Tentatives de falsifications de la Bible


Certains essayèrent de modifier la Bible à leur convenance, mais cela fut
remarqué. La Bible dite Samaritaine est une copie de la torah. Entre le IVe et
le IIe siècle avant Jésus-Christ l’un de leurs copistes a ajouté à la fin de
l’Exode 20 : 17 :

«… à Ar-Garizim. Et là, tu devras bâtir un autel. » Mais l’ajout ne passa
pas inaperçu. Ce qu’il voulait, c’était justifier la construction d’un temple à
Ar-Garizim pour concurrencer le temple de Jérusalem et empêcher que les
Samaritains se rendirent à la capitale pour adorer (Jean 4 : 19 à 20). Mais le
temple qu’ils y avaient construit (vers 332 av. J.-C.) fut détruit par les juifs
quelques années plus tard. Même à cette date-là, il était difficile de falsifier la
Bible.

Plus près de nous, juste quelques siècles avant l’islam, un trinitaire a ajouté à
I Jean 5:7 ces mots : « dans le ciel : le Père, le verbe et l’Esprit ; et ces
trois sont un ». Cette phrase a été ajoutée dans la vulgate latine. Les
premières versions de la Bible de crampon, traduites de la vulgate latine ont
reproduit cet ajout. Mais la supercherie fut également démasquée. En effet,
ce passage est absent de tous les manuscrits des versions anciennes (en langue
syriaque, copte, arménienne, arabe, slave, etc.) Cette phrase a dû être
enlevée des nouvelles versions de Crampon.

Même si tous les chrétiens du premier siècle ne pouvaient pas s’acheter le
nouveau testament dans sa totalité, les églises chrétiennes, ou les
congrégations, devaient posséder des manuscrits racontant le récit de la vie
de Jésus. L’évangile de Luc commence ainsi :
« Beaucoup ont entrepris de composer un récit des événements qui se
sont accomplis parmi nous, d’après ce que nous ont transmis ceux qui,
dès le commencement, furent témoins oculaires et serviteurs de la
Parole. C’est pourquoi j’ai décidé, moi aussi, après avoir recueilli avec
précision des informations concernant tout ce qui s’est passé depuis le
début, d’écrire pour toi, excellent Théophile, un exposé suivi, afin que
tu te rendes bien compte de la solidité des enseignements que tu as
entendus.

Il existait donc, dès le début, en plus des témoignages verbaux
enseignés dans les réunions chrétiennes, beaucoup d’écrits sur la vie de
Jésus et de ses apôtres. Les chrétiens n’ont pas attendu des décennies,
comme c’est le cas du Coran, pour questionner des tierces personnes
pour savoir ce qu’elles avaient pu entendre de Mahomet.

Or, personne ne pouvait certifier qu’elles étaient présentes lorsque
celui-ci dictait les sourates à ses scribes. On ne pouvait pas être sûr
que la personne ne fabulait pas. Si la phrase était belle et s’orientait
dans le sens qu’on attendait elle faisait l’affaire. Tout était basé sur :
« J’ai entendu quelqu’un dire que telle personne racontait que le
prophète avait déclaré ceci ou cela… ».

C’est comme si les apôtres qui étaient constamment avec Jésus
questionnaient la foule des décennies plus tard pour savoir ce que chacun
avait pu entendre des sermons du Christ. Mahomet faisait-il des discours
publics ? Etait-il entouré de gens au moment où il dictait des versets du
Coran à ses scribes ? Ces fabulateurs ont eu l’audace de prétendre que le
Coran est exactement ce que Dieu avait commandé à l’ange Gabriel de
dicter à Mahomet.

Sami Aldeeb, (Juriste international, professeur des Universités, et directeur du
Centre de Droit Arabe et Musulmans, le seul qui ait osé écrire un coran en
arabe selon la chronologie des soi-disant révélations des sourates, déclare:
« J’ai lu au moins 10 000 livres dans ma vie, je n’ai pas trouvé un seul
livre désordonné comme le Coran. »

Ce n’est pas étonnant, car ce livre a été fait en grande partie par les
musulmans eux-mêmes. Si les califes n’avaient pas pris soin de recueillir les
propos des uns et des autres, le Coran serait réduit à ces quelques feuillets
cachés sous le lit d’un homme. Peut-on traiter avec autant de légèreté des
paroles émanant de Dieu ? La manière dont Mahomet traitait ces manuscrits
en dit long sur leurs sources.

Imaginons seulement la scène : on fit approcher quelqu’un devant le calife,
ou devant l’un de ses émissaires, afin qu’il racontât les propos d’un ami, qui
aurait entendu quelqu’un dire ce que son père avait entendu de Mahomet.
Et de fil en aiguille, on en est venu à écrire un livre totalement désordonné,
dont on prétend qu’il est tel qu’un ange l’avait révélé à Mahomet, et qu’un
exemplaire se trouve auprès de Dieu.

On peut comprendre alors pourquoi il existait plusieurs Corans. Les
différences étaient tellement flagrantes qu’Uthman a dû intervenir pour
supprimer quelques-uns d’entre eux et n’en garder qu’une version. Son geste
n’avait rien à voir avec la manière de prononcer les mots, comme on veut
nous le faire croire. Les Corans étaient très différents. Son geste lui coûta la
vie, car deux des versions qu’il a détruites étaient supposées venir de gens
qui côtoyaient Mahomet. Ce n’est que sous Abd Al-Malik (685 – 705), calife
omeyyade, que des points diacritiques ont été ajoutés pour fixer la lecture et
la prononciation.

Des textes ont été supprimés, d’autres ont été ajoutés. Il y avait même des
versets sur l’allaitement d’un homme adulte. Dans Sahih Muslim, Aïcha
rapporte qu’il a été révélé dans le Coran un verset disant que dix
allaitements rendaient le mariage illégal, mais que ce verset a été abrogé à
cinq allaitements. Aujourd’hui il a totalement disparu du Coran. Cela signifie
que lorsque ces paroles ont été rapportées, il y avait encore le texte parlant
de cinq allaitements. À chaque remaniement les anciens Corans furent
détruits. Le Coran le plus ancien et le plus complet est le manuscrit de Sanaa
trouvé au Yémen.

Des allemands furent appelés pour les étudier. Mais les autorités Yéménites
comprirent vite que ce fut une erreur. Ils eurent néanmoins le temps de
prendre quelques clichés. Le fait que des sourates manquent, prouve qu’elles
ont été ajoutées tardivement dans le Coran actuel. Par exemple, la fin de la
sourate 48 manque et la sourate 49 débute au verset 12. De la sourate 26 à
47, il manque 10 sourates. Dans un autre manuscrit ancien se trouvant à
Berlin, il manque 6 sourates. Nous sommes loin d’un Coran descendu du ciel
et gardé sous la protection d’Allah. Il y a parfois des absences de transition :
des versets qui sont déposés entre deux autres versets sans aucun lien entre
eux. Prenons Sourate 8 : 5.
4 - « Ceux-là sont, en toute vérité les croyants : à eux des degrés
(élevés) auprès de leur Seigneur, ainsi qu’un pardon et une dotation
généreuse. »
5 - « De même, c’est au nom de la vérité que ton Seigneur t’a fait sortir
de ta demeure, malgré la répulsion d’une partie des croyants. »

(Il manque au début du verset 5 quelque chose qui ressemble à « tout
comme »). Un autre exemple : Sourate 4 : 3 déclare :
« Et si vous craignez de n’être pas juste envers les orphelins, … Il est
permis d’épouser deux ou trois ou quatre, parmi les femmes qui vous
plaisent, mais si vous craignez de n’être pas justes avec celles-ci, alors
une seule ou des esclaves que vous possédez. Cela, afin de ne pas
commettre d’injustice… »

Trois points de suspension ont été ajoutés par l’auteur pour indiquer une
absence ; mais généralement cela ne se fait pas. Sami Aldeeb a fait ce
commentaire lors d’une interview :

« On a posé la question à un des imams chiite, il a dit qu’entre le premier
et le deuxième paragraphe du Coran, ‘il y a de nombreux versets qui ont
été perdus’ : Carrément ! Carrément ! (…) Les commentateurs essaient
un peu de justifier la présence des orphelins dans cela ; et vous avez 20
à 30 commentaires contradictoires à ce verset. Ils n’osent pas dire que,
malheureusement, une partie du verset est perdue. Vous voyez ? Et ce
n’est pas le seul cas. Dans le Coran, on peut estimer le nombre des
versets qui ont des lacunes à 700. »

L’islam est comme un produit factice qui, pour se vendre, a besoin d’une
forte publicité mensongère. C’est ce qui explique tous ces mythes autour de
cette religion, comme celui d’un Coran tombé du ciel, un Coran incréé, un
livre parfait, inaltérable et clair, préservé par Allah.

Sans oublier la menace de l’Enfer qu’on fait planer sur ceux qui osent douter
d’un homme, d’un bel exemple, dont on prétend qu’il était incapable de
mal agir, et qu’il aurait parcouru sept cieux en une nuit.

Les djihadistes verbaux, de leur côté, pour sauver cette imposture, s’attachent
à trouver des soi-disant révélations scientifiques dans leur livre. Par ailleurs,
des extraits intrus ont été rajoutés en fin de phrase pour lui donner plus de
force et satisfaire au besoin des rimes. Mais aucun imam n’ose parler de
rajouts ultérieurs.

L’ancienneté des manuscrits n’est pas un gage de leur véracité ni de leur
inspiration divine. Tout pouvait être faussé dès le début, comme le prouve le
Coran. Ramener les autres sur le terrain de l’originalité, tend à faire oublier
le reste, c’est-à-dire le manque de preuves de la source divine du Coran.

Luc, l’un des rédacteurs de l’évangile a employé l’expression « Beaucoup ont
entrepris de composer un récit des événements qui se sont accomplis parmi
nous … » Voilà pourquoi on peut supposer que certains manuscrits étaient
plus dignes de foi que d’autres. Un tri était donc indispensable. C’est la
raison pour laquelle les évangiles les plus concordants ont été retenus ; à
savoir, Matthieu, Marc, Luc et Jean. Ils se complètent, mais il n’y a pas
quatre évangiles.

On ne pouvait pas, par exemple, faire entrer dans le canon biblique un livre
racontant que Jésus, enfant, donnait vie à des oiseaux de boue et que nul ne
se rendait compte de la grossesse de Marie, qu’un palmier dattier se penchait
pour donner à manger à Marie, ou que Jésus parlait dès la naissance dans
son berceau ; alors qu’aucun des autres livres n’en a fait mention.

Ce n’était pas des anecdotes, des détails que les autres rédacteurs pouvaient
passer sous silence ou oublier. Des prétendus chrétiens ont dû faire parler
leur imagination à défaut de trouver des évangiles authentiques.
Paradoxalement le Coran partage ces récits avec ces apocryphes chrétiens,
qui circulaient plus facilement.

Puisque les chrétiens n’appuient pas la conséquence de leurs mégardes, et
croyant naïvement que le Coran a été dicté mot pour mot par l’ange Gabriel
à Mahomet, et non raconté par les nazaréens, ils ont donc conclu que les
chrétiens ont retranché une partie de la parole de Dieu.

La question est : pour quelle raison auraient-ils agi ainsi ? Que gagneraient-ils
à cacher que Jésus donnait vie à des oiseaux de boue, mais ressuscitait des
morts ? Laissons-leur le bénéfice de la sincérité. S’ils avaient quelque chose à
supprimer, ce serait les textes qui contredisent clairement la trinité et des
lettres apostoliques qui démentent cette fausse doctrine.

A la bibliothèque de Chester Beatty située à Dublin, se trouve un grand
nombre de papyrus des écritures grecques couvrant presque tous les livres du
nouveau testament dont certains remontent au IIe siècle de notre ère. Le
Coran affirme que nul ne peut changer la parole de Dieu. (Sourate 6 : 34,
sourate 18 : 27) De ce fait, si la parole de Dieu a été falsifiée, c’est que ce
texte est une invention humaine. Le Coran témoignerait alors contre lui-
même qu’il n’est pas la parole de Dieu.

Par l’intermédiaire du prophète Esaïe, Dieu déclare : « Ainsi en est-il de la
parole qui sort de ma bouche ; elle ne revient pas à moi sans effet, mais elle
exécute ce que j’ai voulu et accomplit ce pour quoi je l’ai envoyée ». Esaïe
55 : 11