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LA RÉSURRECTION

 

 

Sur ce grand fait repose tout le plan de la rédemption de Dieu. Sans résurrection, il n’y a pas de salut. Christ a annoncé sa résurrection à plusieurs reprises. Il a dit notamment :  « De même que Jonas fut trois jours et trois nuits dans le ventre d’un grand poisson, de même le Fils de l’homme sera trois jours et trois nuits dans le sein de la terre » (Matth. 12 :40). Comme il l’avait annoncé, Jésus ressuscita. C’est une des conditions essentielles pour être sauvé.

 

La Bible dit :  « Si tu confesses de ta bouche le Seigneur Jésus, et si tu crois dans ton cœur que Dieu l’a ressuscité des morts, tu seras sauvé. Car c’est en croyant du cœur qu’on parvient à la justice, et c’est en confessant de la bouche qu’on parvient au salut. » (Rom. 10.9-12). « Jésus-Christ est ressuscité pour notre justification » (Rom. 4.25).

 

La résurrection signifie :  a) Que Christ est Dieu, le vrai Dieu, ce qu’il prétendait être. Christ est la divinité faite chair.    b) Que Dieu avait accepté l’œuvre de rédemption de Christ sur la croix, œuvre indispensable à notre salut.    c) Le gage pour le monde d’un jugement juste.    d) La garantie que nos corps ressusciteront au dernier jour : « Mais, en réalité, le Christ est revenu d’entre les morts, en donnant ainsi la garantie que ceux qui sont mort ressusciteront également. » (1 Cor. 15.20). La Bible enseigne que pour nous, chrétiens attendant l’avènement du Seigneur, nos corps iront dans la tombe. Mais « le Seigneur, à un signal donné, à la voix d’un archange et au son de la trompette de Dieu, descendra du ciel, et les morts en Christ ressusciteront premièrement. Ensuite, nous les vivants, qui seront restés, nous serons tous ensemble enlevés avec eux sur des nuées, à la rencontre du Seigneur dans les airs, et ainsi nous serons toujours avec le Seigneur » (1 Thes. 4.13-18). Alors la mort sera engloutie par la victoire de Jésus. La résurrection de Christ a enlevé à la mort son aiguillon. Désormais, Il tient les clés de la mort. Il nous dit :  « J’étais mort, et voici, je suis vivant aux siècles des siècles » (Apoc. 1.18). Et Jésus nous fait cette promesse :  « Parce que je vis, vous vivrez, aussi » (Jean 14.19).    e) L’assurance que la mort a perdu son pouvoir. La puissance de la mort a été anéantie et la crainte de la mort écartée. Maintenant nous pouvons dire avec le psalmiste :  « Quand je marche dans la vallée de l’ombre de la mort, je ne crains aucun mal, car tu es avec moi. Ta houlette et ton bâton me rassurent. » (Ps. 23.4).

 

L’apôtre Paul pouvait se réjouir à la perspective de la mort, grâce à la résurrection de Christ :  « Car Christ est ma vie, et la mort m’est un gain » (Phil. 1.21).

 

Sans la résurrection de Christ, il n’y a pas d’espérance heureuse pour la vie future. La Parole de Dieu promet qu’un jour nous verrons Christ ressuscité face à face, et que nous aurons un corps semblable à Lui. Le retour de Christ à une vie corporelle glorifiée, trois jours après sa mort, constitue avec la croix la base même de l’Évangile (1 Cor. 15.3-4). Sans ce fait glorieux, notre foi serait absolument vaine (1 Cor. 15.14-19).

 

Jésus-Christ est désormais assis à la droite de Dieu, couronné de gloire et d’honneur (Act. 2.32-34; Héb. 2.9), en attendant de revenir pour établir son règne (Act. 17.31). Le Christ vivant intercède pour nous et nous sauve parfaitement (Héb. 7.23-25; 1 Pi. 3.21).

 

 

Les Disciples De Jésus Sont Transformés

 

 

La transformation des disciples, des rachetés de Dieu, est l’effet de l’œuvre de la croix et de la résurrection. La mort de Christ les avait laissés tremblants, abattus. Dans les Actes des apôtres, les voilà qui risquent leur vie pour le nom du Seigneur et qui bouleversent le monde. Comment expliquer ce changement ? D’où viennent cette foi, cette puissance, cette joie débordante et cet amour ?

 

Il y a eu la venue du Saint-Esprit de la Pentecôte. Mais ce fait divin ne s’est manifesté qu’après la résurrection et l’ascension de Jésus. C’est comme si la résurrection avait libéré de grandes forces morales et spirituelles.

 

Deux exemples sont particulièrement frappants :  1. Le premier est celui de Simon Pierre. Pendant la passion, Pierre avait disparu. Il avait renié Jésus trois fois, blasphémé et juré comme s’il n’avait jamais connu la douceur de l’influence de Jésus dans sa vie. Il sortit dans la nuit pour pleurer amèrement. Jésus mort, il rejoint les autres dans la chambre haute, derrière des portes bien fermées « à cause de la crainte qu’ils avaient des Juifs » (Jean 20.19), en un mot, il est complètement désemparé. Quelques pages plus loin dans la Bible, nous le trouvons debout sur l’une des marches, à l’extérieur de cette même chambre haute, de la même maison à Jérusalem, prêchant hardiment et avec une telle puissance à cette foule immense, que trois mille personnes se convertissent au Christ et sont baptisées. En examinant les chapitres suivants des Actes, nous le voyons braver le même sanhédrin qui avait condamné Jésus à mort, en se réjouissant d’être trouvé digne de subir la honte pour son nom. Plus tard dans sa cellule, on le trouve attendant la mort et… paisiblement endormi ! Simon Pierre est vraiment changé. Il est devenu un roc.    2. En second, voici Jacques qui, plus tard, sera l’un des chefs de l’Église à Jérusalem. Il est « l’un des frères de Jésus » qui ne croyaient pas à sa divinité. Mais aux premiers chapitres des Actes, la liste que donne Luc des disciples rassemblés se termine par ces mots :  « et… ses frères ». Jacques croit maintenant. Pourquoi ? Qu’est-ce qui l’a convaincu ? L’explication se trouve en 1 Cor. 15.7, quand Paul, énumérant ceux qui avaient vu le Seigneur ressuscité, ajoute :  « Il est apparu à Jacques ».

 

C’est la résurrection qui transforma la peur de Pierre en courage et le doute de Jacques en foi. C’est la résurrection qui a fait naître l’Église Chrétienne à partir du Judaïsme. C’est la résurrection qui change Saul le pharisien en Paul l’apôtre et qui fit du persécuteur un prédicateur de paix. Un sépulcre vide, les disciples de Jésus transformés, remplis de puissance et d’amour. Quelle explication enfin à tout cela ? La grande affirmation chrétienne :  « Le Seigneur est vraiment ressuscité ».

 

Nous les rachetés de Jésus (nés de nouveau) sommes spirituellement ressuscités avec Christ depuis notre conversion (1 Cor. 6.1-11). Une telle doctrine nous frappe par sa plénitude, sa spiritualité et sa force. C’est la puissance de la Parole de Dieu écrite et faite chair.

 

C’est la puissance du Saint-Esprit qui remplit notre être et bouillonne dans notre cœur. C’est la puissance de la résurrection qui nous a saisis. Tout cela a fait de nous des adorateurs de Dieu en Esprit et en vérité, des serviteurs et amoureux de Dieu. Il est notre credo, notre raison de vivre, notre tout. Comme Élisée nous disons :  « L’Éternel, est vivant, et ton âme est vivante, je ne t’abandonnerai pas » (2 Rois 2.2).

 

« Célébrons donc la fête (de Pâques) » (1 Cor. 5.8). Christ est notre Pâque parce qu’il réside dans nos cœurs par son Saint-Esprit, nous sommes en fête… perpétuellement. La Pâque de l’Éternel n’est fêtée que par ceux qui sont blanchis par le sang de l’agneau et habités par Lui. Ce sang de l’alliance est sur les poteaux de nos cœurs. Nous sommes sous son aspersion. Christ est ressuscité ! C’est le cri de victoire. Le sépulcre vaincu témoigne de sa toute puissance. Christ a payé ma dette. Il est ressuscité. Son amour et sa grâce remplissent mon cœur.

 

À genoux, nous nous inclinons humblement devant notre Maître, Sauveur et Seigneur. Nous l’acclamons, le louons et l’adorons. Notre gratitude est infinie pour tout ce qu’il est, ce qu’il a fait et ce qu’il fera.

 

Bientôt, il va venir nous chercher et nous prendre avec Lui pour toujours.

 

 

(Dominique Acien, tiré de « RÉSURRECTION »)