Un livre sacré peut-il contredire les paroles scellées de Dieu ?




Un livre saint ne peut pas contredire les paroles scellées de Dieu. Et pourtant,
n’est-ce pas ce que fait le Coran ? Imaginons que l’accusation de falsification
soit vraie, cela justifierait-il une volte-face à 180 degré qui contredit tout ce
que Dieu avait approuvé et scellé, jusqu’aux prophéties de l’Apocalypse ?
Pourquoi tout semble prendre une direction opposée ?

Qu’est-ce qui serait le plus cohérent ? Que Dieu montre à Mahomet là où la
Bible aurait été falsifiée en respectant très fidèlement l’ensemble de sa parole
et de ses prophéties ? Ou bien qu’Il fasse écrire un nouveau livre creux, sans
la moindre prophétie, un livre qui contredit son dessein initial et rejette ses
prophéties ? Par ailleurs, pourquoi ces prophéties continuent-elles de se
réaliser ?

Pour répondre à ces questions, il faut voir comment Dieu agissait par le
passé. Cela nous permettra de voir si le Coran vient de Dieu ou des hommes.
Lorsque le roi Yehoyakim fit brûler le rouleau du prophète Jérémie,
comment réagit notre Créateur ? Changea-t-Il de parole ? Contredit il ses
premières prophéties ? Voyons ce que Dieu dit à Jérémie :

« Procure-toi de nouveau un rouleau - un autre – et écris dessus toutes
les paroles primitives qui étaient dans le premier rouleau qu’a brûlé
Yehoyakim le roi de Juda […]

Jérémie prit un autre rouleau et le donna à Barouk le fils de Néria, le
secrétaire, qui se mit à écrire dessus, de la bouche de Jérémie, toutes
les paroles du livre que Yehoyakim le roi de Juda avait brûlé au feu ; et
on y ajouta encore beaucoup de paroles comme celles-là. » Jérémie
chapitre 36:29 et 32.

Si Dieu n’avait pas réagi ainsi, cela aurait été un aveu de faiblesse de sa part
et une trahison envers le prophète Jérémie. Peut-on vraiment croire que
Dieu ait trahi tous ses prophètes ainsi que Jésus, son plus grand envoyé, au
profit du Coran ? Un livre contradictoire, qui prétend répondre à toutes nos
questions, mais qui ne répond à rien ?

Vous semble-t-il possible que Dieu ne parvienne pas à retrouver les versets
qui auraient été retranchées de la Bible ainsi que ceux qu’on aurait ajoutés ?
Pourquoi ne les remet-Il pas dans le Coran en lieu et place des versets falsifiés
? Et si les accusations du Coran étaient fausses ?



Si la falsification de l’évangile concernait l’histoire du petit Jésus qui aurait
donné vie à des oiseux de boue, ou encore au récit du palmier dattier qui se
serait penché pour nourrir Marie, ou celle de Jésus qui aurait parlé dans le
berceau, etc., quel intérêt auraient les chrétiens à les supprimer ? D’autant
plus que cette falsification serait survenue avant l’arrivée de l’islam. Le
problème vient plutôt du Coran qui puisa ces récits dans des livres peu
fiables, sans prendre la peine de les analyser et de vérifier leurs sources, car ils
ne se trouvent dans aucun des manuscrits les plus anciens.

Quoi qu’il en soit, il y a une raison sous-jacente qu’on craint de nous
révéler ; car même si le Coran avait raison, cela ne peut pas justifier à lui seul
cet interdit posé aux musulmans, comme si la Bible que Jésus lisait dans le
temple était devenue tout-à-coup impure. Où est le péché ? Détruire des
familles, violer des femmes mariées et en faire des esclaves sexuelles,
accaparer les biens d’autrui, ne sont-ils pas plus graves qu’un verset qui
manque ? De toute évidence, on nous cache la vraie raison.

N’est-il pas curieux que les accusations de falsification concernent tant les
juifs que les chrétiens ? Pourquoi Dieu préfèrerait-Il réécrire dans le Coran
des récits historiques que des israélites avaient décidé de transmettre aux
générations futures, comme le récit de Joseph, de David, de Jonas et d’autres
encore, plutôt que de reprendre ses propres prophéties, où nous avons plus
à en apprendre sur Dieu et sur l’avenir de l’humanité ?

C’est facile à comprendre. Les nazaréens que fréquentaient Mahomet lisaient
le Pentateuque où se trouvent ces récits, mais ne possédaient pas les livres
prophétiques, à part les psaumes. Le Coran semble volontairement se
tromper de cible en s’attaquant à la Bible plutôt qu’aux livres magiques qui
circulaient probablement du temps de Mahomet (Voir Actes : 19:19).

Le Coran est le seul livre où tout aurait été dicté par Dieu mot pour mot à
un seul homme, jusqu’aux emplacements des versets et des sourates. Or,
pour y parvenir tous les écrits auraient dû être sous les yeux du prophète des
musulmans, et non dans la mémoire des uns et des autres. Aller trier dans
leurs souvenirs ce qu’ils auraient entendues de Mahomet après des décennies
dans le but d’écrire un livre parfait, pouvait effectivement conduire à des
mythes. Par ailleurs le Coran, dans sa grande majorité, se serait révélé à
Mahomet en versets et non en sourates. Tout semble avoir été construit plus
tardivement par des califes.

Or, ce n’est pas parce que le Coran ne reconnaît pas un livre qu’il ne soit pas
de Dieu, ou qu’il soit faux. Le Coran ne reconnaît pas le livre de Daniel ; et
pourtant quel livre prophétique ! Qui peut encore douter de son inspiration
divine ? On peut en dire de même du livre de l’Apocalypse.

Si le Coran reconnaît Isaïe comme un « grand prophète », il ne dit pas aux
musulmans où ils peuvent le lire, car le livre d’Isaïe, qui contient 66
chapitres, ne se trouve que dans la Bible. Le Coran rejette tous les livres
prophétiques de la Bible, à l’exception des Psaumes et de quelques versets
qui sont supposés à tort annoncer la venue de Mahomet.

Si les accusations du Coran étaient vraies, cela voudrait dire que la Bible et
ses prophéties, ainsi que les enseignements du Christ auraient été donnés
pour rien. Cela aurait été un cuisant échec pour le Créateur ! Est-Il possible
que toute la parole que Dieu a fait sceller et tous les écrits des prophètes
soient perdus à tout jamais et rejetés au profit d’un livre plus que douteux et
creux ?

Le Coran et la Bible ont été inspirés par des forces opposées, des êtres qui ne
s’aiment pas et qui se contredisent ? Pour le voir plus clairement, il faut
connaître le dessein de Dieu et le fil conducteur de la Bible : le royaume de
Dieu, et comparer le tout avec l’idée globale du Coran, celle d’imposer par
la force humaine un gouvernement théocratique sous le régime de Satan. Le
royaume de Dieu ne dépend pas des guerres sanglantes livrées entre des
humains. La lutte n’est pas contre la chair et le sang, nous dit la Bible.

 

www.sondezlesecritur.com