La recherche de Dieu


Malgré les diverses théories évolutionnistes, les hommes sont comme sortis
de nulle part et abandonnés sur un minuscule point de l’Univers où tout
semble avoir été préparé pour qu’ils s’y sentent bien ! Malgré tout, ils
paraissent livrés à eux-mêmes, à leur libre arbitre, à leurs interrogations :
d’où viennent-ils ? Pourquoi sont-ils sur Terre ?

La situation humaine dans le cosmos est comparable à celle d’un homme qui,
arrivant en plein désert aperçoit une tente à l’intérieur de laquelle règne un
grand confort, et où il trouve nourritures et boissons à profusion.

Ne voyant personne à la ronde, il comprend tout-à-coup que quelque chose
vient de se produire. Mais jetant un coup d’œil sur sa droite il aperçoit ;
posé sur une table, un document qui prétend relater ce qui vient de se
produire et comment il doit faire pour y survivre, et quel chemin emprunter
pour sortir de ce désert où sa vie n’est pas assurée à long terme.

Tout comme il serait irresponsable de la part du visiteur de mépriser la lettre,
en se faisant ses propres impressions sur ce qui venait de se produire, nous ne
pouvons non plus nous désintéresser totalement d’un livre dont on dit qu’il
est d’inspiration divine et qui prétend apporter des explications aux raisons
de notre existence sur terre. La science n’a pas réponse à tout dans tous les
domaines.

Imaginons encore que quelqu’un se trouve sur un lit d’hôpital, sans le
moindre souvenir des raisons pour lesquelles il est allongé sur un lit. Sa
première réaction serait de se renseigner sur ce qui l’a conduit dans ce lieu.
Le contraire serait anormal. En ce qui concerne notre existence sur terre, c’est
plus ou moins la même situation : Que faisons-nous ici-bas ? Le seul être
capable de nous répondre, c’est Dieu. Que dit-Il à travers les livres dits
sacrés, tels que le Coran, la Bible, ou le livre des Mormons ?

S’ils sont effectivement d’inspiration divine, ils devront répondre avec
cohérence aux grandes questions existentielles, telles que : Etions-nous faits
pour vivre quelques années et disparaître définitivement dans la poussière ?
Pourquoi ce Créateur Tout Puissant tolère-Il sans sourciller la pratique du
mal sur la terre ? Pour quelle raison sommes-nous comme abandonnés dans
un petit coin de l’Univers à l’orée d’une galaxie sur une petite planète et
coupés de toute autre forme d’intelligence supérieure ?

Un livre inspiré de Dieu, ne devrait pas se contenter de donner quelques
préceptes, il devrait apporter de vraies réponses à ces questions. La
préoccupation majeure d’un livre venant de Dieu devrait être avant tout de
nous parler de notre origine, de nous expliquer dans quel but nous avons été
créés, quel est notre avenir à long terme, et ce que ce Créateur attend
réellement de nous. Oui, un livre inspiré de Dieu se doit d’être étonnant. Il
doit avoir une dimension particulière. En le lisant, nous devrions être
convaincus qu’aucun humain, ou collectif d’hommes, même doués d’une très
grande sagesse, n’aurait pu en être l’auteur.

Malheureusement, la recherche de Dieu se réduit bien souvent à trouver une
religion dont on accepte l’enseignement et la pratique. Mais généralement,
les gens se contentent de pratiquer la religion qu’ils ont héritée de leurs
parents.

Or rechercher Dieu implique plus que de savoir qu’Il existe et de pratiquer
une religion à notre convenance. Rechercher Dieu, c’est Le connaître ; c’est-
à-dire savoir comment Il agit, ce qui Lui plaît et Lui déplaît. À plusieurs
reprises, Dieu dit aux israélites, qui savaient pourtant qu’Il existait :
« Connaissez-moi ! ». Si vous êtes monothéiste, vous savez que Dieu déteste
l’idolâtrie, mais à part cela, que savez-vous de Lui ? Est-Il ce bourreau de
l’Enfer que nous présentent les religions ?

Nous disons qu’Il est juste, mais est-ce faire preuve de justice que de rôtir
éternellement un être humain dans les flammes pour quelques faux pas
commis durant sa courte vie ? Etant convaincus qu’ils ne méritent pas l’Enfer
pour si peu, certains se voient déjà dans le paradis, sans chercher à savoir ce
que Dieu attend réellement d’eux.

Si vous étiez né de père et de mère bouddhistes ou hindouistes, vous seriez
peut-être bouddhiste ou indouisme, tout aussi convaincu que vous l’êtes
aujourd’hui d’être sur la bonne voie. Un être raisonnable devrait savoir que
la ferme conviction d’appartenir à la vraie religion sans procéder à une
comparaison, sans savoir sur quoi repose la croyance des autres, n’est pas
une assurance. Dans le domaine scientifique, ce serait d’une grande
absurdité.

Si nos ancêtres se sont trompés dans leur choix religieux, sommes-nous
obligés de faire comme eux pour rester fidèles à leur mémoire ? Les croyons-
nous infaillibles au point de les suivre aveuglement ? Ou bien, avons-nous
suffisamment confiance en nous pour décider par nous-mêmes de la
direction à donner à notre vie ? Et s’il n’existait aucun livre d’inspiration
divine ? Toutes les probabilités doivent être mises sur la table et examinées.

Si vous étiez un Dieu d’ordre et de justice, donneriez-vous à l’humanité une
multitude de livres en contradiction les uns avec les autres ? Si votre réponse
est non, il se pourrait qu’il en soit de même pour ce Créateur. Voilà
pourquoi il serait sage, du moins dans un premier temps, de comparer les
livres sacrés eux-mêmes plutôt que les religions.

Si on vous disait que la Bible est le seul livre sacré qui soit, les croiriez-vous
sur parole sans jamais vous donner la peine d’ouvrir le Coran, un autre livre
prétendant également venir de Dieu, pour savoir de quoi il parle ? Ce serait
purement et simplement un acte de crédulité. Croiriez-vous à la falsification
du Coran sur les dires de quelques chrétiens, sans jamais prendre la peine de
la lire ? Seriez-vous assez sage pour demander les raisons de cette
interdiction ?

Curieusement, certains musulmans croient à la falsification de la Torah et des
évangiles, qui seraient jadis les saintes paroles de Dieu, mais sans jamais oser
les lire pour vérifier ces prétendues falsifications. Et si cette interdiction avait
une autre raison. Même si quelques textes avaient vraiment été falsifiés, tout
le monde est d’avis que les paroles du Christ consignées dans les évangiles
n’encouragent qu’à pratiquer ce qui est juste. Vous n’y trouverez même pas
la doctrine de la trinité. C’est un livre de paix et d’amour.

Pourquoi Dieu vous condamnerait-il à l’enfer éternel pour l’avoir lu ? Par
ailleurs, comment un Dieu Tout-Puissant se trouverait-Il incapable de
protéger la Torah et les évangiles de la falsification humaine ? Eriger en
péché mortel la lecture d’un autre livre prétendant venir de Dieu peut tout
simplement être un alibi, dont le but est d’écarter toute concurrence.

On ne peut pas hériter d’une religion, comme s’il s’agissait d’un bagage
génétique que seule la mort pourrait nous en défaire. Ce serait d’une
absurdité absolue. Or Dieu n’est pas absurde. Le salut serait-il lié au hasard
des naissances ? Un tel enseignement est, dès le départ, illogique et en
contradiction avec la recherche de Dieu.

Si vous ignorez ce que disent les autres livres, quel point de comparaison
avez-vous ? Nos choix seraient alors totalement annihilés par le poids de
notre héritage religieux et par une foi qui se transmet aveuglement de
génération en génération. C’est ce que prône l’islam.

Si vous prétendez que votre livre est le seul qui soit véridique, il serait sage
de le confronter aux autres livres par le biais de la logique, de la science, et
de la vérité historique ; mais pas par le combat physique. Nous ne sommes
pas des bêtes sauvages. Nous ne défendons pas instinctivement notre
territoire idéologique par le combat. Vous affirmez que le morceau de tissus
que vous avez dans votre poche est le plus blanc qui soit, mais ne serait-il
pas plus sage de le placer près des autres pour que sa blancheur saute aux
yeux ?

Serions-nous incapables de constater par nous-mêmes si un livre est falsifié ou
pas ? L’interdiction de consulter un autre livre prétendant être sacré pourrait
cacher un manque de confiance dans ses arguments et la peur que la
comparaison soit en sa défaveur. La profondeur de notre foi dans un livre
dit sacré, ou dans une religion, n’en fait pas une vérité, car les autres sont
tout aussi convaincus que nous d’être les seuls détenteurs de la vraie parole
de Dieu. Toute conviction en un livre « sacré », en ignorant volontairement
les raisons qui justifient la croyance des autres, est insensée au possible.

Vous êtes chrétiens, ou juifs, certes, mais avez-vous déjà lu le Coran ? Avez-
vous consulté les hadiths ? Contentez-vous de ce que les autres racontent à
son sujet ? Et si vous êtes musulman, avez-vous déjà lu les évangiles, ou
d’autres livres considérés comme saints ? Ou bien, acceptez-vous sans réserve
ce que racontent les autres ?

Vous ne devez pas non plus juger un livre à partir du comportement d’une
partie de ceux qui croient le pratiquer. Vous ne pouvez pas dire que l’islam
est une religion violente et intolérante uniquement à partir des actes de
certains extrémistes.

Lisez le Coran et des hadiths, construisez-vous votre propre opinion basée
sur la logique et des faits. Pareillement, vous ne pouvez pas juger la Bible à
partir des statues rencontrées dans certaines églises, ou à partir de
l’enseignement de la trinité. Il se pourrait que ces enseignements et ces
pratiques soient en désaccord avec ce qu’ils lisent dans leur propre livre.