VERSETS :  Luc 2 :15-20
COMMENTAIRE :
Les bergers rencontrent l’enfant emmailloté :  Il ne suffit pas de recevoir une parole de Dieu aussi extraordinaire qu’elle puisse être (la manière dont elle est reçue), encore faut-il que se mettent en route ceux qui la reçoivent. Constatons en premier lieu que les bergers se dépêchent de descendre à Bethléem pour voir le bébé dont les anges leurs avaient parlé. Ils nous rappelle l’enthousiasme que peut produire l’annonce claire d’une histoire de Noël dépourvue de ses manipulations économiques. Cela ne peut que nous motiver à vouloir rencontrer à nouveau et de façon nouvelle notre Sauveur !
Ils parlent les bergers :  Les bergers ont vu, et ils partagent ce qu’ils ont entendu de la part des anges ; ils témoignent. Cette parole reçue et la rencontre avec l’enfant, sont des événements trop exacts pour les confiner dans un jardin secret. Il est sûr que vous pourriez dire : « Mais nous n’avons jamais vu d’anges qui nous auraient annoncé une parole exaltante ! »… Mais qu’en est-il de recevoir une parole de Dieu au travers de la Bible, de renouveler notre rencontre avec Jésus et de se remémorer la nativité ?… Ne s’agit-il pas d’autant d’éléments qui ne peuvent rester dans notre jardin secret ?
Et Marie… :  La mère de Jésus a une attitude très intéressante. Le mot « conserver » utilisé ici signifie « enregistrer » « conserver en mémoire ». Il ne s’agit pas d’un souvenir mélancolique, mais du contenu vivant de la foi à garder toujours à l’esprit. De plus, Marie essaye de comprendre et d’interpréter aussi bien l’action vue que les paroles transmises. L’expression « elle repassait », désigne l’interprétation claire et juste de l’intervention divine.  Mais cette interprétation n’est pas que du ressort de l’intellect ; elle est aussi faite avec la volonté et l’affectivité, comme nous l’affirment les termes « dans son cœur ». Voilà une piste pour transformer les paroles de la nativité en paroles qui nous font courir et parler !