Salut à la divinité incarnée par Pascal Cusson (texte pour l'Avent)

En cette nuit d'hiver en Judée, quelque chose de surnaturel se passe, quelque chose de pas ordinaire, de surnaturel.
Les bergers sont accouruent à la citée du roi David, appelée Bethléem, ils y ont trouvé celui qui allait devenir leur Sauveur, comme un ange le leurs avait dit ... emmaillotté de langes et couché dans une mangeoire, et que d'un côté de celle-ci et qu'un âne de l'autre réchauffaient de leurs chaudes haleines afin que l'enfançon ne prenne point froid... Oh oui, à leurs éblouis, il était là, devant eux, Le Messie, Le Promis ! Dieu était finalement venu habiter avec Son peuple, mais de quelle manière inattendue !

Mais qui était au juste ce Saint Enfant que les bergers regardaient ? Ne vous y trompez pas :  IL était bien La Divinité incarnée. Ce nouveau-né prénommé Jésus était sous une autre forme déjà de toute éternité en tant que Fils du divin Père. Il était son égal, co-éternel, co-existait avec Lui et avec l'Esprit-Saint.

Cependant, Jésus a renoncé aux privilèges et aux plaisirs de son existence dans le ciel quand il a pris sur lui les limites de l'humanité (Philippiens 2: 6-7). En se dépouillant temporairement de sa nature immortelle, Jésus a volontairement mis de côté les prérogatives et les conditions préalables à la vie telle qu'il l'avait connue, une existence dont il avait joui; Il s'est libéré  pour quelques années de son droit à ce genre de vie, disant au Père: "J'irai."

Aller où? À Bethléem. Il a pris «la forme d'un serviteur, et [a été] fait à la ressemblance des hommes». Permettez-vous d'imaginer ce que les bergers ont vu. Il est là, le bébé. Voyez-vous Ses dix doigts et ses dix orteils, son minuscule bout de nez ? Entendez-vous ses cris de faim ? Il y a de l'humanité. Chez ce saint enfant ; cela est le début d'une vie terrestre. Regardez profondément dans ses yeux et voyez le début de la vie elle-même.

Plus tard, cet homme divin, tout à fait unique dans sa nature et dans la vie parfaite qu'il a vécue, "s'est humilié en devenant obéissant jusqu'à la mort, même la mort sur une croix". N'est-ce pas incroyable? De toutes les façons de mourir, il est mort sur une croix - la mort la plus humiliante et la plus douloureuse, réservée à cette époque aux meurtriers et aux esclaves en révolte selon la loi romaine.

Dieu le Fils s'est abaissé. Il s'est incarné en la chair d'un enfant. Il est mort d'une mort infâmante. En conséquence, Dieu le Père "l'a hautement élevé". Un jour, tous se prosterneront en adoration du Seigneur ressuscité «à la gloire de Dieu le Père».

Le bébé dans la crèche est une des trois partie de la seule divinité, non diminuée et véritablement humain, deux natures distinctes en une seule personne, pour toujours.

Voir Ésaïe 7:14 et Philippiens 2: 5-11.


Pascal Cusson, 12 décembre 2019.

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