LA RELIGION DU MOYEN-ORIENT ANTIQUE - BREF APERÇU ET DÉFINITION

 

Les hommes sentent depuis toujours le besoin de vénérer quelque chose ou quelqu'un de plus grand qu'eux. Chaque peuple a eu son dieu ou ses dieux. Quoique beaucoups pensent de nos jours s'être affranchis de la religion, ils n'ont, pour la plupart, que substitué l'Etat, un meneur politique ou une vedette, la science ou la technique, aux idoles d'autrefois.
Pour les Israélites et leurs voisins, la religion était un facteur essentiel de la vie, influant sur tout ce qu'ils faisaient et subissaient. Tous les peuples d'alors croyaient à des puissances dirigeant l'univers. Le soleil, la tempête, la terre, la mer et d'autres éléments de la nature étaient soit divinisés soit considérés comme l'7euvre des dieux. Seuls les Israélites croyaient en un Dieu unique auquel appartient tout pouvoir.
Il était difficile d'imaginer les dieux comme des «puissances» aussi les a-t-on généralement représentés sous forme humaine ou animale, leur attribuant certains pouvoirs ou traits de caractère correspondants. Très rapidement, les dieux furent réduits à l'échelle des hommes. Les principaux dieux et déesses ressemblaient à des rois et des reines humains. Les divinités inférieures constituaient leur famille» ou leur «cour». On leur attribuait un comportement typiquement humain. Ils s'aimaient et prenaient soin l'un de l'autre comme des hommes. Ils se fâchaient, éprouvaient de la haine et faisaient la guerre. Ils punissaient ou récompensaient leurs semblables et les créatures sous leur domination.
Les hommes s'imaginaient avoir été créés par un, par plusieurs ou par l'ensemble de leurs dieux. Devant travailler pour faire vivre leur famille, ils s'imaginaient que les dieux s'attendaient, eux aussi, à être nourris par eux. Ils mettaient donc à chaque repas une assiettée de côté pour leur dieu, ou bien ils lui préparaient un mets spécial.
Dès le début, on considéra certains endroits comme «sacrés», parce que le dieu y demeurait ou qu'on pouvait l'y rencontrer. Il s'agissait parfois de sanctuaires privés, appartenant à un homme ou à une famille. Mais la plupart du temps, c'était des lieux de culte publics, avec des gardiens et des prêtres qu'il fallaitnourrir et entretenir. Dans les grandes villes, les offrandes apportées par le peuple étaient si importantes que les prêtres constituèrent de véritables trésors dans les temples.
Les hommes ont toujours estimé normal de donner le meilleur de leurs biens au dieu qu'ils vénéraient. Ils lui faisaient des offrandes pour différentes raisons. Tantôt, c'était un présent destiné à lui arracher une faveur, tantôt une marque de gratitude pour un bienfait obtenu (la naissance d'un fils, une bonne récolte ou une victoire). L'expérience semblait montrer que l'on pouvait offenser ou irriter les dieux qui, une fois contrariés, frappaient les hommes de maladies et de malheurs. Pour éviter cela, ou pour y mettre fin, on leur offrait des sacrifices spéciaux. Un désastre ou un échec était attribué au fait qu'on avait déplu ou désobéi aux dieux, et il fallait des sacrifices particuliers pour remettre les choses en ordre. Le coupable confessait ses fautes devant ses dieux et implorait leur pardon.
Les prêtres, en tant que représentants et porte-parole des dieux, étaient souvent très influents. Ils déclaraient si le dieu était satisfait ou non et déterminaient le genre de sacrifice qu'il fallait lui offrir. Prétendant connaître sa pensée, ils se mêlaient souvent de politique. Les dieux de l'antiquité étaient capricieux, et les hommes n'avaient aucune certitude quant à l'avenir. Ils étaient prêts à écouter le premier venu qui affirmait avoir reçu un message des dieux. La plupart des peuples anciens avaient leurs prophètes, leurs devins et leurs prêtres. Ceux-ci collaboraient souvent avec des sorciers et des magiciens qui jetaient des sorts pour aider certains à échapper aux complots fomentés par leurs ennemis ou aux maux infligés par leurs dieux.
La plupart des religions du Proche-Orient avaient pour objectif d'acquérir de l'ascendant sur les dieux. La notion qu'un dieu puisse révéler sa nature à l'homme est propre à Israël.

 

 

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