Pourquoi le mariage est-il définitif chez les chrétiens ?


Le mariage religieux est avant tout un contrat entre deux personnes, où les
époux se promettent fidélité en ayant comme témoins le Créateur. Voilà
pourquoi Jésus déclara : « Ce que Dieu a mis sous le même joug, que
l’homme ne le sépare pas. » Le prophète Sophonie parla de Dieu comme
Celui qui a été témoin entre toi et la femme de ta jeunesse. Dieu devient
donc une garantie de cette union. Aucun des deux ne pouvait abandonner
l’autre pour n’importe quel motif.

Lorsque les israélites sortirent d’Egypte pour se constituer en nation, la
femme pouvait être renvoyée pour n’importe quel motif. Pour lui éviter le
déshonneur, le mari lui donnait un acte de renvoi attestant qu’elle n’avait
rien commis de répréhensible justifiant ce renvoi. Une femme pouvait aussi
être renvoyée si elle ne pouvait pas enfanter. Mais comme Jésus l’a fait
savoir, il n’en était pas ainsi au commencement.

Saraï, par exemple, ne pouvait pas enfanter, mais Abraham ne l’a pas
répudiée pour autant, ni prendre une seconde épouse. C’est Saraï, elle-
même, qui lui proposa sa servante. Dieu n’a pas institué le divorce ni la
polygamie. Les époux doivent respecter leur engagement et leur choix. On
ne divorce pas parce que son conjoint a subi une transformation physique
défavorable, ou parce que l’autre a moins de satisfaction au lit.

À l’époque de Jésus, les romains ne toléraient pas la mise à mort pour cause
d’adultère. La loi de Moïse qui ordonnait la mise à mort la femme adultère
n’était pas légalement appliquée, mais il pouvait y avoir des lynchages par la
foule. L’adultère était la seule cause de divorce, selon Jésus. Il ne prêchait pas
la mise à mort pour cause d’adultère.

Jésus n’a donc pas pris l’incompatibilité de caractères comme motif de
divorce. Il n’a pas non plus parlé de blessures, de coups et des propos
blessants que la femme pourrait subir, car ces choses ne sont pas autorisées
dans le christianisme. Il dit que celui qui dit un ignoble mot de mépris à son
frère (spirituel) en répondra devant le tribunal de Dieu.

Pour ce qui est de l’incompatibilité de caractères, ce sont des points sur
lesquels on discute avant le mariage. Si on applique les normes chrétiennes et
que chacun respecte sa position et son rôle, les points communs finissent par
supplanter et par minimiser ces incompatibilités. Dieu dit par l’intermédiaire
du prophète Michée :

« Prenez donc garde à votre esprit, et que personne ne trahisse la
femme de sa jeunesse ! Car je hais la répudiation, a dit l’Éternel, le
Dieu d’Israël, et celui qui a couvert son vêtement de violence. »
(Malachie 2:13 à 16).

La vision de certains musulmans sur le mariage et le divorce reflète celle de
l’époque de Mahomet, où la polygamie était permise et où le mari avait le
droit de battre sa femme, de l’injurier et de la maltraiter. Alors les raisons de
divorcer étaient nombreuses.

Sans l’influence des occidentaux, certains musulmans auraient encore des
captives de guerres, des concubines et des esclaves femelles avec lesquelles ils
coucheraient au vu et au su de leurs épouses légitimes. Car Mahomet est
mort sans avoir aboli ces pratiques, ou abrogé les textes qui en font
référence. L’islam est loin d’être une religion parfaite, et Mahomet se
trouvait à des années-lumière de sa mythique perfection.