La bête écarlate


Au chapitre 17, Jean va voir une autre bête, qui aura également sept têtes et
dix cornes ; mais de couleur écarlate, et dépourvue de diadèmes sur ses
cornes. Voyons d’abord ce qu’il raconte :

« Et l’un des sept anges qui avaient les sept coupes est venu et a parlé
avec moi, disant : viens, je te montrerai le jugement de la grande
prostituée qui est assise sur des eaux abondantes, avec laquelle les rois
de la terre ont commis la fornication ».

« Et il m’a emporté, par la puissance de l’Esprit, dans un désert. J’ai
aperçu une femme assise sur une bête de couleur écarlate qui était
pleine de noms blasphématoires et qui avait sept têtes et dix cornes (…)

« Et la femme était revêtue de pourpre et d’écarlate, et parée d’or, de
pierres précieuses et de perles, et elle avait dans sa main une coupe
d’or qui était pleine de choses immondes et des impuretés de sa
fornication. Et sur son front était écrit un nom, un mystère : " Babylone
La grande, la mère des prostituées et des choses immondes de la
terre". Apocalypse 17:1 à 5.

Avant de voir ce que cette bête représente, essayons de déterminer d’abord
ce que symbolisent les eaux, puis essayons d’identifier cette femme qui se
trouve sur le dos de cette bête écarlate.


La signification des eaux


L’ange dit à Jean : « ‘Viens, je te montrerai le jugement de la grande
prostituée qui est assise sur des eaux abondantes’ » Mais que vit Jean en
sortant ? Voyait-il vraiment une femme assise sur des eaux abondantes ?
Non. Jean raconte : « Et je vis une femme assise sur une bête de couleur
écarlate ! »

Cela signifie que la bête de couleur écarlate et les eaux ont plus la même
signification. Mais que signifient les eaux ? Écoutez l’explication de l’ange. Il
dit à Jean :

« Les eaux que tu as vues, là où est assise la prostituée, représentent
des peuples, des foules, des nations, des langues. » Apocalypse 17:15.

On peut en conclure que cette bête écarlate représente aussi des peuples, des
foules, des nations, des langues. Elle est différente par sa couleur de la bête
léopardée du chapitre 13, qui est la SDN. Néanmoins la bête léopardée et la
bête écarlate présentent beaucoup de similitudes. En effet, la bête léopardée,
la SDN, qui deviendra l’ONU, est l’image de la bête écarlate du chapitre 17.

L’ONU est une double image. Elle est l’image de la SDN, tout en étant celle
de la bête écarlate, qui représente le système politico-militaire mondial. D’où
leur ressemblance. L’ONU ne pouvait pas mieux porter ce titre. Quelle que
soit la tournure, elle reste « l’image de la bête ». En effet, l’image d’une
personne est la représentation en plus petit de celle-ci. L’image de l’ensemble
des nations ne peut être que l’ONU.

La bête écarlate représente tout le système politique et militaire mondial, à
travers lequel Satan exerce son autorité : nations, peuples, langues, foules.
C’est sur cette bête que Babylone, la prostituée spirituelle, domine, en
trahissant, comme avait fait Israël, l’exclusivité de sa relation avec Dieu. C’est
un plaidoyer du Créateur contre le système religieux mondial qui, en
ignorant ses conseils, batifole avec Satan par le biais du monde politique et
militaire sous l’emprise des forces invisibles mauvaises.

Sachons seulement que le regard que Dieu porte sur le monde politique et
militaire est différent du nôtre. Il en va de même du système religieux
mondial. Nous devons le juger à travers les yeux de Dieu, et non selon notre
vision de la pureté. La Bible dit : « Telle voie peut paraître bonne à un
homme, mais son issue, c’est la mort ».



Nous ne pouvons pas nous placer sous l’autorité des forces de l’ombre qui
dirigent le monde et faire en même temps partie des gens qui ont opté pour
le royaume de Dieu. Ce sont des forces antagoniques. C’est une lutte
perpétuelle entre le bien et le mal, entre la vérité et le mensonge, entre
l’anarchie vis-à-vis du Créateur et le besoin de suivre ses directives, entre la
paix et la guerre.

Nous ne pouvons concilier l’ordre du Christ d’aimer nos ennemis, de prier
pour eux, de rendre l’autre joue et faire en même temps la guerre à ces
mêmes ennemis, même si contrairement à eux, nous les considérons comme
des frères.

Ceux qui font la volonté de Dieu doivent être différents de ceux qui ont
opté pour le monde de Satan. Si leurs actes se confondent, c’est que cette
voie religieuse est mauvaise. Le mal, même pratiqué dans le cadre de la
religion, ne change rien à sa nature. Aucun mal ne doit être fait au nom de
Dieu. C’est blasphématoire.

Cette foule immense dont dispose la prostituée symbolique, et la bête
écarlate sur laquelle elle est assise, lui donne ce sentiment de sécurité et
d’invincibilité. C’est à travers la bête, c’est-à-dire les forces politiques et
militaires, que les religions parviennent à dominer sur la multitude. Le
système religieux peut paraître inoffensif, mais derrière elle se cache la bête
qu’elle manipule, en opposition avec la volonté de Dieu. Cette femme aurait
l’air bien fragile sans cette bête écarlate.

Tout comme l’antique Babylone comptait sur le grand fleuve Euphrate, des
eaux abondantes, pour assurer sa sécurité, Babylone, la grande prostituée
spirituelle moderne, compte sur la bête et le grand nombre de ces adeptes,
symbolisés aussi par des eaux abondantes pour assurer sa protection : « des
peuples, des foules, des nations, des langues. »

Certaines grandes religions semblent effectivement éternelles compte tenu du
nombre de leurs adeptes. La bête léopardée et les dix cornes peuvent tout au
plus soumettre une nation religieuse néfaste à l’humanité, et édicter des lois
internationales pour cantonner la religion à sa sphère privée au lieu de
s’adonner à la guerre ; mais ces fausses religions ne peuvent être vaincues
que par le royaume de Dieu. La bête et les dix cornes ne peuvent pas tuer
tout le monde.


La signification de la bête écarlate


En apercevant cette bête écarlate chevauchée par une femme, Jean dit qu’il
était lui-même étonné d’un grand étonnement. Mais l’ange lui dit :

« Pourquoi t’es-tu étonné ? Je te dirai le mystère de la femme et de la
bête qui la porte et qui a sept têtes et dix cornes’. » Apocalypse 17:6 et
7.

Pourquoi l’ange décida-t-il de donner des explications sur la bête écarlate
portant la prostituée spirituelle, et pas sur la première bête, la bête
léopardée qui avait reçu le coup mortel, celle « qui était, mais n’est pas et
sera cependant présente » ?

En réalité, l’ange donna des explications sur les deux bêtes en même temps.
Mais elles sont volontairement alternées, afin qu’elles ne soient pas évidentes
à tous. On pourrait commettre l’erreur d’attribuer toutes les explications qui
suivront à la bête écarlate, puisque c’est d’elle qu’on était en train de parler.
Mais l’ange va respecter l’ordre.

Il va d’abord parler de la première bête, la bête léopardée du chapitre 13,
celle qui avait reçu le coup mortel, c’est-à-dire l’ONU. C’est seulement après
cela qu’il parlera de la bête écarlate, puis reviendra quelques versets plus loin
sur la bête léopardée. Reprenons ce qu’il dit. Jean raconte :

« Et l’un des sept anges, qui avaient les sept coupes est venu et a parlé
avec moi, disant : ‘viens, je te montrerai le jugement de la Grande
prostituée qui est assise sur de nombreuses eaux, avec laquelle les rois
de la terre ont commis la fornication.

Et il m’a emporté par le pouvoir de l’Esprit dans un désert. Et j’ai aperçu
une femme assise sur une bête écarlate, qui était pleine de noms
blasphématoires, et qui avait sept têtes et dix cornes. »

« Et la femme était revêtue de pourpre et d’écarlate, et parée d’or, de
pierres précieuses et de perles, et elle avait à la main une coupe d’or
pleine de choses immondes et des impuretés de sa fornication.



« Et sur son front était écrit un nom, un mystère : « Babylone, la
Grande, la mère des prostituées et des choses immondes de la terre. Et
j’ai vu que la femme était ivre du sang des saints (…) »

« Or, en l’apercevant, je me suis étonné d’un grand étonnement. Alors
l’ange m’a dit : « Pourquoi t’es-tu étonné ? Je te dirai le mystère de la
femme et de la bête qui la porte et qui a sept têtes et dix cornes’. »
Apocalypse 17:6 et 7.

Il lâche tout de suite ceci :

« La bête que tu as vue, était, mais n’est pas ; et pourtant elle est sur le
point de monter de l’abîme, et elle s’en va à la destruction. Et quand ils
verront comment la bête était, mais n’est pas, et pourtant sera
présente, ceux qui habitent sur la terre s’étonneront, remplis
d’admiration. Apocalypse 17:8.

Il ne parle pas ici de la bête rouge, même si nous sommes au chapitre 17,
mais de « la bête qui était, mais n’est pas », autrement dit, de la bête
léopardée du chapitre 13, celle qui avait reçu le coup mortel, et au sujet de
laquelle les hommes étaient en admiration.

Mais que pouvait comprendre le vieillard qu’était Jean en l’an 96 après J.-C
de ces paroles : « la bête qui était, mais n’est pas, et pourtant sera
présente. » ? Heureusement, que l’ange a apporté une explication
supplémentaire au verset 11 du chapitre 17, disant :

« Et la bête qui était mais n’est pas, est elle-même un huitième roi, mais
elle fait en même temps partie des sept, et elle s’en va à la
destruction. »

D’autres traductions mettent : « Elle provient des sept ». Mais cela ne
change rien. Ce huitième roi composite, qui est l’ONU, fait en même temps
partie des sept, qui représentent l’ensemble des nations (la bête écarlate),
dans le sens que les forces qui composent l’ONU évoluent également dans
les forces armées de leur pays respectif.

Si chacune des nations enlevait son contingent, ce huitième roi disparaîtrait.
La bête léopardée fait partie de la bête écarlate que la prostituée spirituelle,
Babylone, chevauche. On comprend pourquoi la terre était en admiration
derrière la bête léopardée. La Bible l’appelle l’image de la bête. Elle est aussi
la représentation en plus petit de l’ensemble des nations, tout en étant elle-
même l’image de la SDN.

Comme nous le savons tous, la SDN n’a pas pu empêcher la seconde guerre
mondiale, qui aurait pu sceller son sort. Elle a disparu, certes, mais elle est
réapparue, comme sortie de l’abîme, sous le nom d’Organisation des nations
Unis. D’où le terme utilisé en Apocalypse 17:11 : la bête était, mais n’est pas,
et pourtant sera présente. Ceux qui habitent sur la terre s’étonneront,
remplis d’admiration.

Après avoir parlé de la bête léopardée de manière inattendue, alors que Jean
attendait des explications sur la bête écarlate que chevauche la prostituée, on
se demande si l’ange ne va pas oublier cette bête écarlate. Eh bien non, car
l’explication qui suivra tout de suite la concerne. Il dit immédiatement
après :

« Ici, il faut avoir de l’intelligence et de la sagesse : ‘Les sept têtes
représentent sept montagnes sur lesquelles la femme est assise. C’est
aussi sept rois : Cinq sont tombés, l’un règne actuellement, et l’autre
n’est pas encore venu. Quand il sera venu, il ne restera que peu de
temps. »

« Et la bête qui était mais n’est pas, est elle-même un huitième roi, mais
elle fait en même temps partie des sept, et elle s’en va à la
destruction. » Apocalypse 17:9 à 11.

Sans la compréhension des prophéties de Daniel, on n’aurait pas pu donner
une explication sûre à l’expression de l’ange : « Cinq sont tombés, l’un
règne actuellement, et l’autre n’est pas encore venu ».

Les cinq qui sont tombés sont :

L’Égypte’Égypte, L’ÉgypteL’Égypte L là où a pris naissance la nation d’Israël. (Voir Isaïe 19 et 20).

L’Assyrie’Assyrie, L’AssyrieL’Assyrie L la seconde puissance après l’Egypte. Dieu avait inspiré à Nahum
une prophétie à l’encontre de l’Assyrie. (Nahum 2 et 3). Les babyloniens,
alliés aux Mèdes, ont mis à feu Ninive, la capitale. Les Assyriens avaient
auparavant détruit le royaume du nord et déporté les juifs.



Babyloneabylone, BabyloneBabylone B qui finit par supplanter l’Assyrie pour devenir la troisième
puissance. Les babyloniens s’emparèrent pour leur part du royaume du sud,
détruisirent Jérusalem et emmenèrent les juifs restant en captivité.

L’empire’empire Médoédo--PersePerse, L’empireL’empire Médoédo--PersePerse M L M la double puissance commandée par Cyrus, qui
s’empara de Babylone, délivra les juifs de la captivité, et leur permit de
reconstruire la ville et le temple, que Nabuchodonosor avait détruits.

Laa Grècerèce, LaLa Grècerèce G L G qui domina pendant longtemps les israélites, fut le cinquième roi.
Alexandre le Grand vainquit Darius dans une série de batailles et s’empara de
son empire.

« «« « L’un’un règneègne actuellementctuellement L’unL’un règneègne actuellementctuellement r a L r a » »» » : Romeome, RomeRome R la sixième puissance, qui détruisit
Jérusalem en l’an 70 de notre ère. Rome est également l’empire sous lequel
vivait Jean.

Ett l’autre’autre n’est’est pasas encorencore venuenu, EtEt l’autre’autre n’est’est pasas encorencore venuenu l n p e v E l n p e v c’est-à-dire la dernière puissance mondiale
au temps de la fin, et avec laquelle Israël entretiendra, comme avec les six
autres puissances, un quelconque rapport, soit conflictuel, soit de protection.

Le fait que l’ange ait dit : « Les sept têtes représentent sept montagnes
sur lesquelles la femme est assise. C’est aussi sept rois », nous permet
de comprendre que les montagnes symbolisent aussi dans la Bible, des
gouvernements, des royaumes.

Voilà pourquoi dans la prophétie de la statue du livre de Daniel, l’ange
Gabriel dit que la pierre qui frappa la statue deviendra une grande montagne
qui couvrira toute la terre. Cette montagne, dit-il, est le royaume que Dieu
établira. Apocalypse 13:2 dit « (…) Et le Dragon a donné à la bête sa
puissance et son trône et un grand pouvoir. »

Satan, désigné par « le dragon », dirige donc le monde par le biais du système
politique et militaire des nations. Lui et les démons, seront les instigateurs de
la guerre d’Harmaguédon. Apocalypse 16, du verset 13 à 16 déclare :

« Et j’ai vu sortir de la bouche du Dragon, et de la bouche de la bête, et
de la bouche du faux prophète, trois esprits impurs, semblables à des
grenouilles, car ce sont des esprits de démons, qui opèrent des
prodiges, et qui vont vers les rois de la terre, afin de les rassembler
pour le combat du grand jour du Dieu tout-puissant… Ils les
rassemblèrent dans le lieu appelé en hébreu Harmaguédon »

Ce sera une guerre inspirée par des démons et par Satan dans l’unique but de
supprimer tout ce qui vit. (Apocalypse 11 : 18 ). Quand des foules parleront
guerre sainte, Dieu nous a déjà avertis qu’il n’en sera rien. Les instigateurs
seront Satan et les démons. N’allons pas sacrifier notre vie sur leurs autels.
Les 72 vierges viennent de l’imagination d’un simple homme qui exploitait la
vaillance de ses soldats.