Les lois de la nouvelle alliance

Nous ne vivons plus sous les lois de l’antique Israël. Ce ne sont plus
seulement nos actes qui sont jugés, mais aussi nos intentions, ce que nous
sommes intérieurement. Dans l’ancienne Israël, par exemple, nous ne
péchions pas en éprouvant de la haine contre nos semblables.

Il était même conseillé de haïr ses ennemis. Une partie des lois était humaine,
le jugement était humain, et prononcé en fonction de ce qui se voyait. Voilà
pourquoi Jésus pouvait s’exprimer ainsi à l’endroit des pharisiens : « Il est
écrit dans vos lois à vous… » Jean : 8:17.

Certaines lois belliqueuses de Moïse n’auraient pas permis à l’homme de
satisfaire aux exigences du christianisme. Elles étaient comme un tuteur, nous
dit Paul, tuteur qui lui permettait néanmoins de marcher avec Dieu, de ne
pas trop s’en écarter jusqu’à la venue du Messie, le médiateur de la nouvelle
alliance.

Si certaines lois de Moïse n’étaient plus valables après la venue du Messie, on
doit aussi reconnaitre que certains commandements de Jésus auraient été
inadéquats à l’époque de Moïse, car les israélites auraient été réduits en
esclavage et anéantis par d’autres peuples dès leur sortie d’Egypte. Il n’y
aurait pas eu de peuple d’Israël d’où sortirait le Messie. En ce temps-là, on ne
tendait pas l’autre joue.

C’est dans un mauvais dessein que Satan nous encourage aujourd’hui à
reproduire la manière d’agir des israélites du temps de Moïse, à cultiver la
haine, à être belliqueux, alors que la notion de « guerre sainte », depuis
longtemps, n’a plus de place chez ceux qui servent Dieu. Le monde dans sa
totalité est passé sous l’autorité de Satan. Jésus déclare en Matthieu 5 :

« Vous avez entendu qu’il a été dit à ceux des temps anciens : ‘Tu ne
tueras point ; celui qui tueras mérite d’être puni par les juges’. Mais moi,
je vous dis que quiconque se met en colère contre son frère mérite
d’être puni par les juges. (...)
Vous avez appris qu’il a été dit : ‘Œil pour œil, dent pour dent. Mais moi,
je vous dis de ne pas résister au méchant. Si quelqu’un te frappe sur la
joue droite, présente-lui aussi l’autre joue. (…) »

En un mot, plutôt que de rendre le mal pour le mal, il serait préférable de
présenter l’autre joue. Jésus continue ainsi :

« Vous avez appris qu’il a été dit : ‘Tu ne commettras point d’adultère.
Mais moi, je vous dis que quiconque regarde une femme avec convoitise
a déjà commis dans son cœur un adultère. (...)

« Il a été dit : Que celui qui répudie sa femme lui donne une lettre de
divorce. Mais moi, je vous dis que celui qui répudie sa femme, sauf pour
cause d’infidélité, l’expose à l’adultère, et celui qui épouse une femme
répudiée commet un adultère. (...) »

« Vous avez appris qu’il a été dit : ‘Tu aimeras ton prochain, et tu haïras
ton ennemi. Mais moi, je vous dis : ‘Aimez vos ennemis, bénissez ceux qui
vous maudissent, faites du bien à ceux qui vous haïssent, et priez pour
ceux qui vous maltraitent et qui vous persécutent… » Etc.

Jésus est le prince de paix, celui que les prophéties avaient annoncé. Le
Diable et les démons se sont chargés de faire le mal. Dieu ne peut pas jouer
sur le même registre qu’eux. Il doit positionner ses serviteurs à l’extrême
limite : ne faire que le bien et rejeter toute haine ; car si le nous encourageait
à ne pratiquer que le bien, comme le commande Jésus, il nous placerait
automatiquement du côté de Dieu.

Voilà pourquoi dans les fausses religions le bien et le mal se côtoient et se
confondent. Dans une page le mal est condamné, dans la suivante il est
autorisé si nous nous imaginons le commettre au nom de Dieu. Comment
est-ce possible ?