En quoi est-ce que diffère le Coran ?


Pour le Coran en langue arabe, les choses sont plus faciles, car il suffit de
prendre un Coran en arabe et de le recopier en arabe. Mais dès que l’on sort
de la langue d’origine, on rencontre les mêmes difficultés, à tel point que je
suis obligé d’avoir plusieurs Corans en langue française afin de voir quelle
idée ressort du texte et qu’il veut dire exactement, tant les mots diffèrent.

Parfois, c’est le sens même de la phrase qui change. Mais nous ne pouvons
pas imputer cela au Coran d’origine.

Malgré tout on trouve des différences majeures entre des versions arabes du
Coran. La version transmise par Hafs, qui est la plus commune et la version
d’Abu Amr, transmise par Ad-Douri, utilisée au Soudan et dans une partie de
l’Afrique de l’ouest, présentent des divergences. Sourate 2:271 se lit ainsi
dans la version de Hafs :

« Si vous donnez ouvertement vos aumônes, c’est bien ; il est encore
mieux pour vous si vous donniez aux indulgents dans la discrétion. Et Il
effacera une partie de vos méfaits. Allah connaît parfaitement ce que
vous faites. »

Le pronom arabe, Il (prononcé yukaffiru) est à la troisième personne du
singulier. Dans la version Ad-Douri il est remplacé par nousous nousnous n (prononciation
nukaffiru), qui est un pluriel dit de majesté en arabe. Il y en a bien d’autres.
Par exemple, sourate 2:10 se lit ainsi dans la version de Hafs :

« Il y a une maladie dans leurs cœurs et Allah a accru leur maladie. Et
ils auront un châtiment affligeant parce qu’ils mentaient »
(prononciation en arabe : yakdhibun). »

Dans la version d’Ad-Douri, ilsls mentaiententaient ilsils mentaiententaient m i m a été remplacé par : ilsls disentisent queue ilsls disentisent queue i d q i d q
leses autresutres mentententent lesles autresutres mentententent a m l a m (Ils accusent les autres de mentir). C’est le terme
prononcé : yukadhibun qui est employé.