La Bible est-elle pourtant immaculée ?


Il faut savoir que les traducteurs des textes originaux peuvent commettre des
erreurs de bon sens. Car tout ce que fait l’homme porte les traces de son
imperfection. Certains mots hébraïques, grecs et araméens des textes
originaux pouvaient revêtir une double signification. Par exemple, c’est le
même terme hébraïque qui traduit esprit, vent, ou souffle. Le traducteur doit
donc faire preuve de bon sens. Par exemple en lit en Exode 15:8 : « …Et par
le souffle de tes narines les eaux se sont amoncelées (…) »

Ce sont des paroles d’une chanson que chantaient les juifs du temps de
Moïse en souvenir de leur traversée de la mer rouge. C’est une allégorie. Un
bon traducteur sait qu’il doit traduire ce terme par « souffle » et non par
« esprit ». Il en va de même d’Isaïe 11:4, où il est question, parlant d’une
prophétie relative au Christ, du « bâton de sa bouche » et du « souffle de
ses lèvres ».

Bâton et souffle étant des termes concrets, et sachant que de la bouche peut
effectivement échapper un souffle d’air, un traducteur sensé ne mettra pas
« esprit » à la place de « souffle ». Nous avons Apocalypse 16:13, où Jean
relate :

« Et j’ai vu sortir de la bouche du dragon, et de la bouche de la bête, et
de la bouche du faux prophète, trois esprits impurs semblables à des
grenouilles…».

Une personne logique mettrait « trois esprits » au lieu de « trois souffles ». Si
Jean était capable de voir ces esprits, c’est parce qu’ils s’étaient manifestés
sous une forme.

Ne parlons pas des versets relatifs à la trinité, où des mots grecs offrent le
choix dans nos langues courantes de plusieurs termes. Dans bien des cas, la
logique et les règles grammaticales grecques sont volontairement mises de
côtés. Néanmoins, cela suffit-il à remettre en cause l’ensemble de la Bible,
d’autant plus que ce ne sont que des versions et non des textes originaux ?

Il y a également des termes qu’il faut savoir interpréter. Une connaissance de
l’hébreu ancien, en plus du grec, est très importante. Car les apôtres
pouvaient traduire mot pour mot des termes hébraïques qui, en grec, ne
veulent pas dire grand-chose. Par exemple Matthieu a écrit : « Jésus fixa sa
face d’aller à Jérusalem ». C’est une expression hébraïque qui laisse entendre
que la personne prend une décision se rapportant à un parcours d’un point
A à un point B. Nous ne pouvons pas avoir une retranscription mot pour
mot.