La grande tribulation ou temps de détresse

La coupe que Babylone, la grande prostituée, fera boire aux nations est la
même au sujet de laquelle Jérémie, le prophète de l’ancien Testament a
écrit :

« Babylone a été une coupe d’or dans la main de Yahvé, et elle enivrait
toute la terre. » Puis Dieu lui dit : « Prends de ma main cette coupe de
vin de la fureur, et tu devras la faire boire à toutes les nations vers
lesquelles je t’envoie ».

La coupe que la prostituée fera boire aux nations, c’est aussi la guerre : « Il y
aura une grande tribulation, nous dit Jésus, telle qu’il n’en est pas
survenue depuis le commencement du monde jusqu’à maintenant, non et
qu’il n’en surviendra plus. Oui, si ces jours n’étaient écourtés, nulle chair
ne serait sauvée. »

Quant à la prophétie de Daniel, elle appelle ces jours, « une époque de
détresse » : « Et à coup sûr, ce sera une époque de détresse, telle qu’il
n’y en a point eu depuis que les nations existent jusqu’à cette époque. »
Daniel 12:1.

Sachant à quel point la deuxième guerre mondiale fut terrifiante, on
s’interroge sur l’ampleur qu’atteindra ce conflit armé. Parlant de cette grande
tribulation, Jésus déclara : « Aussitôt après la tribulation de ces jours-là,
le Soleil sera obscurci, et la lune ne donnera pas sa lumière... »

Trois prophéties se rejoignent pour parler de cet événement terrifiant.
Apocalypse chapitre 7 verset 14, tout comme Jésus, emploie le terme
« grande tribulation ». Tout comme Jésus, elle déclare : «…le Soleil devint
noir comme un sac de crin, et la lune entière devint comme du sang. »
Apo. 6:13, 14.

Cette grande tribulation sera la preuve ultime de l’échec de l’anarchie
prônée par le Diable. Après ce désastre, la religion sera probablement
contrôlée plus que jamais et confinée à sa sphère privée. Il aura fallu cela
pour que les hommes comprennent le danger que représentent les religions à
visée universelle contraignante, et les gouvernements qui les soutiennent.

Ce contexte hostile n’épargnera pas les vais chrétiens, ni les prémices. Autant
dire qu’ils tomberont sous le coup des lois promulguées par les nations
contre ceux qui font œuvre d’évangélisation. Ils seront persécutés,
emprisonnés, et réduits au silence. Jean déclare au sujet de la prostituée :

« Après ces choses, j’ai vu un autre ange qui descendait du ciel (…) Et il
a crié d’une voix forte, disant : " Elle est tombée, Babylone La grande
est tombée, elle est devenue une demeure de démons, et un repère de
toutes les émanations impures, et un repère de tous les oiseaux impurs
et haïs !

« Car à cause du vin de la fureur de sa fornication toutes les nations
sont devenues ses victimes ; et les rois de la terre ont commis la
fornication avec elle ».

« Et j’ai entendu une voix venant du ciel dire : ‘Sortez d’elle, mon peuple
si vous ne voulez pas participer avec elle à ses péchés, et si vous ne
voulez pas recevoir une part de ses plaies. Car ses péchés se sont
amoncelés jusqu’au ciel, et Dieu s’est souvenu de ses actes d’injustice’ ».

Aussitôt après sa chute, beaucoup seront plus libre pour déclarer
ouvertement leur rupture avec ce système politico-religieux désapprouvé par
Dieu.

Mais à quel peuple Dieu fait-il allusion quand il emploie l’expression : sortez
d’elle mon peuple ? Il s’adresse aux gens de toutes nations pris dans les
griffes de ces religions. Pour savoir si notre religion fait partie de Babylone
dont parlent ces versets, posons-nous ces questions :

-
Quel rapport entretient-elle avec le monde politique et militaire de
Satan ?
-
Encourage-t-elle à verser le sang en participant aux guerres ?
-
Comment se comporte-t-elle vis-à-vis des idoles et des statues ?
-
Reconnaît-elle l’unicité de Dieu ?
-
Met-elle à mort dans un contexte religieux, ou rituel ?
-
Continue-t-elle au travers de ses guérisons miraculeuses, que
l’Apocalypse qualifie de pratiques spirites, à induire des humains en
erreur ?

Sortir de Babylone consiste à ne plus considérer ces religions comme des
moyens de salut. Le départ est également physique. Nous ne devons
participer à aucun de leurs rassemblements religieux, où les forces
démoniaques se cachent derrière des guérisons miraculeuses. Jésus, le plus
grand prophète, le Messie, avait prophétisé contre ces chrétiens-là, en
disant :

« Plusieurs me diront en ce jour-là Seigneur, Seigneur, n’avons-nous pas
prophétisé en ton nom ? N’avons-nous pas chassé des démons en ton
nom ? Et n’avons-nous pas fait beaucoup de miracles en ton nom ? Alors
je leur dirai ouvertement : ‘Je ne vous ai jamais connus, retirez-vous de
moi (…) » Matthieu 7:22, 23.

Les miracles ne sont pas des critères d’identification du vrai christianisme.
C’est Jésus lui-même qui le dit. Si nous quittons notre religion pour pratiquer
une autre où la guerre et l’idolâtrie sont autorisées, et où on enseigne
la vénération de Marie, de la croix, etc., cela reviendrait au même.