LES CIEUX OUVERTS ou UNE VISION CÉLESTE

Introduction

Dans l'article suivant nous considérerons certains aspects du ciel et en tirerons des leçons à partir du livre des Actes.

 

 

Dans le récit de la création, les cieux sont mentionnés en premier lieu (Genèse 1.1). Mais, par la suite, le propos de Dieu est principalement tourné vers la préparation de la terre pour le premier homme. Malheureusement, ce premier homme a manqué à sa responsabilité d'entretenir le jardin pour son Maître. Dieu s'était à l'origine révélé comme le Créateur (Élohim), ensuite, dans sa relation avec sa créature et la création comme Jéhovah Élohim, l'Éternel. Conséquence de la chute, Il a manifesté son titre de Juge et nous le voyons sous ce trait immédiatement après la chute, pendant le déluge, et à la tour de Babel.

 

 

En raison de l'holocauste de Noé -- sur une terre purifiée par le déluge et mettant la base pour l'alliance de Dieu avec la création -- Dieu montre sa patience à l'égard de l'homme qui est resté aussi méchant qu'avant le déluge, Gen. 8.21; Rom. 1-3. Comment les cieux pourraient-ils maintenir une relation avec la terre où Dieu peut se révéler comme la Lumière et l'Amour et non pas seulement comme Soutien et Juge, comme Il l'a fait par l'instauration de l'arc-en-ciel? Pour rendre cette relation possible, Dieu a besoin d'un peuple céleste, prêt à reconnaître ses droits et à les revendiquer dans un monde qui attend son jugement. Dieu, donc, se révèle par l'élection et l'appel d'Abraham. Dans ses promesses, Dieu se montre qu'Il est Celui qui apporte la vie sur un terrain de mort (Gen. 21; Rom. 4), dans la vraie puissance de la résurrection (Gen. 22; Héb. 11). Il se révèle comme le Tout-Puissant qui garde les siens dans un tel monde, et comme le Très-Haut, qui se présente à eux dans tous ses droits et sa gloire qu'Il déploiera devant toute la terre dans un jour futur. Ceci est une réalité pour la foi, une vérité que nous voyons particulièrement développée dans la vie du père de tous les croyants.

 

 

Hélas, à différentes époques et de plusieurs manières, les descendants d'Abraham ont rompu ou rejeté cette liaison avec le ciel. Quand le véritable Homme est descendu du ciel, ils ne l'ont pas reconnu, et malgré plusieurs preuves de son origine et de sa mission céleste, ils l'ont finalement rejeté. Cependant, le ciel proclame sa joie en cet Homme, plus précisément à sa naissance, au début et à la fin de son service public, et tout particulièrement à sa résurrection et à son ascension au ciel.

 

 

Maintenant il y a un Homme sur le trône de Dieu ! Quelle est la signification de cette vérité merveilleuse pour nous ? En considérant ces choses, nous nous limiterons aux quelques versets sur le ciel que nous trouvons dans le livre des Actes(1).

 

 

Qui est maintenant au ciel ?

Le seul Homme sur terre qui fut l'Objet sur lequel les cieux s'ouvrirent, le Seul qui était le plaisir du Père et la réjouissance de Dieu(2), notre Seigneur Jésus !

 

 

En dépit de cette vérité, Il est rejeté de la terre et du monde (Jean 1:5-11; Mat. 11ss.). Mais déjà au début de l'Évangile de Luc, nous constatons que cet Homme sera reçu dans le ciel (9.51), Lui qui sur la terre n'a été reçu nulle part. Il devait non seulement souffrir et être glorifié (Luc 24.26), mais le ciel devait le recevoir (Actes 3.21). Là Il fut acclamé par Dieu et, couronné de gloire et d'honneur, Il s'est établi sur le trône de Dieu comme preuve de la gloire de sa personne éminente.

 

 

Le Père a remis toutes choses entre ses mains ; Il est le Centre du ciel. Tout comme Il était le Seigneur de gloire sur la terre (1 Cor. 2; Jac. 2), en qui toute la plénitude de la déité s'est plu à habiter, ainsi Il est aussi maintenant le Seigneur de gloire et le Chef en qui la plénitude de la déité habite corporellement (Col. 2.9). Au ciel, Il est maintenant l'image de Dieu (2 Cor. 4.4) par laquelle il nous est donné de connaître la gloire de Dieu.

 

 

N'est-ce pas vrai que sa Personne exerce un attrait tel que nous ayons comme seul désir d'être toujours occupé de Lui? Nous tous, contemplant la gloire du Seigneur à face découverte, nous sommes transformés en la même image, de gloire en gloire, comme par le Seigneur en Esprit (2 Cor. 3.18; voir aussi Phil. 3.9).

 

 

Dans les Actes, ce processus de transformation morale et spirituelle est illustré dans la personne d'Étienne et plus tard, dans la pratique et la doctrine, démontré dans la vie de Paul. Nous-mêmes, nous sommes exhortés à démontrer un peu de sa gloire morale suivant le sentier qu'Il a parcouru sur terre, en proportion de notre appréciation de la gloire actuelle du Seigneur. Dans Philippiens 2, Paul, Timothée et Épaphrodite sont des exemples de cette démonstration. Nous pouvons aussi lire à ce sujet Philippiens 3.10ss.

 

 

Nous sommes toujours dans le désert, quel que soit notre cheminement et nous expérimentons que toutes choses travaillent ensemble pour le bien de ceux qui aiment Dieu. De plus, nous pouvons nous réjouir dans la gloire du Seigneur, en qui nous voyons, déjà maintenant par la foi, la réalisation de ce conseil que Dieu a en réserve pour nous (Rom. 8.28-30). En attendant, Dieu nous voit déjà comme accepté DANS LE BIEN-AIMÉ (Éph. 1.6). À Lui soit toute la louange !

 

 

Quelle est la signification de sa présence dans le ciel pour nous ?

Dans un sens, la réponse est très simple : TOUT ! Puisqu'Il est tout pour Dieu, comme nous l'avons vu ci-dessus, alors Il est tout pour nous également (voir Col. 3.11). Ce fait doit se refléter dans notre comportement. Ce fut le cas des disciples (Actes 1.10ss.) : ceux-ci ont littéralement regardé fixement vers le ciel où leur Maître se rendait. Ce détail démontre qu'ils étaient attachés à Lui. Nous pouvons affirmer que cet attachement présente l'attitude de vrais disciples, telle qu'elle est décrite dans les Actes, et le Seigneur s'attend toujours à une telle attitude de notre part aujourd'hui. Les disciples étaient des citoyens du ciel, parce que leur Seigneur était au ciel. Toutefois, ils devraient, en même temps, en tant que ses ambassadeurs rendre un fidèle témoignage de Lui dans ce monde, quelle que soit la situation dans laquelle ils pourraient être placés.

 

 

Si nous voulons suivre le Seigneur ici-bas et maintenant comme de vrais disciples, nous devons évidemment Lui être attachés, car Il est tout pour nous (Gal. 2.20). Par conséquent, notre position dans le monde est très claire : nous devons être CONSACRÉS À LUI et SANCTIFIÉS POUR LUI (comme le nazaréen dans Nombres 6). Nos coeurs doivent donc être remplis de Lui seul (voir Ps. 45).

 

 

S'il en est ainsi, nous ne pourrons nous joindre à un système quelconque dans lequel Il n'a pas de place, comme le monde de l'idolâtrie (1 Cor. 10; 2 Cor. 6.14ss.; Apoc. 2.17ss.), le monde du Judaïsme (directement ou indirectement, Héb. 13:10-17) ou le monde des chrétiens de nom seulement ! La même situation se présente lorsqu'il s'agit de se joindre à un système établi par de vrais chrétiens, ayant les meilleures intentions du monde, comme nous pouvons le supposer, systèmes dans lesquels la propre volonté, la recherche de l'intérêt personnel et des choses semblables sont actives. Assurément, nous ne pouvons pas nous joindre à eux non plus si ce n'est en enfreignant les droits de notre maître et en faisant fi de son autorité sur les siens. 2 Timothée 2.19 est très explicite et catégorique : "Qu'il se retire de l'iniquité, quiconque prononce le nom du Seigneur". Être fidèles ou non à ce principe, dépend de la ferveur de notre premier amour pour notre Maître. Les disciples dans les premiers jours ont manifesté un tel amour ; il est un devoir des "vainqueurs" d'aujourd'hui d'en faire de même.

 

 

Quelqu'un pourrait se moquer de tels disciples fidèles, comme ce fut souvent le cas envers les disciples qui ont clairement démontré leur attachement et leur fidélité à leur Maître céleste. Quoiqu'il en soit, le lien vivant avec Lui ne peut être détruit ; car de Lui, leur Tête glorifiée, ils reçoivent tout (Col. 2.19; Éph. 4.7-16). Toutes leurs sources sont en Lui. Satan, chef du monde politique et religieux, prince et dieu de ce siècle, n'a rien à leur offrir !

 

 

Qui a-t-Il envoyé des cieux ?

"Et il se fit tout à coup du ciel un son, comme d'un souffle violent et impétueux, et il remplit toute la maison où ils étaient assis" (Actes 2.2). L'apôtre Pierre explique cet événement aux versets 32-36 : "Ce Jésus, Dieu l'a ressuscité, ce dont nous, nous sommes tous témoins. Ayant donc été exalté par la droite de Dieu, et ayant reçu de la part du Père l'Esprit Saint promis, il a répandu ce que vous voyez et entendez."

 

 

Nous trouvons l'exposé doctrinal de ces choses surtout dans les Épîtres de l'apôtre Paul, mais aussi dans les différentes prédictions du Seigneur Jésus dans Jean 13-16. Dans les Actes, nous voyons le résultat pratique de la venue et de l'opération du Saint-Esprit sous des aspects et des voies variés. Ce livre pourrait bien être légitimement appelé les "Actes de l'Esprit" (ou aussi, à juste titre, les "Actes du Seigneur glorifié au ciel" - voir Marc 16.20).

 

 

Le Seigneur Jésus est maintenant au ciel comme SEIGNEUR et comme le CHRIST (l'Homme oint par Dieu - Actes 2.36). De cela, le Saint-Esprit est le témoin et l'Ambassadeur divin. En même temps, Il est le Consolateur qui vient à notre côté, qui nous encourage, nous enseigne et nous dirige comme disciples sur la terre, alors que le Seigneur Lui-même est notre Consolateur au ciel(3).

 

 

Le Saint-Esprit nous présente toujours les beautés et les gloires du Seigneur Jésus passées, présentes et futures. C'est une Personne divine qui représente sur la terre un Homme dans la gloire, qui est aussi le Fils éternel de Dieu. À Lui soit la louange éternelle ! L'Esprit de Dieu nous unit au Seigneur Jésus dans le ciel, nous rend un avec le Fils de l'homme glorifié, et nous associe à Dieu le Fils comme ses compagnons. Nous sommes unis, nous, membres de son corps, à notre Tête au ciel par des liens qui ne peuvent être brisés. De plus, en tant que membres de la famille de Dieu, nous avons communion avec le Père et le Fils. C'est aussi par le Saint-Esprit que nous possédons la vie du Seigneur glorifié au ciel (Col. 3.1-4). Ainsi comme membres de la famille de Dieu, participant à la nature divine, nous possédons aussi la vie du Fils (par qui le Père a été révélé). Toutes ces bénédictions, nous les recevons uniquement du Saint-Esprit.

 

 

L'Esprit de Christ (revenons à Actes 2.33-36) nous empreigne, par la foi, des beautés morales du Seigneur Jésus et de sa Personne (Ps. 45). En Étienne, nous découvrons un très bon exemple d'un croyant plein de foi et de l'Esprit Saint (6.5) ; en Barnabas (11.24), un disciple plein de l'Esprit Saint et de foi. Ces deux personnes représentent, d'après nous, l'idéal désiré de Dieu pour un disciple du Seigneur Jésus sur la terre : d'un côté, connu pour sa foi, plein de foi, rempli de foi ; d'un autre côté, marqué par le Saint-Esprit, pratiquement rempli de l'Esprit de Christ, toujours guidé par Lui et totalement sous sa maîtrise. Donc, dans un cas, notre responsabilité est mise d'abord en évidence (la foi) - quoique tout provienne de la grâce - et dans l'autre cas, c'est l'oeuvre de Dieu dans la souveraineté. Ces deux aspects, cependant, présentent une harmonie parfaite entre eux. L'un des aspects ne domine l'autre, ni ne coûte plus que l'autre. Quel équilibre divin! Que cet équilibre puisse régner plus souvent parmi nous, pour sa gloire ! Dans ce contexte le Saint-Esprit nous garde en contact vivant avec le ciel et nous donne la force pour marcher sur la terre comme des disciples du Seigneur (et aussi avec Lui, aspect plutôt traité dans Matthieu).

 

 

Les cieux ouverts (Actes 7.55ss)

Dans Ézéchiel 1.1, nous lisons que les cieux furent ouverts et que le prophète a vu des "visions de Dieu". Si les cieux s'étaient réellement ouverts sur cette terre, elle aurait été sans nul doute détruite par la gloire de Dieu. C'est seulement après la venue du Fils de Dieu en chair, que le ciel pouvait réellement s'ouvrir, et seulement au-dessus de Lui. Il s'est ouvert en premier lieu pour Lui, ensuite pour ses disciples, puis pour tous ceux qui désirent faire la volonté de Dieu (dans la repentance, la confession des péchés et le baptême, en reconnaissance des droits de Dieu dans un monde "religieux" où Il a été rejeté). Par contre, aujourd'hui, l'Objet de la joie du ciel n'est plus sur la terre: Il est maintenant au ciel assis sur le trône de la majesté de Dieu. Mais le croyant est, selon le conseil de Dieu, uni à Lui par la nature divine. Il le connaît comme l'Objet de sa joie dans le ciel par la foi et sur la terre par sa présence à ses côtés.

 

 

Un disciple comme Étienne reçoit toutes les directives de Celui qu'Il peut représenter ici-bas, non seulement comme un ambassadeur du ciel, mais aussi comme un soldat qui lutte pour son Général.

 

 

Combien Étienne s'acquitte dignement de sa tâche ! Il apporte le témoignage céleste que le Fils de l'homme -- rejeté par ses compatriotes Juifs pendant son passage en humilité sur la terre et dans sa gloire céleste -- est debout et prêt à la droite de Dieu. Quelle grâce manifestée ! Debout dans toute la puissance et l'autorité qui se rattache à la droite de Dieu, et à la disposition de son fidèle disciple. Il est aussi debout et prêt, selon les richesses de la patience et de la miséricorde de Dieu, pour retourner vers son peuple terrestre, qui ne voulait pas qu'Il règne sur lui (voir Luc 19.14). Quand Dieu le décidera, cependant, le Fils de l'homme fera valoir ses droits royaux en vue de la bénédiction, et envers les Juifs et envers le monde entier (Actes 3.21).

 

 

Quel honneur pour le Maître de voir quelque chose de Lui-même et de sa gloire, jusqu'à un certain point, se refléter dans la vie d'un de ses disciples (Matt. 10.24ss.). Encore une fois, quelle belle attitude admirablement adoptée par Étienne :

 

 

1. "Plein de l'Esprit Saint", comme nous l'avons déjà vu.

2. "Les yeux attachés sur le ciel". Il montrait ainsi son affection pour son Maître et son attachement à l'égard de son Maître (se tenant debout et prêt pour lui), ainsi que son obéissance en dépit de toute l'opposition.

3. "Il vit la gloire de Dieu". Cette gloire était pour lui le centre d'attrait, comme elle l'avait déjà été une fois pour Abraham (Actes 7.2) et maintenant pour nous (2 Cor. 3.18; 4.4,6).

4. Il a invoqué Dieu. Même dans sa situation insupportable, il est entièrement dépendant de Dieu, comme un grand nombre de personnes le furent avant lui (Gen. 4.26; 12.8; etc.). En même temps, son invocation contient un élément d'adoration, comme nous le trouvons dans le cas de David dans sa situation très difficile (2 Sam. 15.22). Le verset ne dit pas tout à fait qu'il a invoqué Dieu, mais nous voyons encore une fois (comme aussi au v. 55) comment le Saint-Esprit présente l'Homme glorifié comme étant Dieu Lui-même qui en même temps est à la droite de Dieu (ce mystère est déjà indiqué dans Daniel 7).

5. "Reçois mon esprit". Même à l'article de la mort, Étienne suivait l'exemple de son Maître (Luc 23.46), qui mourut la mort du pécheur, tandis que Étienne s'endormit.

6. "Et s'étant mis à genoux". Par cette attitude, il montrait à Dieu et à ceux qui se tenaient autour de lui sa dépendance et sa soumission envers son Seigneur, qui avait déjà exprimé des paroles identiques dans une même attitude.

7. "Il cria à haute voix". Ce point est plus persuasif qu'au point 5 ci-dessus, car la voix de ce premier martyr pour le Seigneur glorifié était forte et claire. C'était un témoignage audible pour tous. Pour Saul (8.1), ce témoignage s'est révélé être très important (22.20).

8. "Seigneur, ne leur impute point ce péché". Ce huitième point nous dépeint Étienne comme étant le digne ambassadeur d'un nouvel ordre, soit la dispensation de la grâce de Dieu.

 

 

D'une part, les cieux ont été ouverts pour montrer au disciple sur terre la gloire de son Seigneur au ciel, soit l'Objet de l'amour et du dévouement de son coeur. D'autre part, ils étaient un dernier témoignage de la grâce de Dieu offerte à son peuple terrestre. Après le rejet de ce témoignage, les cieux s'ouvriront à nouveau, mais alors pour le jugement (Apoc. 19). Mais dans ce passage, il nous semble que les cieux ont aussi été ouverts pour exprimer la joie divine en découvrant un tel disciple comme Étienne, un vrai vainquer, dont le nom signifie "couronne".

 

 

Étienne, agissant comme un véritable prophète, fait connaître les pensées de Dieu à son peuple, en vue de le ramener à Lui. Il a montré à maintes reprises, le choix à faire entre Dieu et les idoles (les démons). Abraham avait été attiré par le Dieu de gloire, pour sortir d'un système idolâtre ; mais ses descendants ont opté pour le mauvais choix.

 

 

Étienne a parlé de la gloire et du trône de Dieu (7.2, 49), où il a vu un Homme (7.56) qui représentait tout pour son coeur, et qui possédait toute autorité, puissance et gloire. Étienne était un véritable Phinées (voir Nom. 25) qui sauvegardait les droits de Dieu. Plus tard, Paul en a fait de même (2 Cor. 11:2). Il ne pouvait pas supporter la pensée que la gloire de son Maître soit remplacée par un système religieux et judaïque où tout est centré sur des hommes déchus et manquant à leurs engagements, plutôt que sur l'Homme glorifié. L'amour est "jaloux" et ne peut tolérer que quelque chose ou personne prenne sa place.

 

 

Aujourd'hui, Satan propose toujours des alternatives au peuple de Dieu, qui prennent la place de notre Seigneur Jésus-Christ. Il a à sa disposition toute l'armée des cieux (Actes 7.42) et aussi toutes les choses du monde (1 Jean 2:15-17). Par elles, il cherche à détourner le coeur du croyant du seul et vrai centre d'attraction. Sommes-nous, comme Étienne, empreints de la gloire du Seigneur Jésus? Si oui, alors Satan -- contre faiseur -- n'aura aucune occasion de nous attirer dans l'idolâtrie, ou d'instiller dans nos coeurs des "affections" autres que celles pour Christ(4). Alors... les cieux seront ouverts pour nous aussi !

 

 

La vision céleste (Actes 26.19)

Le récit d'Étienne constitue le prologue à l'introduction de l'appel de Saul de Tarse, à sa mission et à son ministère sous le nom de Paul. Lorsqu'il était encore Saul (désiré), il était grand à ses propres yeux, et "considéré" par ses semblables Juifs. Par contre, comme Paul (petit), il est devenu petit à ses propres yeux ; donc, dans l'humilité préparé pour la tâche spéciale de Dieu (Actes 13.9; 1 Cor. 15.9; Éph. 3.8).

 

 

Remarquons que les cieux sont maintenant le siège d'où le témoignage de Dieu sur la terre reçoit ses directives. Nous avons vu que le Saint-Esprit est descendu du ciel sur la terre pour former, diriger et soutenir l'Assemblée de Dieu, et comment le Seigneur Jésus prête secours à ses témoins fidèles sur la terre du haut des cieux. Appelé du haut des cieux, un serviteur particulièrement doué deviendra le ministre de la dispensation céleste (Éph. 3), l'ambassadeur spécial du Maître céleste, et le témoin de la gloire incomparable du Fils de l'homme glorifié au ciel.

 

 

Actes 9.3 - "et tout à coup une lumière brilla du ciel comme un éclair autour de lui" ;

Actes 22.6,11 - "vers midi, tout à coup, une grande lumière, venant du ciel, brilla comme un éclair autour de moi... la gloire de cette lumière..." ;

Actes 26.13 - "en plein midi, en chemin, je vis... une lumière plus éclatante que la splendeur du soleil, laquelle resplendit du ciel autour de moi".

 

 

Nous soulignons le caractère céleste de cet appel en rapport avec la manifestation de la gloire de notre Seigneur Jésus ; particulièrement en contraste avec le système judaïque de cette époque. Nous remarquons que ce caractère est aussi en contraste avec le système de la chrétienté professante (qu'il soit catholique ou protestant), et qui, à toute fin pratique, est caractérisé par les choses terrestres. Prenons l'exemple du Pape qui baise une terre maudite par Dieu. Par cet acte, il s'associe (ne formant qu'un) au monde qui demeure dans (et sous le contrôle) du malin et qui est sous le jugement de Dieu. Il est le représentant d'un système religieux qui fait partie du système mondial actuel, qui n'est pas conciliable avec l'appel céleste (Fil. 3.14) et la vision céleste (Actes 26.19). Dans cette optique, les passages d'Apocalypse nous parlent du système religieux, économique, politique et social, mais pourtant désigné comme étant "chrétien", "ceux qui habitent sur la terre", avec toutes les conséquences qui en découlent.

 

 

Relativement au royaume de Dieu, la plus grande révélation de gloire est comparée au soleil qui brille dans sa puissance (Matt. 17.2). Mais, en ce qui concerne l'Homme glorifié et exalté au ciel (uni à son Assemblée sur terre), il est fait mention d'une lumière qui surpasse la gloire du soleil de midi. Cette Personne, dans une telle gloire et beauté, devient le pôle d'attraction et un tournant dans la vie de Paul. C'est Christ dans les cieux qui est à l'origine de l'appel de son serviteur Paul, et en même temps l'Objet. La gloire du Seigneur Jésus a caractérisé tout son ministère (voir 2 Cor. 3.18; 4.4-6), et aujourd'hui, cette gloire est toujours la même. Elle n'a pas changé, et elle n'a certainement pas régressé. Quel est pour vous et moi la signification du Seigneur Jésus dans sa gloire céleste ? Vivons-nous sous l'emprise constante et croissante de sa gloire incomparable, comme Paul l'a été ? (Voir Gal. 1.15; 2.20 et les passages mentionnés dans les Actes, où nous trouvons Paul de plus en plus impressionné par les gloires du Seigneur). "Mais nous voyons Jésus, couronné de gloire et d'honneur" (Héb. 2.9).

Le vase descendant du ciel (Actes 10-11)

Nous avons vu comment l'apôtre Paul avait été appelé et envoyé par le Seigneur glorifié au ciel. Bien que l'apôtre Pierre ait été désigné par le Seigneur Jésus alors qu'Il était encore sur la terre, lui aussi a reçu de nouvelles directives venant du ciel (voir Marc 16.20; Héb. 2.3-4). Cela n'a certainement pas été facile pour lui, comme nous pouvons nous en rendre compte dans ces deux chapitres (10-11). À une autre occasion, il avait reçu une révélation du Père au sujet du Fils du Dieu vivant, et le Seigneur Jésus avait plus tard parlé de son Assemblée qu'il bâtirait (Matt. 16.18). Cette vérité concernait le Seigneur Lui-même et était fondée sur Lui, Source de vie révélée et manifestée par sa résurrection d'entre les morts (voir aussi Rom. 1.3), solide et véritable fondement de l'Assemblée de Dieu.

 

 

Ici, le Seigneur Jésus démontre à Pierre (qui avait aussi reçu les clés du royaume sur la terre et qui maintenant voit le ciel ouvert, Actes 10.11), depuis le ciel, le caractère céleste de son Assemblée, dans son origine et sa destination célestes. Ces deux aspects de l'Assemblée sont illustrés par le fait que la grande toile est descendue et puis a été élevée au ciel (Actes 10.11; 11.5,10). Les quatre coins font ressortir le caractère universel de l'Assemblée selon le conseil de Dieu, tandis que les quatre catégories d'animaux représentent les croyants qui appartiennent dorénavant à cette Assemblée ; ils avaient été en eux-mêmes sur terre, présentant les caractères de l'homme sous quatre aspects différents(5). Ainsi, ces croyants délivrés de différentes formes d'esclavage sont "incorporés" à l'Assemblée de Dieu.

 

 

L'explication doctrinale de ces illustrations nous est donnée dans les Épîtres du Nouveau Testament, où nous apprenons aussi des vérités sur notre origine céleste (élus en Christ, selon le conseil de Dieu, selon son but éternel dès avant la fondation du monde). En outre, ces Épîtres nous donnent un exposé précis de notre condition dans le passé récent, de l'enlèvement de l'Assemblée au ciel et de son espoir béni, et de notre avenir éternel, destination céleste.

 

 

Quelles richesses de grâce et de gloire sont présentées dans tous ces détails ! Mais n'oublions pas que pour pouvoir entrer dans cette grande toile (donc pour faire partie de l'Assemblée du Dieu vivant), la conversion (la repentance, se détourner du mal et se tourner vers Dieu) est nécessaire de la part de l'homme pécheur non réconcilié (Actes 11.18), qui obtiendra alors la vie (éternelle) de la part de Dieu ainsi que le don du Saint-Esprit (vers. 16-18).

 

 

La deuxième partie de chapitre 11 des Actes nous explique la relation entre l'Assemblée universelle ou céleste d'une part, et l'assemblée locale d'autre part. L'Assemblée universelle est représentée par la grande toile, tandis que l'assemblée locale est présentée sous son "prototype" d'Antioche. Il est très important de saisir la relation entre l'Assemblée universelle et son expression locale que nous retrouvons dans différents lieux sur la terre. Il est également important de réaliser que les principes établis dans les Écritures sont toujours les mêmes encore aujourd'hui. Même aujourd'hui, chaque assemblée locale (1 Cor. 1.2) évolue et fonctionne, selon les pensées de Dieu, dans le cadre de référence de la vérité de l'Assemblée universelle ou céleste, exposé par le ministère de Paul. L'exposé doctrinal de cette vérité est donc contenu dans ses Épîtres. Que Dieu nous aide à agir selon son plan, dans le lieu où nous vivons, pour sa gloire et pour la bénédiction des Siens. Unis avec Christ dans la gloire et marchant dans la lumière de cette communion verticale et horizontale (Éph. 4), nous pouvons légitimement être appelés "chrétiens". Par la grâce, nous pouvons manifester ici-bas un peu de sa beauté et de sa gloire... jusqu'à son retour. Que signifie le ciel pour vous ?

 

 

PS. Cet article doit encore être révisé; vos commentaires ou vos suggestions seront appréciés.

 

 

 

 

 

Un autre exemplaire de cette étude ou une liste de traités et d'études, sera remis sur demande à toute personne intéressée.

 

 

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(Imprimé le 12 février 2002)

 

 

 

 

1. Ces passages se référant au ciel ou aux choses célestes sont les suivants : Act. 1:10s; 2:2,5,19,34; 3:21; 4:12,24; 7:42,49,55s; 9:3; 10:11s,16; 11:5s,9s; 14:15,17; 17:24; 2:6; 26:13.

2. Mat.3:17; 12:18; 17:5; Marc 1:11; Luc 3:22; Col. 1:19; 2 Pi. 1:17; ensemble sept fois "mon Fils bien-aimé". Le mot grec pour Bien-Aimé dans Éph. 1:6 est un peu différent.

3. Le Père leur envoya un autre Consolateur (parakletos - Jean 14.16). Pendant que le Seigneur Jésus Lui-même les servait d'une manière spéciale comme leur Avocat (parakletos - 1 Jean 2.1 ss.) au ciel, un autre serait avec eux sur terre.

4. Affections devenant le but de notre amour, de notre dévouement, et même de notre adoration, et remplaçant Christ.

5. Ces aspects sont les suivants : 1) utiles pour l'homme sur terre, "les quadrupèdes de la terre"; 2) et "les bêtes sauvages", comme l'homme décrit dans Marc 5.3 l'était; 3) ou "les reptiles", lesquels caractérisent l'homme dans son état moral inférieur; 4) l'homme fier et arrogant qui est en même temps sous la maîtrise de Satan, "les oiseaux du ciel". Ces quatre aspects se trouvent dans Actes 11.6.