La troisième des quatre bêtes de Daniel


La troisième des quatre bêtes est l’empire grec dirigé par Alexandre. Celui-ci
naquit à Pella en Macédoine le 21 juillet 356 av. JC. Après la mort de son
père, Philippe Il, roi de Macédoine, il prit la tête de son armée.

En 334 av. JC, il soumit différentes régions autonomes, qu’il finit par joindre
à son état. Il délivra et regroupa les cités grecques, contrôlant ainsi toute la
côte ionienne. La même année, il traversa l’Hellespont et se retrouva en
Asie, où il remporta une victoire sur les Perses sur les rives du Granique
(cours d’eau) en Turquie.

Moins d’un an plus tard, le 1 er novembre 333 av. JC, il défit Darius III à la
bataille d’Issos, au bord du fleuve Pinarus, à dix kilomètres d’Issos en
Turquie. En Egypte, il fut accueilli en libérateur.

En 332 av. JC, le gouverneur de Samarie, Sanballat III, accepta de se
soumettre à Alexandre. Il obtint l’autorisation de construire sur le mont
Garizim un temple en faveur de Manassé, qui était son beau-fils, et frère du
grand prêtre. La Judée également fut soumise. Alexandre remporta à
Gaugamèles (dans le nord de l’Irak actuel), la bataille décisive, en 331 av. J.-
C. Il se rendit ainsi maître de tout l’empire perse.

Toutes ces puissances qui se supplantèrent avaient un rapport direct avec
Israël. Elles n’ont pas été prises au hasard pour former les sept têtes de la
Bête de l’Apocalypse, que nous étudierons un peu plus tard.

L’empire d’Alexandre s’effondra après sa mort, et ses généraux s’en
emparèrent. Il y eut de multiples guerres, mais quatre se distinguèrent
finalement. En 64 av. JC la dynastie des Séleucides tomba entre les mains des
romains. La dernière à disparaître fut la dynastie des Lagos en Egypte en l’an
30 av. J.-C., avec le suicide de Cléopâtre VII. Ptolémée Lagos était l’un des
généraux d’Alexandre. Cette troisième bête a été décrite par l’ange Gabriel
en ces termes :

« Après cela, je regardai encore, et voici, une autre bête, une bête
pareille à un léopard, mais elle avait sur son dos quatre ailes de
créatures volantes. Et la bête avait quatre têtes, et on lui donna la
domination. »

Les quatre têtes représentent les quatre généraux d’Alexandre qui se sont
partagé son empire. Ils sont aussi représentés par les quatre ailes sur le dos du
léopard. Les quatre ailes symbolisaient la rapidité avec laquelle ces quatre
généraux ont fait progresser l’empire d’Alexandre.

Nous savons maintenant que la quatrième bête vue par Daniel fut l’empire
Romain. La troisième, la Grèce, et la première des quatre bêtes fut l’empire
Médo-Perse, dont s’empara Alexandre Le Grand. Maintenant, il reste à
trouver l’identité de la seconde puissance. Or, apparemment, il n’y en a pas.
Ce qui signifie qu’une de ces puissances fut prise deux fois. Mais dans quel
but ? Et pourquoi ?

Parce que dans les prophéties de Daniel, la septième puissance, ou septième
bête n’est pas mentionnée. Or, l’ange avait parlé de quatre bêtes qui se
lèveront de la terre. Les quatre bêtes, plus les trois première puissances,
Babylone comprise, forment le chiffre sept.

Dans la prophétie de la statue, où Rome était représentée par les jambes
avec les dix orteils, on ne pouvait pas aller plus loin. Pour rester conforme à
cette idée, la prophétie des quatre bêtes s’arrête également à Rome. La
double description de l’une des quatre bêtes permet de rester fidèle au
chiffre sept, et au chiffre dix.

Nous avons l’impression que les prophéties des bêtes de Daniel servent
principalement à la compréhension de la prophétie des bêtes de
l’apocalypse, où l’on retrouve les sept têtes et les dix cornes. Sans ces
prophéties de Daniel, nous serions dans l’incertitude quant à l’identité des
bêtes vues par Jean.