Huit Verbes Importants ont Enchaîné avec le Mot de Dieu
Huit verbes importants en relation avec la Parole de Dieu
en Actes 17:1-12
Résumé
1. Raisonner : une étude biblique « interactive » (Actes 17:2); 
2. Ouvrir les Saintes Écritures (17:3); 
3. Présenter : établir les vérités de base à propos de Christ (17:3); 
4. Proclamer : Jésus est le Messie (17:3); 
5. Persuader : la foi répond à cette persuasion et s’identifie publiquement (17:4); 
6. Recevoir la Parole avec des cœurs disposés (17:11); 
7. Examiner (vérifier, tester, éprouver) les Saintes Écritures sur une base journalière (17:11); 
8. Croire et obéir à la Parole de Dieu (17:12).  
Note : Les passages de l’Écriture sainte sont généralement tirés de la version Darby, mais quelquefois d’autres versions; j’utilise à l’occasion ma propre
traduction littérale.
Paul a discuté avec eux en s’appuyant sur les Saintes Écritures
Au cours de son deuxième voyage missionnaire, Paul et ses compagnons arrivèrent à Thessalonique. Ensuite nous lisons : « Et selon sa coutume, Paul entra
vers eux, et, pendant trois sabbats, il discourut avec eux d’après les écritures » (Actes 17:2). Le verbe « discourir » ou « raisonner » est utilisé dix
fois dans les Actes (17:2, 17; 18:4, 19; 19:8-9; 20:7, 9; 24:12, 25), toujours par rapport au ministère de Paul (mais aussi en Marc 9:34; Héb. 12:5; Jude
1:9). Ce premier verbe de la série au sujet de laquelle nous parlons, dialegomai, inclut l’idée d’une discussion ou dialogue, un débat ou une dispute,
une discussion avec des arguments, des questions et des réponses; ce verbe se traduit aussi par « faire une conférence ». Notons bien le contexte, indiquant
que Paul a cité les Saintes Écritures comme sa source de référence pour ces échanges avec les gens dans la synagogue. Après tout, ils étaient « le peuple
du Livre » et il était tout à fait juste d’utiliser les Saintes Écritures avec eux. Paul ne pourrait pas faire ceci pour affronter une foule idolâtre,
comme en Actes 14:15-17, n’ayant aucune connaissance de la Parole de Dieu, auquel cas il a dû parler à propos du Créateur, parce que chaque être humain
est responsable au Dieu-Créateur (cf. Rom. 1:18-32).
Une autre observation générale: Paul suit l’exemple de son Maître dans ses interactions avec les gens. Je pense particulièrement à Luc 24:25-27 et 44-46,
concernant les relations du Seigneur avec les deux disciples d’Emmaüs aussi bien qu’avec ses disciples à Jérusalem
[1].
Ceci devrait être encore l’approche à suivre avec des personnes juives. Quant au terme « Écritures », je fais référence à 2 Timothée 3:16 et à Apocalypse
1:3; j’encourage le lecteur à examiner ces passages.
Paul a ouvert les Saintes Écritures 
Comme le Seigneur avait fait selon Luc 24, ainsi Paul agit maintenant en Actes 17. L’usage figuré de ce verbe « ouvrir » les yeux, les oreilles, le cœur,
implique l’ouverture de l’esprit dans le but de permettre à quelqu’un de percevoir ou de comprendre, mais il s’applique aussi aux Saintes Écritures, révélant
ce qui a été caché ou obscur (employé huit fois dans le N.T. : Marc 7:34; Luc 2:23; 24:31s, 45; Actes 7:56; 16:14; 17:3). Ainsi, ce verbe dianoigoo veut
dire : expliquer, interpréter, ouvrir complètement. De façon intéressante la forme du participe est utilisée, suggérant un processus progressif, référant
aux trois jours de sabbat pendant lesquels Paul s’y est appliqué. Pour nous aujourd’hui, c’est un type de formation qui se continue également. Le même
verbe, mais sans le préfixe dia, est souvent utilisé dans le N.T. (par exemple en Matthieu 2:11; 3:16 et 5:2), d’une porte, des cieux, des yeux, d’une
bouche, ou d’un écrit.
Paul a démontré la mort et la résurrection de Christ
« Expliquant et exposant qu’il fallait que le Christ souffrît et qu’il ressuscitât d’entre les morts; -et disant, que celui-ci, Jésus, que moi je vous
annonce, est le Christ » (Actes 17:3). Le verbe utilisé pour « expliquer »
[2]
 peut être traduit par: présenter, remettre, confier, déposer ou recommander. Paul est en train, pour ainsi dire, de faire un « dépôt, » d’établir une
base d’opération, car nous arrivons maintenant aux points essentiels du discours de Paul. Luc, l’auteur des Actes, résume brièvement ce qui s’est passé.
De telles discussions (cf. Actes 17:2) pourraient continuer pour bien du temps et il était important que Paul puisse démontrer ses arguments à partir des
Écritures, non pas des théories rabbiniques. Une de ces théories, pour expliquer les prophéties au sujet des souffrances du Messie d’une part et les prophéties
au sujet de ses gloires de l’autre, a déterminé qu’il devrait y avoir deux Messies: « le Messie ben Joseph », le Messie souffrant, et « le Messie ben David »,
le Messie pour régner en gloire. Les prophètes de l’Ancien Testament, eux-mêmes, avaient lutté avec ce concept paradoxal et il leur a été révélé que les
Écritures font référence à deux venues, mais au même Messie (cf. 1 P. 1:10-12; les anges s’intéressent beaucoup à ces choses; bien qu’ils n’y prennent
aucune part directe, ils sont des observateurs fascinés). À cause de l’égarement et de l’endurcissement humains, le Seigneur Jésus a dû expliquer aux disciples
et cela à maintes reprises, avant et après sa résurrection (Luc 9:22; 13:33; 17:25; 22:37; 24:26-27; 44-46), qu’il fallait que le Christ, le Messie, souffre,
meure et ressuscite (confirmé aussi par les anges, le jour de sa résurrection, Luc 24:7) et qu’il entre dans sa gloire. Ce dernier point implique sa résurrection,
mais aussi son ascension et son exaltation ainsi que son règne glorieux à venir.
Citant l’Ancien Testament (les écrits de Moïse, les Prophètes, les Psaumes et les autres Écritures), Paul était capable de démontrer que le Christ devait
souffrir, mourir et ressusciter d’entre les morts. Mais il a aussi dû prouver que le Seigneur Jésus est le Messie. Christ lui-même avait démontré de multiples
façons qu’il était en effet le Messie (des preuves qui ont même confirmé cette question du point de vue de certaines théories rabbiniques), mais toute
cette évidence avait été repoussée. Après sa résurrection et son exaltation, notre Seigneur Jésus Christ a envoyé le Saint-Esprit de la gloire, qui a opéré
à travers les disciples pour apporter à la nation, coupable d’avoir jeté dehors leur propre Messie, une deuxième offre de la grâce de Dieu, mais cette
offre a également été refusée (Actes 2-7). Néanmoins, le Saint-Esprit a témoigné à travers Paul, appelé par le Seigneur glorieux même après ce second refus,
pour présenter le même message que le Seigneur avait proclamé sur la terre. Remarquablement, c’est aussi le résumé de l’Évangile de Jean : « Ces choses
sont écrites afin que vous croyiez que Jésus est le Christ, le Fils de Dieu, et qu’en croyant vous ayez la vie par son nom. » (Jean 20:31). Cela nous amène
au quatrième verbe : proclamer ou prêcher.
« Ce Jésus que je vous annonce est le Christ » 
La traduction « proclamer » ou « annoncer » est préférable à « prêcher » (verbe utilisé principalement dans quelques versions anglaises), parce que ce
dernier mot nous fait penser à un sermon, alors que dans l’original la pensée de proclamation publique est incluse, comme avec le ministère de Jean Baptiste
annonçant le Roi qui venait. Comme résultat de sa résurrection d’entre les morts, le Christ a maintenant tous les droits au ciel et sur la terre, tout
pouvoir et toute autorité lui ont été donnés (Mat. 28:18; 1 Pi. 3:22). C’est pourquoi Paul a « proclamé » Jésus comme le Christ, celui que Dieu a oint.
Je suggère que ce verbe implique que l’on reconnaisse l’autorité de Christ mais il comprend aussi la déclaration publique de ce qu’il est essentiel d’accepter,
notamment que ce Jésus de Nazareth, autrefois rejeté, est celui qui a toute autorité. Aucun être humain n’est exempté dans cette question, même les anges
déchus devront un jour reconnaître et confesser (publiquement) que Jésus est Seigneur (Phil. 2:10). Les droits de Christ sont « proclamés » par les croyants
pendant le temps de son rejet, à savoir pendant le temps que ces droits ne sont pas encore publiquement honorés.  
Quelques-uns ont été persuadés 
Actes 17:4 indique, comme résultat du ministère de Paul, que quelques-uns des gens de la synagogue ont été convaincus, mais aussi une multitude de prosélytes
(ceux qui servaient, adoraient, craignaient Dieu) présents à la synagogue. Des choses semblables se sont passées pendant le premier voyage missionnaire
de Paul avec Barnabas (Actes 13:43), bien qu’à une autre occasion le même verbe soit utilisé mais avec le résultat opposé, les foules étant persuadées
(« ballottées ») contre Paul et Barnabas (14:19). Toutefois, les effets positifs du ministère de Paul sont restés et se sont manifestés aussi pendant sa
visite à Corinthe (18:4) et lors de son voyage missionnaire suivant (19:8), encore une fois avec une rude opposition de la part des incrédules qui ont
été persuadés (même mot) contre Paul et contre les chrétiens à Éphèse (19:26).
Après son arrivée à Rome, Paul a continué la même approche que celle qu’il avait suivie auparavant et il a essayé de convaincre (persuader) les chefs des
Juifs, encore une fois en utilisant l’Ancien Testament et une fois de plus avec une différence remarquable dans le résultat, selon qu’il y avait foi ou
non (28:23s). En Actes 26:28, le roi Agrippa a refusé de se laisser persuader. Cela montre que le genre de conviction (persuasion) au sujet duquel nous
parlons est une question de foi (Agrippa, évidemment, ne croyait pas). La foi implique que l’on mette sa confiance en Dieu : Hébreux 2:13 lie ce genre
de conviction et de foi avec la confiance en Dieu, démontrés dans notre Seigneur Jésus lorsqu’il était sur cette terre, et cette foi est liée à l’obéissance
(Héb. 13:17a)
[3].
Revenons à Thessalonique : le résultat public de ce ministère de Paul était que « quelques-uns d’entre eux furent persuadés et se joignirent à Paul et
à Silas, et une grande multitude de Grecs qui servaient Dieu, et des femmes de premier rang en assez grand nombre ».
Ils ont reçu la Parole avec empressement 
On s’est opposé avec véhémence à la présentation de la Parole de Dieu par Paul, l’obligeant de se retirer; en compagnie de Sylvain (Silas) et de Timothée,
l’apôtre dut fuir de nuit vers Bérée (17:10). Étant arrivé là, Paul a suivi la même approche qu’à Thessalonique, mais ici l’audience juive a montré une
attitude différente, prête à recevoir son ministère sans préjugé. Cela est indiqué par la remarque de Luc qu’ils « étaient plus nobles que ceux de Thessalonique »,
car ils ont reçu la Parole avec toute bonne volonté, avec empressement, ce qui n’avait pas été le cas avec la population juive à Thessalonique, à l’exception
évidente de ceux qui sont devenus chrétiens, là aussi. En outre, les Béréens examinaient « chaque jour les écritures pour voir si les choses étaient ainsi »
(17:11). Ce verset utilise le mot « logos » en premier lieu (accentuant l’« idée », le « message »), alors que le terme « Écritures » accentue l’importance
du texte écrit; et ils ont fait leurs recherches avec empressement spirituel et avec zèle. Cette réception de la Parole et cette façon de la traiter me
rappelle Siméon lorsqu’il a pris (litt. a reçu) le bébé Jésus dans ses bras (Luc 2:28). Ainsi donc, les Béréens ont accepté et reçu la Parole dans le sens
qu’ils ont l’accueillie et l’ont embrassée, quelque chose que « l’homme naturel » ne pourrait jamais faire (1 Cor. 2:14). N’oublions pas que les croyants
à Thessalonique avaient exactement fait la même chose: ils avaient reçu la Parole présentée par Paul et ses compagnons comme étant la Parole de Dieu (1 Thes.
1:5-6; 2:13).
Examiner les Saintes Écritures sur une base journalière 
Que pouvons-nous apprendre de plus de ces Béréens qui examinaient « chaque jour les Écritures pour voir si ces choses étaient ainsi » (17:11)? La forme
participe du verbe indique que ces croyants ont continué à scruter les Écritures sur une base quotidienne. De plus, la façon dont ils ont été occupés de
la Parole de Dieu implique non seulement qu’ils l’ont lue ou répétée – si important en soi – mais qu’ils ont comparé écriture avec écriture, et cela d’une
manière spirituelle, attitude typique de vrais croyants, selon les pensées et désirs de Dieu (cf. « se discernent spirituellement », 1 Cor. 2:14). En d’autres
mots, ils ont appris à faire la même chose que Paul avait fait quand il a présenté Jésus comme le Messie selon l’Ancien Testament : enquérir, évaluer,
comparer, examiner, incluant sa méthode de raisonner (voir ci-dessus). Ainsi, à leur tour, ils étaient maintenant capables d’en enseigner d’autres (cf.
2 Tim. 2:2). 
Le mot « journalier » se trouve 17 fois dans le Nouveau Testament grec et chaque fois il implique des leçons pour nous aujourd’hui
[4].
Cela nous rappelle aussi des passages de L’Ancien Testament qui soulignent son importance, comme Exode 16:5 et Proverbes 8:34. La signification du terme
« écriture(s) » peut être comprise en lisant les 50 fois que ce mot est utilisé (dans des formes différentes) dans le N.T. grec
[5].
Croire et obéir à la Parole
La conviction de foi, comme nous avons vu avec quelques-uns des Thessaloniciens, a caractérisé plusieurs à Bérée qui ont montré la bonne volonté pour recevoir
les Écritures de Dieu. Romains 10:17 explique le lien entre la réception de la Parole et la foi. Le même chapitre confirme aussi qu’il existe un rapport
entre ce que l’on croit dans le cœur et ce qui est confessé avec la bouche (Rom. 10:9-11). Peut-être pouvons-nous comparer cette confession avec l’identification
publique des croyants avec Paul et sa compagnie, comme nous avons vu en Actes 17:4. En d’autres mots, c’est la foi en action, d’après l’exhortation de
Jacques (1:22): « mettez la parole en pratique, et ne l’écoutez pas seulement, vous séduisant vous-mêmes ». En outre, la foi implique que l’on met sa confiance
en Dieu, comme Il s’est révélé. Ces croyants non seulement croyaient en l’Ancien Testament et en la révélation de Dieu au temps passé, comme encore beaucoup
de Juifs font aujourd’hui, mais ils comprenaient que ce même Dieu s’est ensuite révélé dans la mission de son Fils, et par conséquent ils y ont répondu
par la foi (cf. Jean 3:36, croire = obéir). À cet égard, le résumé de l’évangile de Jean est très utile : « ces choses sont écrites afin que vous croyiez
que Jésus est le Christ, le Fils de Dieu, et qu’en croyant vous ayez la vie par son nom » (20:31). Ce verset montre aussi que l’objet de la foi est la
personne de Christ, le Fils de Dieu. Ainsi, la foi ne consiste pas à mettre sa confiance dans une nouvelle philosophie, religion ou théologie, mais plutôt
en Jésus et en le Dieu de Jésus. Car, en effet, l’humble Jésus (« Jéhovah est salut ») de Nazareth, tout en étant même temps majestueusement glorieux,
est le Christ de Dieu ou le Messie, et également Dieu, le Fils éternel. Ici l’enseignement de l’épître aux Hébreux peut vraiment fournir de l’aide, mais
ces points que nous venons tout juste de mentionner incluent un bon nombre de mystères que l’intellect humain rejette ou ne pourra jamais comprendre, mais
la foi accepte et adore!
Cet article est distribué gratuitement et peut être reproduit sans modification pour la distribution gratuite. On peut se procurer un autre exemplaire
de cette étude ou une liste de brochures et d’études à l’adresse suivante :
« LES SAINTES ÉCRITURES »
C. P. 677, Hawkesbury (Ontario) K6A 3C8  CANADA
Courriel : alfredbouter@sympatico.ca
Internet :
http://www3.sympatico.ca/alfredbouter/
©  Alfred E. Bouter 2002 (Imprimé/adapté le 11 février 2002)
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[1]
 Voir également mes articles Huit choses ouvertes en Luc 24 et Dieu ouvre plusieurs choses.
[2]
 Il se trouve dans : Mat. 13:24, 31; Marc 6:41; 8:6-7; Luc 9:16; 10:8; 11:6; 12:48; 23:46; Actes 14:23; 16:34; 17:3; 20:32; 1 Cor. 10:27; 1 Tim. 1:18;
2 Tim. 2:2; 1 Pi. 4:19.
[3]
 Comparant les façons différentes par lesquelles le mot original a été rendu, nous trouvons une combinaison de plusieurs idées (dépendant des formes verbales
utilisées dans le grec) : persuader, convaincre, gagner; concilier, satisfaire (Mt 28:14); chercher faveur ou approbation (Gal. 1:10); rassurer (1 Jean
3:19); obéir, rendre attention à, écouter; être un partisan (Actes 5:36-37); compter sur; avoir confiance, être confiant; être certain.
[4]
 Mat. 26:55; Marc 14:49; Luc 9:23; 11:3; 16:19; 19:47; 22:53; Actes 2:46-47; 3:2; 16:5; 17:11; 19:9; 1 Cor. 15:31; 2 Cor. 11:28; Héb. 7:27; 10:11.
[5]
 Mat. 21:42; 22:29; 26:54, 56; Marc 12:10, 24; 14:49; Luc 4:21; 24:27, 32, 45; Jean 2:22; 5:39; 7:38, 42; 10:35; 13:18; 17:12; 19:24, 28, 36s; 20:9; Actes
1:16; 8:32, 35; 17:2, 11; 18:24, 28; Rom. 1:2; 4:3; 9:17; 10:11; 11:2; 15:4; 16:26; 1 Cor. 15:3-4; Gal. 3:8, 22; 4:30; 1 Tim. 5:18; 2 Tim. 3:16; Jac. 2:8,
23; 4:5; 1 Pet. 2:6; 2 Pet. 1:20; 3:16).