ce
que tu vois. Ecrits-le dans le rouleau et envoie-le aux sept
congrégations : à Ephèse, et à Smyrne, et à Pergame, et à Thyatire, et à
Sardes, et à Philadelphie, et à Laodicée. »

Comme je l’ai déjà dit, on imagine mal que Jean ait gardé ces messages pour
lui sans les faire parvenir à ceux à qui ils étaient adressés. Il est difficile de
croire que des chrétiens aient osé modifier quoi que ce soit du livre de
l’Apocalypse après ces paroles du Christ. Cela signifie que tout de suite après
l’an 98, plusieurs congrégations pouvaient lire le livre de l’Apocalypse que
nous possédons aujourd’hui. L’écriture du nouveau testament a donc
commencé avec les apôtres et s’est achevée avec le dernier des apôtres, Jean.

Ce qui a été fait plus tard, c’est la compilation des quatre évangiles, du livre
des actes des apôtres, des épîtres et du livre prophétique de l’Apocalypse.
Ces livres furent réunis plus tard avec l’ancien testament pour former la Bible
chrétienne. Les premières prophéties de Dieu n’ont pas été rejetées, comme
l’a fait le Coran. Il y a une continuité dans le message divin. Avec Mahomet,
c’est la rupture totale sous prétexte de falsification.

Jean raconte : « Par inspiration je me suis trouvé au jour du Seigneur… »
Puisque certaines de ces prophéties trouvent leurs s’accomplissements à notre
époque, cela constitue une preuve que notre époque est englobée dans ce
que les apôtres appellent « le jour du Seigneur ». Il ne s’agit pas d’un seul
jour.