Neutralité des premiers chrétiens


Les premiers chrétiens, contrairement à ceux d’aujourd'hui, parvenaient à
garder leur neutralité vis-à-vis de la bête, obéissant à la recommandation du
Christ de ne pas faire partie du monde. En Jean chapitre 6:15 nous lisons : «
Jésus donc, sachant qu’ils allaient venir s’emparer de lui pour le faire
roi, se retira de nouveau dans la montagne, tout seul. »

Dans le livre : HISTORY OF CHRISTIANITY d’Edward Gibbon, page 162,
163 on lit : « Les (chrétiens) refusaient de prendre part à
l’administration civile ou à la défense militaire de l’empire. (…) à moins
de renoncer à l’exercice d’un devoir plus sacré, ils ne pouvaient se
soumettre aux fonctions de soldats, de magistrats ou de princes. »

On peut lire encore : « Les chrétiens refusaient de (…) sacrifier au génie
de l’empereur – ce qui aujourd'hui équivaut approximativement au refus
de saluer le drapeau ou de répéter le serment d’obéissance (…) Les
chrétiens qui se rétractaient étaient en petit nombre, bien qu’on gardât
généralement à leur intention, dans l’arène, un autel sur lequel brûlait un
feu. »

« Déposer une pincée d’encens sur l’autel, voilà tout ce qui était requis
d’un prisonnier. (…) On lui expliquait aussi, avec soin, qu’il n’adorait pas
l’empereur, mais qu’il lui reconnaissait simplement un caractère divin lié
à sa position de chef de l’État romain. Cependant, presque aucun
chrétien ne saisissait cette occasion d’échapper. » THOSE ABOUT TO
DIE (NY. 1958) de, MANNIX, page 135, 137.

Tous les auteurs qui écrivent sur le christianisme du premier et du deuxième
siècle soutiennent la neutralité des chrétiens : « Le christianisme était mal
compris et regardé d’un œil peu favorable par les maîtres du monde
païens. (…) Les chrétiens refusaient d’accomplir certains devoirs du
citoyen romain. (…) Ils n’occupaient aucune charge politique. » - ON
THO ROAD TO CIVILIZATION. (Philadelphie, 1937) de A. HECKEL et J.
SIGMAN, page 237, 238.

« Une étude soigneuse de tous les renseignements disponibles révèle
que jusqu’à l’époque de MARC-AUREL, (qui fut Empereur de Rome entre
161 et 180 de notre ère) aucun chrétien ne devint soldat ; et aucun
soldat, après s’être devenu chrétien, ne restait dans le service
militaire. » - THE RISE OF CHRISTINITY (Londres, 1947 d’E. BARNES, page
333).

Même après Marc-Aurèle, la plupart des chrétiens continuaient de garder
leur neutralité, non seulement vis-à-vis de la politique, mais aussi de
l’idolâtrie, ce qui provoqua sous Dioclétien ‘La grande persécution’ légalisée
par l’Édit de 303, qui déclarait le christianisme incompatible avec le pouvoir
Tétrarchique. Pourquoi Dieu encouragerait-Il aujourd’hui ses serviteurs à faire
la guerre et à tuer d’autres humains pour imposer sa volonté et prouver leur
foi ?