La justice chrétienne



Le chef de mon chef, par exemple, était un musulman. Cela paraissait normal
à tout le monde d’octroyer le poste au plus qualifié, ou à celui qui se
présente le premier. Quel comportement vous semble refléter le plus celui
d’un Dieu d’amour, de paix et de justice ? De quel côté est le bien ou le
mal ? Jésus déclara :

« … Continuez d’aimer vos ennemis et de prier pour ceux qui vous
persécutent, afin de vous montrer fils de votre Père qui est dans les
cieux, puisqu’il fait lever son Soleil sur les bons et sur les méchants, et
qu’il fait pleuvoir sur les justes et sur les injustes.

« Car si vous aimez ceux qui vous aiment, quelle récompense méritez-
vous ?... Et si vous ne saluez que vos frères, que faites-vous
d’extraordinaire. Les gens des nations, eux-mêmes, n’en font-ils pas
autant ? » (Matthieu 5:45 à 48).

N’y a-t-il pas contradiction lorsque Mahomet demande aux musulmans de
prier tous les jours pour qu’il arrive malheur aux chrétiens et aux juifs et à
leur famille ?

Pour Jésus, aimer ceux qui nous aiment et faire le bien aux gens de notre
religion, n’a rien d’extraordinaire devant Dieu, rien qui mérite d’être
récompensé. De tels actes, selon lui, sont pratiqués aussi par les gens qui ne
connaissent pas Dieu. Il encourageait ses disciples à se distinguer des gens des
nations en étant juste à l’égard de tous, tout comme leur Créateur. On lit
dans la Bible :

« Les enfants de Dieu et les enfants du Diable sont manifestes en
ceci : Quiconque ne pratique pas la justice n’est pas issu de Dieu… » I
Jean 3:10.

Dans les lois que Dieu donna à Moïse dans le Pentateuque, on pouvait lire
entre autres :

« Et si un résident étranger réside chez vous comme étranger dans
votre pays, vous ne devez pas le maltraiter. Le résident étranger qui
réside comme étranger chez vous, deviendra pour vous comme un indigène d’entre vous ; et tu dois l’aimer comme toi-même (…) Vous ne devez pas commettre d’injustice en jugeant, en mesurant, en pesant…Je
suis l’Eternel (YHWH) votre Dieu » Lévitique 19:35, 36.

Si Mahomet n’obéissait pas aux lois du Pentateuque auxquelles il prétendait
croire, c’est qu’il n’obéissait qu’à lui-même. Le résident étranger n’était pas
forcé de se convertir au judaïsme. Dieu a-t-Il pu être l’auteur de la Charia ?
Des lois injustes, discriminatoires, en totale contradiction avec ses lois
divines. Mahomet était un opportuniste, il ne prenait du Pentateuque que ce
qui allait dans le sens de ses actes et laissait de côté ce qu’il n’avait pas envie
de faire.

Réfléchissons : qui nous encourage à rejeter toute forme de violence, à ne
pas rendre le mal pour le mal, à vivre en paix avec les autres, à aimer même
nos ennemis et ceux qui nous persécutent, à prier pour eux et à rejeter toute
forme d’idolâtrie, à refuser de prendre part aux guerres que se livrent les
nations ? Quelqu’un de bon, ou quelqu’un de mauvais ? Dieu, ou le Diable ?

A l’opposé, le Créateur nous inciterait-Il à être injustes, à recourir à la guerre
et à la violence pour lui prouver notre foi ? Serait-Il incapable de nous
connaître autrement ? Nous demanderait-Il de faire la guerre pour soumettre
juifs et chrétiens dans les seuls buts de leur faire payer un tribut pour qu’ils
continuent à vivre sous le régime anarchique de Satan ? Les romains
agissaient ainsi, parce que leur gouvernement hégémonique était le
prolongement du pouvoir anarchique du Diable sur le monde. Les serviteurs
de Dieu ne sont pas autorisés à taxer les autres.

Étant persuadés de posséder la seule vraie religion, certains musulmans
croient qu’ils ont autorité sur le monde, puisque, selon eux, le monde
appartient à celui qu’ils servent, c’est-à-dire Allah. Or s’ils servent réellement
le chef de ce monde, ils doivent savoir que, conformément aux paroles du
Christ et d’après l’anarchie qui y règne, le chef de ce monde n’est pas Dieu,
mais le grand anarchiste, le Diable. (Jean 16:11 ; Jean 12:31).

Une religion qui fait payer un impôt au reste du monde démontre qui est
son chef ; car Dieu, dont la justice est si parfaite, ne peut légitimement exiger
cela sous la gouvernance de Satan. Dieu ne peut pas interférer dans son
système, sous peine de partager la responsabilité de son échec. Une telle
recommandation de Dieu n’aurait aucun sens. Jésus déclara : « le chef de ce
monde vient, mais n’a aucun pouvoir sur moi ».
Il parlait de Satan. Le monde est légalement placé sous sa gouvernance, loin
des directives de Dieu et de ses sentences immédiates. N’importe qui peut
faire n’importe quoi sans être inquiété par Dieu. Certes, les humains sont
vulnérables, mais lorsqu’ils ne connaissent pas le dessein de Dieu et ignorent
ce qui se déroula effectivement en Eden, cette vulnérabilité grandit vis-à-vis
des mensonges très élaborés de Satan.

C’est dans cette optique qu’il présenta la controverse en Eden comme un
simple refus de sa part de se prosterner devant Adam et de l’adorer. Il sait
que connaitre la vérité, c’est savoir qu’il est le seul responsable de la situation
actuelle de l’homme. Connaître la vérité, c’est aussi arrêter de faire couler le
sang au nom de Dieu pour des raisons liées au système politique et militaire
de ce monde, pour des miettes tombées de la table du Diable.


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