(prédication du dimanche 13 mai 2001, pour la fête des mères)

Par Pascal Cusson.


L'amour D'une Mère

Versets :  Matthieu 20:20-23



Les mères sont des enseignantes. Les mères sont des personnes strictes en matière de discipline. Les mères sont exigeantes quant à l'hygiène des enfants. Quelques mères sont des jardiniers accomplis et laplupart sont des cuisinières hautement qualifiées. Les mères sont des infirmières, des docteurs, des psychologues et des conseillères. Les mères sont des développeurs et des promoteurs de la personnalité, du bon langage et de la bonne éducations des enfants. Les mères sont celles qui nous disent, d'une voix douce :  " je t'aime mon enfant ". Et les mères sont une émanation de Dieu, car elles sont le premier contact que les enfants auront avec ce qu'est l'amour de Dieu. Les mères sont toutes ces choses, et beaucoup, beaucoup plus encore !

Peut-être, en gardant tout cela en mémoire, pourrons-nous plus facilement comprendre Mme Zébédée, la mère de Jacques et Jean. Lisons ensembles ce qui est écrit dans Matthieu 20 :20-23 :  " Alors la mère des fils de Zébédée s'approcha de Jésus avec ses fils, et se prosterna, pour lui faire une demande.  Il lui dit: Que veux-tu? Ordonne, lui dit-elle, que mes deux fils que voici soient assis, dans ton royaume, l'un à ta droite et l'autre à ta gauche.  Jésus répondit: Vous ne savez ce que vous me demandez. Pouvez-vous boire la coupe que je vais boire? Nous le pouvons, dirent-ils.  Et il leur répondit: Il est vrai que vous boirez ma coupe, mais pour ce qui est d'être assis à ma droite et à ma gauche, cela n'est pas à moi de le donner, sinon à ceux pour qui cela est préparé par mon Père. ".
Mme Zébédée était très consciente des enseignements de Jésus concernant son royaume. Elle était aussi très consciente du fait que ses fils Jacques et Jean, était proche de Lui. Ils formaient le 2 /3 du cercle des amis les plus intimes de Jésus, avec Pierre qui formait le troisième tiers.

Donc, elle était certaine que quand le Seigneur établirait son royaume, que ses fils à elle aurait des positions de responsabilités et d'autorité. Cependant, une chose à dû l'inquiéter, en plus de la réponse que le Maître venait de lui donner... En effet, un peu avant, Jésus avait raconté une parabole, que voici :  " Car le royaume des cieux est semblable à un maître de maison qui sortit dès le matin, afin d'embaucher des ouvriers pour sa vigne.  Il se mit d'accord avec les ouvriers pour un denier par jour et les envoya dans sa vigne.  Il sortit vers la troisième heure, en vit d'autres qui étaient sur la place sans rien faire  et leur dit: Allez, vous aussi à ma vigne, et je vous donnerai ce qui sera juste.  Ils y allèrent. Il sortit de nouveau vers la sixième, puis vers la neuvième heure, et il fit de même.  Vers la onzième heure il sortit encore, en trouva d'autres qui se tenaient (encore) là et leur dit: Pourquoi vous tenez-vous ici toute la journée sans rien faire?  Ils lui répondirent: C'est que personne ne nous a embauchés. Allez, vous aussi, dans la vigne, leur dit-il.  Le soir venu, le maître de la vigne dit à son intendant: Appelle les ouvriers et paie-leur le salaire, en allant des derniers aux premiers.  Ceux de la onzième heure vinrent et reçurent chacun un denier.  Les premiers vinrent ensuite pensant recevoir davantage, mais ils reçurent eux aussi, chacun un denier.  En le recevant, ils murmurèrent contre le maître de la maison  et dirent: Ces derniers venus n'ont fait qu'une heure, et tu les traites à l'égal de nous, qui avons supporté le poids du jour et la chaleur.  Il répondit à l'un d'eux: Mon ami! Je ne te fais pas tort, n'as-tu pas été d'accord avec moi pour un denier?  Prends ce qui est à toi et va-t-en. Je veux donner à celui qui est le dernier autant qu'à toi.  Ne m'est-il pas permis de faire de mes biens ce que je veux? Ou vois-tu de mauvais oeil que je sois bon?  Ainsi les derniers seront les premiers et les premiers seront les derniers. " (Matthieu 20:1-16 SER). C'est probablement la raison qui a poussé Mme Zébédée à aller voir le Maître et à lui demander :  " que mes deux fils que voici soient assis, dans ton royaume, l'un à ta droite et l'autre à ta gauche. ".

Nous pourrions très bien critiquer Mme Zébédée pour son attitude présomptueuse. Mais puisque c'est aujourd'hui le jour de la fête des mère, nous devrions plutôt avoir une pensée charitable envers une mère qui voulait le bien de ses enfants.

Nous devons aussi reconnaître que quand elle est allée à Jésus et qu'il n'a pas accédé à sa demande, Il ne l'a cependant pas rejetée. Il lui a simplement dit que, concernant le fait à savoir qui serait assis à sa droite ou sa gauche, ce n'était pas Lui qui décidait, mais le Père seul.


I. ELLE VOULAIT QU'ILS FASSENT PARTIE DU ROYAUME


Maintenant, regardons les choses sous l'angle d'une bonne mère. Tout d'abord, Mme Zébédée est venue voir le Seigneur, pour le prier de prendre ses fils dans son royaume. Je pense qu'il n'y a pas de tâche plus importante pour une mère chrétienne, que celle qui consiste à faire en sorte que ses enfants fassent partie du royaume de Dieu.

Je sais que beaucoup de mères prient. Parfois elles prient par nécessité. Parfois elles prient parce que la maternité n'est pas facile, mais extrêmement difficile. Parfois les mères prient parce qu'elles ressentent de la frustration, parce qu'elles ont de la difficulté à communiquer avec leurs enfants.

Être parent n'est, à l'évidence, pas toujours facile. Parfois vous ressentent de la joie, parfois de la tristesse. Parfois vos enfants vous rendent si fiers, que vous en enflez d'orgueil. Et, d'autres fois, vous constatez que vous n'avez pas assez de mouchoires pour sécher vos larmes.

Cependant, à quoi bon souhaiter de bons emplois et beaucoup d'argent à vos enfants, s'ils ne connaissent même pas Dieu ? Qu'importe-t-il s'ils gagnent le monde entier, mais qu'ils perdent leurs âmes ?

Être parent n'est pas facile. C'est difficile. Mais Mme Zébédée vous montre un exemple de grande valeur, car elle a prié sincèrement que ses fils fassent partie du royaume de Dieu.

Vous avez besoin, vous aussi, de ressentir le même souci pour vos enfants. J'espère que cette prédication mettra, dans le cœur des pères et des mères qui lisent ce message et qui ont des enfants qui ont l'âge de raison (c'est-à-dire des enfants rendus à l'adolescence),  le goût de se prosterner devant le trône de Dieu et de prier ardemment que le Père les inspirent à trouver les mots qui convaincront leurs enfants d'accepter le Seigneur comme leur Sauveur et Seigneur, afin de faire partie un jour du royaume de Dieu et d'y vivre éternellement heureux, et d'éviter ainsi la damnation éternelle !


II. ELLE A PRIÉE POUR QUE SES FILS TRAVAILLENT À UN POSTE
    IMPORTANT DANS SON ROYAUME


Deuxièmement, non seulement Mme Zébédée a priée pour que ses enfants fassent partie du royaume de Dieu, mais elle a aussi prié pour que ses fils y accomplissent un travail actif.

Accepter le Seigneur, c'est bien beau... Mais, ce n'est que le commencement de la vie chrétienne, et non la fin !Les églises sont pleines de gens qui n'y vont que pour remplir les bancs le dimanche matin ; ils veulent recevoir les bénédictions, mais ils ne s'impliquent pas dans le travail de l'église.

Mais où l'esprit de service commence-t-il ? Il commence à la maison, par des mères et des pères qui montrent l'exemple, et qui prient pour que leurs fils et leurs filles aient le goût de s'impliquer dans le travail du royaume de Dieu, comme :  des enseignants et des leaders, des missionnaires qui prêchent le salut aux âmes perdus, qu'ils fassent grandir l'Église afin que, lorsque le Seigneur reviendra, elle soit digne de Lui.

Mme Zébédée a priée pour que ses enfants soient activement impliqués dans le travail du royaume de Dieu. Et vous aussi, parents, vous devez marcher dans ses pas, et faire vôtre sa prière.


III. ELLE AVAIT DE GRANDES ESPÉRANCES


Troisièmement, Mme Zébédée avait de grandes espérances. Elle a priée pour que ses enfants ne soient pas juste des portiers. Elle voulait qu'ils soient à main gauche et à main droite de Jésus. Quand vous travaillez dans un royaume, il n'y a pas de positions plus élevées que celles à droite et à gauche du roi lui-même, et c'est ce qu'elle a voulu pour ses fils.

Nous pouvons considérer Mme Zébédée comme présomptueuse et impétueuse. Mais, pour ma part, j'admire son hardiesse ! Trop souvent, nous consentons à la médiocrité dans l'église. Depuis trop longtemps, nous nous contentons de jouer les portiers. Depuis trop longtemps, nous sommes restés assis à nous contenter de laisser les événements arriver sans y prendre part.

Il est temps, pour nous tous, de changer d'attitude, de tenter de mériter une place à droite ou à gauche du Seigneur, de devenir des leaders et des modèles dans nos églises et communautés, de sortir du carcan étroit des murs de nos lieu de culte et de mobiliser nos frères et sœurs afin que, tous ensembles, nous répandions avec zèle et enthousiasme, le plan du salut autour de nous !Le Seigneur nous appelles à être ses disciples, et des ouvriers efficaces dans Son royaume ! Donnons le bon exemple aux enfants, si nous voulons qu'un jour ils poursuivent l'œuvre commencée !


CONCLUSION


En ce jour spécial de la fête des mères, nous devons prendre conscience que l'amour d'une mère pour ses enfants est probablement l'exemple le plus proche de ce qu'est l'amour de Dieu. C'est un amour puissant, protecteur, sacrificiel, vivifiant.

Pour aider son enfant à traverser les pires épreuves, une mère est capable de surmonter tous les périls, de se battre, et même de perdre sa vie en souffrant à sa place pour le sauver ou en souffrant avec lui pour qu'il ait moins peur de la douleur ou de la mort. Voici un récit qui m'a bouleversé et m'a ému aux larmes. Il illustre bien ce que je viens de dire concernant l'abnégation jusqu'où une mère est prête à aller pour son enfant.

Cette histoire vraie s'est déroulée pendant la Deuxième Guerre mondiale, et concerne Salomon Rosenberg et sa famille, des Juifs, qui connurent, comme des millions d'autres gens, les horreurs de l'holocauste. Salomon Rosenberg, sa femme, ses deux fils, son père et sa mère, furent arrêtés et placés dans un camp Nazi. C'était un camp de travaux forcés, et les règles de survie y étaient simples :  tant que vous pouviez y faire votre travail, on vous permettait de vivre ; quand vous deveniez trop faibles pour faire votre travail, alors, vous étiez exterminés.
Salomon Rosenberg a ainsi vu ses parents aller à la mort, et il a su qu'ensuite ce serait le tour de son fils le plus jeune, David, parce que David avait toujours été un enfant frêle.
Chaque soir après le travail, Rosenberg rentrait dans sa baraque en espérant y revoir les membres de sa famille. Quand il les voyait, il pleurait de joie et remerciait Dieu de leurs avoir prêté vie un jour de plus.
Un jour, en rentrant, Rosenberg n'a pas vu ces visages familiers. Finalement, après des recherches angoissantes, il a découvert son fils aîné Josué, qui pleurait et priait dans un coin. Il a dit :  " Josué, dis-moi que ce n'est pas vrai !). Josué s'est tourné vers lui et a dit :  " C'est vrai, papa. Aujourd'hui, David n'était pas assez fort pour faire son travail. Donc, les SS sont venus le chercher. " " Mais où est donc ta mère ? ", a demandé M. Rosenberg. " Oh papa ", a répondu Josué, " quand les SS sont venus chercher David, il a eu peur et s'est mis à crier et à pleurer. Maman a dit :  " David, il n'y a pas de raisons de crier et de pleurer " ; et elle lui a pris la main, et est allée avec lui. ".


Je vous louent, chères mères, vous qui êtes, par votre amour et votre dévouement, le ciment qui tient ensembles tous les membres de vos familles ! Que le Seigneur vous assiste dans votre ministère maternel et vous remplisse toutes de ses bénédictions et de sa protection !  Bonne fête des mères à toutes !