VERSETS :  Luc 1 :67-80
COMMENTAIRE :
L’Éternel fait grâce :  Après 9 mois de mutisme, Zacharie est saisit par le Saint-Esprit et recouvre la parole. Comme crie un nouveau-né, celui qui était sceptique prophétise et chante des louanges à Dieu pour ce qu’Il est en train de réaliser. Ce cantique fait référence à pas moins de 17 textes de l’Ancien et du Nouveau Testament. Comme le cantique de Marie, celui de Zacharie porte le parfum de l’espérance messianique des Juifs. Il nous rappelle aussi le serment fait à Abraham qui ne concerne pas uniquement le peuple juif, mais toutes les nations de la Terre. Puis la prophétie s’oriente vers Jean et Jésus. « Dans des lieux déserts » peut vouloir dire que Jean vécut près de Qoumrân où une secte juive pratiquait un régime ascétique.    Une telle richesse prophétique nous laisse penser que ces mois passés dans le silence ont été remplis de la présence de Dieu. Ce qui confère à l’apparant châtiment ou miracle à l’envers, la valeur de la bénédiction. Son cœur transformé, Zacharie ne se préoccupe plus tant de sa condition de vie, mais intègre les projets de Dieu. La proximité du Saint-Esprit est telle, que les paroles qu’il prononce acquièrent une nouvelle dimension ; celle du Royaume.    Contraste entre tant de silences et tant de louanges, entre isolement et rencontres !
Le silence de Zacharie et le désert de Jean peuvent sembler improductifs selon la perception humaine. Ils sont pourtant tous deux le creuset de la bénédiction. La vision de l’ange ne suffit pas à Zacharie. Il lui faut, au travers de l’épreuve du silence écouter par un autre canal que celui des oreilles : celui du cœur. Et si c’était là le secret pour être rempli du Saint-Esprit ?