GENÈSE 5:21-32 - Séparation de ceux qui invoquent le nom de l'Éternel
 
La marche avec Dieu et sa rémunération
La marche d'Hénoc et sa prophétie : v.21-24
De toutes ces générations, il peut être écrit : "Il vécut...il engendra...il vécut...il mourut". Mais voici une remarquable exception, Hénoc, un homme dont il est dit : "Il vécut...il engendra...il marcha avec Dieu...il ne fut plus". Quel contraste pour "le septième depuis Adam", placé là dans un rang symbolique, témoin entre les témoins. La parole souligne que sa marche avec Dieu fut significative après la naissance de son enfant Métuschélah.
Puissent tous les jeunes parents prendre conscience de l'immense privilège que Dieu leur accorde d'avoir des enfants et de les élever pour le Seigneur et non pour le monde. Cela implique pour eux une marche de foi et de fidélité dans une communion constante avec Dieu, comme ont vécu Hénoc et Noé (v.24; 6:9). Abraham, lui, sera appelé à marcher devant la face de Dieu (17:1), et il le fera (24:40; 48:15). Pour jouir d'une heureuse communion avec Dieu et la réaliser dans une marche avec lui, le croyant est tenu de se placer "devant sa face", sous le regard de Celui "aux yeux de qui toutes choses sont nues et découvertes". Communion et responsabilité vont de pair.
Hénoc n'ambitionne rien sur la terre, sachant qu'elle va être jugée ; et au-delà des eaux du déluge, il voit une terre purifiée de l'iniquité des hommes impies par l'homme que Dieu a destiné à cela, dans une remarquable prophétie encore future : quelle vision de foi extraordinaire, solennelle en vérité, mais réconfortante aussi par la présence des "saintes myriades". Ce sont non seulement des anges mais aussi des saints rachetés qui accompagneront le Seigneur en ce jour-là.
Le témoignage de Dieu concernant Hénoc
Hénoc devient donc le confident de Dieu ; celui-ci peut-il lui cacher ce qu'il va faire, alors qu'Hénoc vit si près de lui, marche d'une manière si digne de lui? Cet homme de Dieu reçoit à la fin de sa longue vie de foi "le témoignage d'avoir plu à Dieu. Or sans la foi il est impossible de lui plaire" (Hébreux 11:5,6). Cependant, il sera surpassé par le chef et le consommateur de la foi qui, à plusieurs reprises, recevra publiquement ce témoignage :"Celui-ci est mon Fils bien-aimé en qui j'ai trouvé mon plaisir". Savons-nous ce que c'est que de marcher avec Dieu pour lui plaire, ne serait-ce qu'une seule journée? Ceux qui sont dans la chair, donc encore dans leurs péchés, ne peuvent plaire à Dieu (Romains 8:8); ils ne le connaissent pas ; ils "vivent pour eux-mêmes".
Hénoc, dans ces temps anciens où Dieu ne s'est que partiellement révélé,marche selon la lumière reçue, selon les pensées de Dieu, dans un esprit de dépendance, de confiance et d'espérance. Il voit le vrai caractère du monde, sait que le jugement de Dieu est proche et cela dicte tout naturellement sa marche au milieu d'un tel monde.
Ayons les yeux de la foi ouverts comme lui! Il n'a rien à faire au milieu de cette génération sinon d'y être un témoin fidèle de la patience de Dieu et un prophète du jugement à venir. Une telle marche dans un monde en révolte contre Dieu ne peut qu'entraîner l'opprobre et la souffrance. C'est ce que connaîtra, plus que tous, le témoin fidèle, celui qui se proposera toujours l'Éternel devant lui (Psaumes 16:8).
L'enlèvement d'Hénoc
Le couronnement de la marche d'Hénoc à son dernier pas, c'est l'enlèvement par Dieu. Sa foi lui avait dicté cette certitude que Dieu pouvait mettre la mort de côté ; c'est bien par la foi qu'il est enlevé pour qu'il ne voit pas la mort. Il est enlevé avant l'heure de l'épreuve (le déluge) et sans signe prémonitoire. Une foi de pareil prix est aujourd'hui la part du croyant ; mais il a beaucoup de lumière, donc moins de mérite. Lui aussi sera enlevé sans signe avant-coureur. La vraie destinée de l'Église, compagnie céleste, sera l'enlèvement à la rencontre de son Seigneur, avant les jugements futurs (Apoc. 3:10). Hénoc "ne fut pas trouvé" (Hébreux 11:5) par ceux qui l'avaient vu vivre ; les chrétiens ne le seront pas non plus : quelle stupéfaction pour le monde lors du départ secret et mystérieux des saints rachetés!
Lémec et sa vision future : v.25-31
Métuschélah est sans doute l'homme qui a vécu le plus longtemps sur la terre, mais il est repris par Dieu l'année même du déluge. Auparavant "la patience de Dieu attendait", une "longue attente" (Romains 2:4) à l'égard des pécheurs avant la subite destruction. Dieu exerce sa miséricorde envers les siens; ils sont enlevés avant le jugement du monde.
Lémec, fils de Métuschélah, sera repris cinq ans avant le déluge (v.28). L'Esprit de Dieu dicte à cet homme de foi une prophétie remarquable et consolante : il appelle son fils : Noé (consolation, repos), annonçant que le jour viendra où le travail des mains ne sera plus en rapport avec un sol maudit. Cette prophétie s'affirmera quand, après le jugement purificateur, la voix divine proclamera : "Je ne maudirai plus de nouveau le sol à cause de l'homme" (8:21). Noé ne connaîtra pas le repos d'un tel jour ; le temps où la terre sera délivrée de la malédiction et de la servitude reste encore à venir.
Cette conviction qu'avait Lémec d'une intervention divine en consolation, fût-ce après sa mort, sera celle de générations de croyants tournés vers Christ. Celui-ci, vrai Noé, apportera la paix au coeur d'un résidu souffrant mais regardant à lui. Puis il l'introduira dans un repos sabbatique qui reste pour le peuple de Dieu (Hébreux 4:9), sur une terre désormais purifiée, par le jugement, des effets de la malédiction.
 

 

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