La signification des dix cornes


L’ange dit à Jean au verset 12 de ce même chapitre 17 :

« Et la bête sauvage qui était mais n’est pas, est elle-même un huitième
roi, mais elle fait en même temps partie des sept, et elle s’en va à la
destruction. Les dix cornes que tu as vues représentent dix rois, qui
n’ont pas encore reçu de royaume, mais ils reçoivent pouvoir comme rois
pendant une heure avec la bête. Ils ont un même dessein, et ils donnent
leur puissance et leur autorité à la bête. »

La bête dont il est question ici, est la bête qui avait reçu le coup mortel,
autrement dit, la bête léopardée, l’ONU. Rome est la sixième puissance du
temps de Jean, la bête qui est, selon le dire de l’ange, et d’où allaient sortir
les dix cornes, qui ne sont pas encore venues, c’est-à-dire l’Union
européenne. Le livre de Daniel laisse comprendre que les dix cornes ou dix
rois allaient sortir de ce sixième roi.

Image tirée du dictionnaire français Le Larousse Selon toute vraisemblance, les dix cornes
de la prophétie de Daniel et les dix
cornes de l’Apocalypse, ou dix rois,
qui n’avaient pas encore reçu de
royaume, sont les mêmes. D’après
ce que laissa entendre l’ange dans la
prophétie de Daniel, les dix cornes,
ou les dix rois, devaient émaner de
l’empire romain, ou de sa
désintégration. Faisons un retour
dans le livre de Daniel et voyons ce
que dit l’ange à propos de Rome :

« Après cela, je continuai de regarder dans les visions de la nuit, et,
voici : une quatrième bête effrayante, terrible et extraordinairement
forte et elle avait des dents de fer, de grandes dents (...) Et elle avait
dix cornes. »

Les indications que l’ange donna à Jean en l’an 96 de notre ère dans le livre
de l’Apocalypse disaient, elles, que les dix rois n’avaient pas encore reçu de
royaume du temps de Jean, c’est-à-dire pendant l’écriture du livre de
l’Apocalypse. L’ange dit: « Les dix cornes que tu as vues représentent dix
rois qui n’ont pas encore reçu de royaume ».

Effectivement, les principales nations qui composent l’Europe d’aujourd’hui
n’existaient pas du temps de Jean au premier siècle, et encore moins du
temps de Daniel. L’Apocalypse dit de ces rois qu’ils ont un seul et même
dessein.

Si on demandait à quelqu’un de réécrire cette prophétie de Jean avec les
connaissances actuelles sur la SDN et l’ONU etc., tout en la dissimulant de
façon à ce qu’elle ne soit pas comprise au premier abord par tous, je doute
qu’il puisse faire mieux que ce qui est écrit. Jean, le vieillard, ne pouvait pas
le faire.

C’est de toute évidence une prophétie. Pourtant Jean ne criait pas : « Je
suis un prophète, écoutez-moi, obéissez-moi pour ne pas brûler en
Enfer. » Les chrétiens ne parlent même pas de Jean comme d’un prophète.
Ils mettent plutôt en avant la parole de Dieu.

Alors lorsqu’un ange, se cachant derrière un faux prophète, nous menace de
nous brûler en Enfer si nous lisons ces prophéties qui nous concerne, il ne
peut être que mauvais ; car l’ange dit en Apocalypse 1:3 : « Heureux celui
qui lit à haute voix et ceux qui entendent les paroles de cette prophétie
et qui observent les choses qui s’y trouvent écrites. » Un soi-disant ange
Gabriel qui vient annoncer le contraire est forcément faux.

Le Coran ne corrobore pas plus la Bible que le Soleil peut effectivement se
coucher dans une étendue boueuse sur terre. Dire que l’on croit en Jésus
comme le Messie, en rejetant son message, citer les prophètes en interdisant
leur lecture est une fausse conciliation. Ces prophéties sont empreintes d’une
dimension qui nous empêche de les attribuer à une prévision humaine, si
nous sommes sincères, ou une interprétation personnelle.

Mais quel rôle joueront les dix cornes selon cette prophétie ? L’Apocalypse
dit que les dix cornes, ou l’Union européenne, éprouveront de la haine
envers la prostituée, cette organisation militaro-religieuse. Ce qui signifie que
l’Europe va se sentir menacée dans son intégrité. Mais par quels pays ? Les
régimes militaro-théocratiques sont loin de l’Europe. La Turquie est un état
démocratique et laïc. Ce pays va-t-il changer de cap en abandonnant la voie
tracée par Mustafa Kemal ?

Si on en arrivera-là, c’est que l’ONU aura laissé accumuler des armes de
destruction massive par des pays qui les prendront pour un don de Dieu.
L’Europe sera obligée d’intervenir militairement en plaçant ses forces armées
sous l’égide de l’ONU, représentée en Apocalypse chapitre 13 par la bête
léopardée. Et c’est cette bête qui se chargera de régler les comptes de la
prostituée spirituelle. L’ange dit en Apocalypse 17:16 :

« Les dix cornes que tu as vues, et la bête, celles-ci haïront la
prostituée et la rendront dévastée et nue, et mangeront ses chairs et la
consumeront par le feu. »

Cette coupe, dans le cas de l’antique Babylone, était la guerre. Mais celle
dont la prostituée sera l’instigatrice, sera sans précédent dans l’histoire
humaine. C’est ce que le livre de Daniel appelle « jour de détresse » et que
Jésus et l’Apocalypse désignent par « grande tribulation ». Mais la
prostituée n’aura pas le dernier mot, car la lecture dit :

« Les dix cornes que tu as vues, et la bête, celles-ci haïront la
prostituée et la rendront dévastée et nue, et mangeront ses chairs et la
consumeront par le feu. Car Dieu leur a mis au cœur d’exécuter son
dessein, oui d’exécuter un même dessein en donnant leur autorité à la
bête jusqu’à ce que les paroles de Dieu se soient accomplies. »
Apocalypse 17:16 et 17.

On s’aperçoit que le Créateur non plus ne la porte pas dans son cœur. Faire
couler le sang au nom de Dieu, lui attribuer une œuvre du Diable et des
démons est blasphématoire. Car Il précise clairement dans ses prophéties que
c’est le dragon (Satan) et les démons qui arment les nations (voir Apocalypse
13:2 et Apocalypse 16:13, 14).

Dieu dit également que Babylone, la prostituée, est devenue « une
habitation de démons ». Le mixage de la religion et du militarisme, deux
domaines dirigés par deux êtres opposés, ne pouvait s’accorder. De ce fait, il
nous semble improbable que Dieu ait pu choisir un chef de guerre comme
prophète et messager. Combattre pour ou contre des nations n’est pas
combattre pour Dieu. C’est une tromperie.