Lumières de Noël par Pascal Cusson (texte pour l'Avent)


Heureux l'homme qui persévère dans l'épreuve, car lorsqu'il aura passé l'épreuve, il recevra la couronne de vie que Dieu a promise à ceux qui l'aiment. - Jacques 1:12


Quand j'étais encore un enfant, dans ma petite ville de l'Épiphanie qui n'était encore qu'un petit village où tout le monde se connaissait et même pas mentionné sur la map de ma Province de Québec au Canada, j'adorais jouer dans la neige, faire des châteaux de glace et des bonhommes de neige avec mes soeurs et mes amis, faire des batailles de boules de neige du patin de la luge, du ski de fond, de la raquette et de la moto-neige. J'attendais les vacances des Fêtes de Noël pour pouvoir me livrer sans mesure à mes jeux hivernaux, sans bien évidemment attendre aussi avec excitation le Réveillon du 24 décembre pour déguster nos plats nationnaux et déballer mes cadeaux. Ah, que de beaux souvenirs !

Mais, il y a une chose que je détestais cependant. Tous les week-ends de décembre, au lieu d'écouter avec mon papa les desseins animés en anglais car il voulais que j'apprenne cette langue, regarder les matchs de hockey ou de lutte ou des films du genre Westerns que nous adorions tous les deux, mon père me traînait autour de la maison. Les pieds enfonçants dans six pouces de neige lourde et collante qui manquait chaque fois de m'arracher des pieds mes lourdes bottes d'hiver, je trimbalais une longue échelle et mon père une grosse boîte en carton dans une main et dans l'autre son coffre à outils ; et pourquoi cela me demanderez-vous ? je vous le donne en mille, pour aller suspendre des lumières de Noël au tour du rebord du toit tout le tour de la maison !

Oh que je détestais cela ! Cela durait des heures, on se gelais les mains, on recevait des paquets de neige tombant du toit en pente sur la tête sur le visage et, brrrr! dans le cou ! J'en frissonne rienque d'y repenser ! Mon père choisissait des lumières du type en forme de glaçons. Les plus chiantes à poser car, vu leur petitesse, cela en prenait davantage pour faire le tour de toute la maison. Mais mon papa disait que ce type de lumière en forme de glaçons, une fois allumées, ferait ressembler notre demeure à un palais fééerique perdu dans les neiges québécoises. Lol, un marrant un peu poète sur les bords le pater quand il s'y mettait !

Bon, poser les lumière c'était un tantinet long, mais le pire, c'était quand de forts vents venus du Nord ou de grosses bourrasques décrochaient tout ou en partie le saint frusquin de ces foutus lumières ! Je ne compte même plus le nombre de fois où papa et moi avons dû tout raccrocher et aussi changer les ampoules cassées par leur chute brutale par terre ou griller, avec des doigts gourds et le nez gelé !

J'en avais tellement marre à force de réaccrocher ces bidules, que j'aurais fait n'importe quoi pour ne plus m'en occuper ! Me faire porter pâle, piquer des crises monstres, me cacher, bouder... Finalement, papou d'amour, à bout d'arguments et de patience, et décidant que de s'occuper des lumières et de moi en même temps c'était trop, me libéra ensuite de cette tâche et me laissa libre de profiter des vacances à m'amuser dans la neige avec mes amis, en autant que j'emmène mes petites soeurs avec moi afin de les faire participer à nos jeux et de les surveiller pendant que maman chérie préparait la bouffe de Noël.

Avec le recul je me rend compte combien j'ai été niaiseux ! M'énerver ainsi pour quelques heures de travail soustraites à mes vacances, car je dois l'avouer, notre maison était véritablement splendide le soir lorsqu'elle brillait de toutes ses lumières multicolores faisant, à chaque clignottement, apparaître puis disparaître des arcs-en-ciel se reflétant tout autour de la maison sur le tapis d'une blancheur immaculée d'une couche fraîche de neige non profannée par nos pas... Mais ce qui me navre aujourd'hui à presque cinquante ans, c'est de me rendre compte combien ces moments de camaraderie de complicités en compagnie de mon père ont été très enrichissants d'enseignements pour moi

Maintenant je souris en écrivant ce texte, car cela me fait associer la pose des lumière de Noël à la vie chrétienne. Parfois celle-ci est contraignante difficile et pas toujours folichonne mais ô combien gratifiante même si son parcours est épuisant et remplis d'embûches.

J'ai relus ce tantôt ce que Paul nous dit dans 1 Corinthiens chapitres 9. Cela me semble approprié, donc lisons-le ensembles...

"Ne savez-vous pas que dans une course tous les coureurs courent, mais qu'un seul obtient le prix? Courez de manière à obtenir le prix. Tous ceux qui participent aux jeux suivent une formation stricte. Ils le font pour obtenir une couronne cela ne durera pas; mais nous le faisons pour obtenir une couronne qui durera pour toujours. Par conséquent, je ne cours pas comme un homme qui court sans but; je ne me bats pas comme un homme qui bat l'air. Non, je mortifie mon corps et en fais mon esclave afin qu'après avoir prêché aux autres, je ne serai pas moi-même disqualifié pour le prix. ”- 1 Corinthiens 9: 24-27

La vie nous offre de nombreuses voies faciles, et quand il s'agit de vivre la vie chrétienne, ces chemins peuvent être particulièrement tentants. Le monde nous dira de suivre le courant de la culture ambiante, de suivre le sentier de la moindre résistance, mais Dieu nous appelle à faire différemment. Les chrétiens sont censés refléter la gloire de Christ sur Terre, et cela ne peut se faire sans un travail acharné, des sacrifices et par Sa grâce. Donc, que vous serviez Dieu par le ministère ou simplement par votre vie quotidienne, n'oubliez pas de vivre d'une manière qui vous permettra de mériter le prix !

à méditer :  demandez-vous si vous courez de manière à gagner le prix.

Lectures complémentaires

Matthieu 6: 19-21

Pascal Cusson, mardi 10 décembre 2019

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