5 façons dont les démons tentent de nous contrôler par Pascal Cusson



     1. Vous vous concentrez sur ce qui vous a été fait.


     Se concentrer sur ce qui nous a été fait maintient les mauvaises expériences vivantes dans notre esprit, suscitant des émotions poignantes, ravivant la douleur, attisant la colère et la soif de vengeance, et nous faisant nous voir comme une «victime». Ainsi, nous nous étiquetons comme victime, dupé ou trahi, perdant et fou, carrières faitent de sacrifice inutiles puis brisées, bouc émissaire pour les péchés d'autrui. Mettre ces marqueurs négatifs pour notre identité en avant-scène, les font revenir à l'esprit constamment et peuvent empêcher les gens de faire le premier pas effrayant vers le rétablissement. Si nous nous considérons comme des «survivants» - des gens qui ont beaucoup souffert, mais qui ont survécu corps et âme vivants, des héros qui ont trouvé la force de faire face et de s'élever au-dessus des péchés qui nous sont infligés - nous pouvons aller de l'avant.


2. Vous vous concentrez sur ce que vous avez fait.


    Se concentrer sur ce que nous avons fait nous remplit souvent de honte et de culpabilité. Lorsque je tenais un bureau de conseiller biblique à Montréal, j'ai souvent traité des personnes qui souffraient de grandes culpabilités après avoir commis des actes affreux alors qu'elles n'étaient pas encore chrétiennes mais qui, même après leurs conversions au Christ, éprouvaient encore de grandes culpabilités face à leurs crimes passés. Je me souviens encore avec émotion d'une toute jeune femme qui débarqua un jour dans mon bureau. Voici une partie de son témoignage :
(début de citation)
J'éprouve énormément de culpabilité face à mes actes passés, mais surtout un en particulier. Je sais que c'était le cas avec moi quand j'ai passé des années à regarder mon avortement et les circonstances qui l'entouraient. Bien que je ne sois pas encore chrétienne à l'époque, je savais et étouffais la vérité dans mon cœur que je faisais le mal. La «solution à un problème» a apporté la honte et la culpabilité qui sont devenues encore plus fortes lorsque je me suis mariée et suis tombée enceinte. Mon mari et moi étions excités dès l'instant où nous avons su que je portais un enfant. Lorsque j'ai subi une fausse couche, nous avons pleuré. Il m'a alors fait remarqué que le bébé que j'avais avorté était autant un enfant que celui que je voulais. Il faut célébrée la conception d'un bébé, car une vie humaine est une vie humaine.
(fin de citation)

Je l'ai conseillée de mon mieux et lui ai procuré une liste d'organismes spécialisés pour aider les femmes en détresse morale. Nous avons prié et étudier les versets qui pourraient l'aider à guérir son âme blessée. Puis elle est partit, promettant de revenir me voir. Elle le fit 1 an plus tard ; elle était radieuse et semblait apaisée, gloire à Dieu. Voici ce qu'elle m'a dit :


(début de citation)
    Comment ai-je surmonté les sentiments dévastateurs de honte et de culpabilité? 1 Jean 1: 9 dit: "Si nous confessons nos péchés, il est fidèle et juste pour nous pardonner nos péchés et pour nous purifier de toute injustice." J'ai avoué, j'ai pleuré et j'ai assisté à un cours de neuf semaines après un avortement dans un centre local de conseil en matière de grossesse avec d'autres femmes éprouvant les mêmes sentiments que moi. Nous sommes sortis de l'autre côté guéris. Je peux témoigner que Dieu tient Sa Parole, sinon j'aurais porté le lourd et déchirant secret jusque sur ma tombe.
(fin de citation)

Je suis fier de cette jeune femme qui est enfin délivrée de son immense culpabilitée. Dieu lui a pardonné ses fautes anciennes depuis qu'elle a accepté Jésus dans son coeur. Elle est mariée et maman à nouveau. Elle respire la joie de vivre et l'épanouissement. Gloire en soit rendue à Dieu !



    3. Vous comptez sur des mécanismes d'adaptation conditionnés.


    S'appuyer sur des mécanismes d'adaptation conditionnés est encore une autre façon de nous retenir. J'ai des proches qui se rétablissent de cure de désintoxication de la drogue ou des alcooliques actifs. J'ai appliqué des façons malsaines de faire face, alternativement materner, manipuler, gérer et jouer le grand frère compatissant. Je savais ce qui n'allait pas avec l'alcoolique. Il a bu une substance qui a changé sa personnalité. Il a fallu du temps pour réaliser que j'avais un problème tout aussi destructeur: essayer de jouer à Dieu avec la vie d'une autre personne.

Après des années de ce régime de vouloir aider autrui à tout prix, je me suis agenouillé pour prier Dieu et ai lu ma Bible...     Quelle a été la réponse? J'ai reconnu que j'étais impuissant. Je devais arrêter d'essayer de réparer les choses et permettre à Dieu de prendre le relais. En continuant à aimer la personne, j’ai appris à ne pas prendre la responsabilité de la vie d’une autre personne. Cette leçon s'applique à de nombreuses situations de la vie. Dieu est Dieu et je ne le suis pas. Jésus m'appelle à l'auto-examen, pas à la condamnation ou au sauvetage des autres. Je suis responsable de mes pensées et de mes actions, de personne d'autre. Mon travail consiste à réaligner ma vie sur sa volonté. Nous avons tous la nature du péché que nous avons héritée d'Adam et Àve, le désir de contrôler nos vies - ainsi que les autres. Faire confiance à Dieu et compter sur lui est essentiel pour vivre une vie abondante de ce que la vie nous réserve.



4. Vous essayez de surmonter vos problèmes et de guérir par vos propres forces.


     Essayer de surmonter et de guérir par nos propres forces est l'une des façons les plus courantes de nous retenir dans le passé. Nous nous efforçons d'oublier et d'aller de l'avant, sûrs que nous pouvons être ou faire mieux et que tout va bien dans notre vie et que nous pourrons tout régler par nos propres forces. Lorsque nous nous retrouvons dans une situation ou une relation similaire, nous sommes surpris et démoralisés.

     Un voyage à travers 1 et 2 rois et 1 et 2 chroniques dans la Bible montre comment une nation répète les mêmes erreurs de l'histoire. Il en va de même pour les individus. Nous ne sommes pas en faute pour ce qui nous a été fait, mais si nous ne parvenons pas à examiner honnêtement le passé et à suivre les instructions de Dieu sur la façon d'être guéri et de vivre une vie entière à Son seul service et fructueuse, nous sommes complices de répéter (pratiquer) le comportement coupable consistant à vouloir tout contrôler même le passé. Tenir à tout prix au passé biaise souvent tout dans nos vies, de nos relations avec les autres à nos relations avec Dieu. Nous sommes tous finalement responsables des choix que nous faisons.



5. Vous créez des idoles.


     Mettre en place des idoles peut être un moyen inconscient ou conscient de remplacer Dieu. Les idoles étaient autrefois sculptées de bois ou de pierre. Maintenant, nous idolâtrons les célébrités, les figures sportives, notre image corporelle, le sexe, l'argent, la technologie. Partout où nous passons la plupart de notre temps et de notre argent, c'est sur ou avec notre idole. Inévitablement, les idoles s'effondrent. Les célébrités et les personnalités sportives changent avec la saison. Nos corps s'affaiblissent et se frippent. Les économies changent. L'argent s'évapore. Les biens peuvent être volés ou perdus dans un incendie. Ce nouvel iPhone ou système de divertissement est obsolète quelques mois après son achat.

     Les idoles offrent des promesses vides. Quand une tragédie ou un événement catastrophique survient, la plupart des gens savent instinctivement crier vers  Dieu. Lui seul est fidèle. La question est: allons-nous rester fermes et demeurer en Jésus ou vaciller et tomber avec la première brise? Si nous restons fermes et le cherchons, il s'assurera que nous le trouverons. Et lorsque nous le ferons, nous expérimenterons l'accomplissement de ce que nous désirons: un amour réel, ne changeant pas dans la durée de notre vie, éternel.

CONCLUSION :  



Seul le Seigneur a le pouvoir de libérer votre cœur, votre esprit et votre âme.


    Le passé fait partie de qui nous sommes. Nous devons prier pour avoir les yeux et le cœur ouverts alors que nous examinons honnêtement ce qui s'est passé et quels schémas malsains ou mécanismes d'adaptation en sont sortis. Il est utile de parler avec un mentor sage et fondé sur la foi.

    Nous vivons tous des difficultés et des expériences douloureuses, certaines bien pires que d'autres. Si nous nous attardons sur ces choses, nous nous rendons captifs. Lorsque nous faisons des excuses, nous nous défendons, faisons confiance à notre propre force et à notre capacité de déjouer ou de dépasser l'ennemi de nos âmes, alors assurément nous perdons le combat. La vérité est que seul le Seigneur a le pouvoir de libérer notre cœur, notre esprit et notre âme. Lui seul peut mériter notre confiance pour apporter la beauté en passant par-dessus les cendres du passé, la lumière des ténèbres et ouvrir nos yeux pour que nous puissions voir notre passé comme une partie de qui nous sommes tout en nous libérant pour vivre la belle vie abondante qu'il a planifiée pour nous.

    Lorsque nous donnons notre vie pleinement à Jésus-Christ, nous commençons le voyage pour devenir la personne qu'il a créés. Nous sommes le chef-d'œuvre de Dieu, créé à nouveau en Jésus-Christ pour les bonnes œuvres qu'il a déjà préparées pour nous. Il est notre vrai Père et notre véritable foyer est avec Lui, maintenant et pour toujours.


Alors, laissons derrière nous nos soucis et nos culpabilités de l'année dernière, et commençons cette nouvelle année en nouveauté de coeur, prêts à plaire au Seigneur et à le servir, voilà le seul vrai remède pour effacer les mauvaises choses du passé !

Gloire à Dieu, AMEN !