UNE ÉTHIQUE ILLOGIQUE #3 sur 3


                      La capacité morale et la responsabilité sont corrélatives et coextensives. Si l'homme était issu de l'effet d'une création hasardeuse simplement né d'un assemblage de mollécules éparses survivant grâce à la sélection naturelle comme le prétendent ces imbéciles ignorants naïfs et athées que sont les Darwinistes, et la victime du destin, s'il était sous le contrôle
complet d'une force aveugle, alors il serait contraint d'avancer dans la procession solennelle des choses du monde de son époque l'esprit vide ; on ne pourrait pas non plus lui reprocher de
ne pas occuper une place différente. Il ne tiendrait pas non plus de place dans l'échelle environnementale plus élevée que celle d'une pierre ou d'un arbre, la morale et l'éthique ne seraient pour lui qu'un conte de fées.


Nul n'est tenu d'obéir à une loi dont il ignore totalement l'existence. Un affamé est
n'a aucune obligation de nourrir les affamés. Si l'homme est tellement dépravé qu'il ne peut croire au Christ sans l'aide divine, alors il n'a aucune obligation de croire jusqu'à ce qu'il reçoive cette aide. De plus, Dieu est juste et ne peut faire aucune demande déraisonnable. Si Dieu est représenté comme punissant
les hommes pour ne pas avoir fait ce qu'ils ne savaient pas être un devoir moral ou éthique, ou pour ne pas faire ce qu'ils n'avaient pas le pouvoir de faire, ne serait-t-IL pas alors dénaturé et digne d'être blasphémé ? Que la capacité
d'être moral et éthique n'ait jamais été donné, ou a été perdu par les propres actes de tel ou tel individu, ou par l'acte d'un autre, ou si seulement quelques moyens ou conditions nécessaires manquent, ne
ferait aucune différence. Cette capacité peut avoir existé, et peut exister à nouveau dans le futur ; mais si à présent il n'y a pas de capacité morale et éthique, il ne peut
y avoir de responsabilité présente.
Ce n'est pas seulement évident en soi, mais scripturaire, c'est-à-dire selon les Saintes Écritures, La Parole de Dieu, La Bible.


Les éléments de la capacité morale sont la conscience et le pouvoir de choix moral. La conscience, au sens strict, est l'intuition de l'obligation morale.
Il arrive un moment dans la vie de toute personne normalement constituée, où l'esprit perçoit sans équivoque le fait et la loi de l'obligation ; le fait
que la justice et l'injustice, le bien et le mal, que tous deux
existent en opposition inconciliable l'un à l'autre, et la loi qui lie l'âme au choix du bien. Cette intuition de l'obligation est à classer, sous le rapport de l'origine et de l'autorité, avec les axiomes mathématiques. Elle ne peut être ni analysée ni prouvée, puisqu'il n'y a rien
de plus élémentaire et certain que lui-même. Celui qui est dépourvu de cette intuition est moralement idiot, il manque de la faculté suprême de l'âme. L'éducation ne peut
pas corriger ce défaut, puisqu'il n'y a pas de nature morale à éduquer. Cela revient, à titre de comparaison, d'essayer d'éduquer un aveugle de naissance à l'idée de ce que sont les couleurs, cela est impossible. Le deuxième élément de la capacité morale est le pouvoir du choix. Si quelqu'un ne peut choisir entre le bien et le mal lorsqu'il les perçoit, il n'a pas le pouvoir d'obéir
à la loi que la conscience a déposé en lui, c'est-à-dire de faire le bien, il n'est donc pas responsable.

Une âme possédant ces éléments, quoique incapable d'affecter le moins du monde le monde extérieur à elle-même, serait un être moral et responsable de ses choix ; mais quand ces éléments manquent, il ne peut y avoir d'action morale. C'est le cas dans l'enfance avant que la conscience ne se développe, dans le somnambulisme,
dans la plupart des formes de folie, et dans la démence temporaire produite par l'alcool et certaines autres drogues. La culpabilité du meurtrier chauffard ivre a été engagée
dès le moment où il porta son ver à ses lèvres, elle s'étend à ceux qui lui ont vendu le contenu de ce ver, et finalement aux autorités qui ont permis que l'alcool soit autorisé à être mis en vente et consommé.
La culpabilité du conducteur saoul est plus que méritée, car il n'avait pas à aller faire naufrage au bar le plus proche pour ensuite reprendre son véhicule pour aller tuer un passant innocent.

Le drogué qui se shoot son fixe ou snif sa ligne dans les toilettes d'une station service grâce au fric qu'il vient de dérober à une vieille dame qu'il a assommée pour lui chouraver son sac à main est coupable, bien évidemment ; coupable d'agression, mais aussi de détruire le corps que Dieu lui a donné, de ne pas se servir du potentiel de faire le bien et, s'il ne s'arrête pas à temps, de mourir d'une overdose ce qui équivaut à un suicide, ce qui l'éloignera dans l'autre vie à être pour toujours hors de la présence de Dieu. Mais le dealer qui lui a vvendu sa dose, qu'il avait acheté à son grossiste, qui lui se l'était procuré auprès des narcos-trafiquants, qui eux engageaient des pauvres pour cultiver les champs de drogues, qui eux, ces pauvres paysans, tout comme les autres membres de cette chaîne de mort, sont aussi coupables que leurs patrons, ils n'ont même pas l'excuse de dire que c'est pour survivre qu'ils le font, car ils pourraient aller travailler dans les champs de café ou de d'autres cultures ; cela est moins rémunérateur, mais est au moins un travail honnête et permet de vivre une vie paisible qui peut être mise au service de Dieu et de dormir la nuit avec l'esprit en repos et espérer une vieillesse douce et tranquille.


La qualité morale d'un acte est tout entière dans la sphère du droit subjectif, toute incluse dans le rapport de l'agent moral à son acte. En tant que
matériau,  le corps ne peut pas agir là où il n'est pas, ainsi l'âme ne peut pas agir dans une sphère étrangère à elle-même, dans une relation sur laquelle elle n'a
aucun pouvoir. Quand un acte est une fois
effectué, il est devenu indépendant de l'agent. Le choix, la parole, l'acte, une fois créés, méprisent tout contrôle, se précipitent vers leur mission,
et jusqu'au Jour du Jugement, pour y témoigner pour ou contre celui qui agit. La culpabilité morale de l'homicide ne se trouve pas dans l'acte lui-même, dans
l'œil et le bras qui a braqué le revolver, ni dans les conséquences, aussi calamiteuses soient-elles
pour la famille de l'homme tué ; mais dans le rapport du tueur à son acte. Le meurtre peut avoir été justifiable pour cause de légitime défense, accidentel ou un meurtre prémédité.
La culpabilité réside plutôt dans la relation
de l'auteur à son œuvre...


Pascal Cusson

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